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4 TOPO-RANDOS EDITES DANS CETTE PAGE

1-ESPINOUSE Espinouse photo.jpg

LOCALISATION : Hérault – Parc Régional du Haut -Languedoc

*Difficulté : ** Aucune difficulté. Boucle forestière sur pistes

Départ:  Hameau de Salvergues ( à l’église : point de départ de la boucle)

Comment y aller : Par la vallée de l’Orb, rejoindre Lamalou les Bains. Puis à gauche dans Lamalou les Bains prendre la petite route de l’Espinouse (D180) passant par Villecelle, Rosis, le sommet de l’Espinouse et rejoindre le hameau de Salvergues (D53).

Cartographie :

Pour la route : Carte Michelin n°83 ou IGN Top 250 Pyrénées Languedoc – Roussillon ou Régionale R13

Pour la balade : IGN n°2543 ouest St Gervais sur mare 1 :25000 série TOP 25

LA RANDO

A partir de Salvergues, remonter le vallon de la Pratenjalié, jusqu’à la ferme de la Pratenjalié (1006m). Au-delà de la ferme le circuit se poursuit dans les hêtraies pour déboucher au Puech du Garot (1068m). On s’engage ensuite dans un long parcours forestier plein sud sur piste, on traverse le ruisseau du Rieutord (1003m) et on rejoint la route D53 (963m). Plus loin on franchit l’Agout sur un petit pont, puis le chemin nous fait traverser la forêt domaniale du Crouzet pour atteindre le rond – point du Club Cévenol (1020m) . Plus loin on retrouvera le balisage du GR 71 qui nous ramènera à Salvergues

ITINERAIRE

espinouse.jpg

REPERAGE

Evoqués à la fin du XIXè siècle par le romancier cévenol Ferdinand Fabre, les monts de l’Espinouse sont souvent restés dans l’anonymat. L’Espinouse la belle oubliée de Pierre Granier, publié en 1961 est en effet un des rares ouvrages consacrés à l’étude de ce massif du Haut-Languedoc, formant la pointe la plus méridionale des Cévennes, isolé entre la Montagne Noire et le Causse du Larzac. Les crêtes de cette montagne se confondent avec la ligne de partage des eaux séparant les versants atlantiques et méditerranéens. ; limite naturelle et géographique, les Monts de l’Espinouse ont aussi joués le rôle de frontière à travers l’histoire du Languedoc. Ainsi les Volkes et les Ruthènes , les Romains et les Gaulois, les Wisigoths et les Francs ont trouvé sur ces crêtes les confins de leurs territoires. Plus tard ces mêmes limites seront reprises pour définir provinces et diocèses et, de nos jours encore, on les retrouve dans le découpage administratif et politique de la région.

Dès le Néolithique (3000 ans av. JC) , les longues croupes e l’Espinouse seront parcourues par les pasteurs transhumants, les nombreux témoins mégalithes (dolmens, menhirs) qui jalonnent ces voies antiques ; la plus importante d’entre elles a été le support des échanges entre le Rouergue et le Bassin méditerranéen, le trafic est resté très intense jusqu’au Moyen – Age où cette voie portait le nom de « Grand Cami Ferrat de la Montanha au païs bas ».

L’économie pastorale, basée sur la production des châtaignes, a maintenu dans ces contrées une population assez importante jusqu’au début du siècle. L’avènement de l’ère industrielle va provoquer un exode sans précédent, amplifié par les deux guerres mondiales, entraînant une profonde mutation de la société. Le développement des loisirs et de la randonnée pédestre en particulier est un des des facteursde cette évolution marquée par l’urbanisation et l’augmentation du temps libre

Les monts de l’Espinouse n’ont pas échappé au phénomène, désertés par la population, ils offrent de nos jours aux citadins un réseau très dense d’anciens chemins et de sentiers Trois GR reprennent les tracés ancestraux sillonnent les massifs du Caroux et de l’Espinouse pour atteindre la Montagne Noire.

… un peu d’histoire géologique

Racontons son histoire vieille de 300 millions d'années.

*Vous le savez, il y a environ 500 millions d'années et pendant prés de 200 millions d'années, la région appartenait au domaine marin, d'une mer qui séparait deux continents-la Laurasia au Nord et le Gondwana au Sud. De la collision de ces deux continents sortirent des eaux, il y a 300 millions d'années une chaîne de montagne, appelée hercynienne.

Ainsi culminèrent un temps à plus de 5 000m, le vieux Massif Armoricain, les Vosges, le Massif Central, la Montagne Noire et le Caroux-Espinouse puis furent démantelées, rabotées, aplanies en 50 millions d'années. Le Caroux vécut une grande période d'accalmie pendant toute l'ère Secondaire, il ne culminait plus qu'à 200 ou 300m, la mer était revenue à ses pieds et l'ancêtre de l'Orb coulait péniblement en larges méandres. Avec l'ère Tertiaire, notre terre bougea une fois encore. D'un continent unique, la Pangée, se différencièrent les plaques qui font notre monde. Leurs mouvements ne se firent pas sans heurts. Du choc entre la plaque Africaine et Eurasienne surgirent les Pyrénées, puis les Alpes, il y a 40 millions d'années pour les premières et 10 millions d'années pour les secondes. Pendant ces mouvements tectoniques puissants, les vieux massifs érodés subirent de fortes poussées Nord-Nord Ouest qui les soulevèrent, d'environ 1000m, à l'image d'un soc de charrue relevant une dalle, la faisant émerger de terre sans la retourner. Le vieux massif, disloqué, découpé par des failles, les unes anciennes Est-Ouest du premier plissement hercynien, les autres récentes Nord Est- Sud Ouest du plissement alpin, allait à nouveau, du fait de son rajeunissement, subir à nouveau l'érosion. Des gorges se creusent et l'Orb pourra reprendre lui aussi son travail de sape, s'enfoncer dans son lit, tout en conservant son tracé sinueux vestige de l'époque ancienne.*

2- PONT DU GARD Pont-du-gard-vue-aerienne_free_format.jpg

LOCALISATION : Gard – Pont du Gard

Difficulté : * Aucune difficulté. A/R 5h Départ : Parking Voiture du Pont du Gard.

Comment y aller : Dépasser Nîmes et quitter l’autoroute à la sortie 23 , rejoindre Remoulins , puis le Pont du Gard .

Cartographie :

Pour la route : Carte Michelin n°83 80 ou IGN Top 250 Pyrénées Languedoc – Roussillon ou Carte régionale Languedoc-Roussillon

Pour la balade : IGN n°2941E Remoulins 1 :25000 série bleue LA RANDO

Après avoir visité le site du Pont du Gard (1/2h) On peut commencer la balade. Le sentier balisé GR6 et PR longe les arceaux de l’aqueduc romain. On passe la colline de la croix de Martian pour rejoindre la D981 que l’on traverse sur la D227 vers Vers-Pont-du-Gard. Franchie l’ancienne voie ferrée, la balade se poursuit dans la garrigue, direction la fontaine Ménestrière. On atteint vite les premières maisons de Vers (village à visiter) puis la carrière…. En suivant les panneaux « Pierre du Pont du Gard… elles sont en exploitation depuis plus deux mille ans  (maison fondée en l’an 161 de notre ère !) on atteint la carrière et l’on cheminera quelques instants sur l’ancienne voie romaine où s’escrimèrent, suèrent, souffrirent et parfois moururent des cortèges d’esclaves… pour un pont, lancé pour l’éternité au-dessus du Gardon. Il arrive parfois qu’une œuvre humaine égale les plus beaux édifices de la nature.

ITINERAIRE Pont du Gard Carte.jpg

REPERAGE

Le Pont du Gard est un morceau de l’aqueduc romain qui conduisait l’eau d’Uzès à Nîmes. C’est l’ouvrage le plus impressionnant des cinquante kilomètres de canal. Construit au début de notre ère avec les pierres extraites sur les lieux mêmes dans les carrières romaines environnantes, il enjambe le Gardon, rivière capricieuse, sur une longueur de 360 mètres. Il est formé de 3 niveaux d’arches supportant le canal couvert situé à 48 mètres du sol. Il est le plus haut pont-aqueduc connu du monde romain.

En observant avec soin la face interne des piliers en grand appareil du deuxième étage du Pont on découvre aisément le travail des bâtisseurs romains : techniques de taille des blocs (traces de coup d'escoude) et techniques de construction (blocs posés en carreau et boutisse et blocs saillants pour la mise en place des échafaudages). En s'approchant, on ne peut qu’être émerveillé de la précision d'assemblage à sec des blocs : chaque bloc était assemblé aux autres par le ciselage des joints sur place. Certains blocs pèsent près de 6 tonnes !

La pierre de Vers utilisée à la construction du pont venait des carrières avoisinantes : il s'agit d'un calcaire coquillier d'une texture assez grossière et se prêtant très bien à la taille.

De nombreuses traces et gravures parsèment la surface du pont. Ce sont soit des marques d'assemblage indiquant la place que les claveaux de voûtes devaient occuper, soit des symboles gravés par les romains comme le «phallus», symbole de la fécondité ou soit des marques laissées par les compagnons du devoir pour qui le Pont du Gard constituait et constitue encore une étape obligée.

Du Moyen-Age jusqu'au XVIIIème siècle, le Pont fut utilisé pour franchir le Gardon. Les piles des arches du deuxième étage furent entaillées dans leur épaisseur pour faciliter la circulation des voitures et charrettes, compromettant gravement la solidité de l'édifice.

A partir de 1702, les échancrures dans les piles furent en partie colmatées et, face à chaque pile, des passages en encorbellement furent aménagés pour élargir la voie. En 1747, l'ingénieur Pitot accola aux arches de l'étage inférieur un pont routier pour que le trafic puisse être assuré sans risque pour le monument.

L’aqueduc, ce n’est pas seulement le Pont du Gard ! C’est aussi, et surtout, plus de 50 km de méandres de pierres assemblées en canal qui alimentait, au temps des Romains, Nîmes en eau provenant de la mythique fontaine d’Eure d’Uzès . Ignoré du grand public jusqu’à ce qu’une poignée de passionnés décident de mettre à jour ses vestiges enfouis sous d’énormes bosquets de ronciers sauvages et autres salsepareilles griffantes, il est aujourd’hui réhabilité dans la mémoire collective et surveillé par les experts des monuments historiques.

3-ETANG DE THAU - CANAL DU MIDI

LOCALISATION : Hérault – littoral

Difficulté : * Aucune difficulté.

Départ:: centre de voile des Glénans (pointe des Onglous – à partir de Marseillan) .

Comment y aller : A partir de Marseillan « ville », prendre la direction de Marseillan-plage/Sète par D51 (E6). Continuer jusqu’à une bifurcation indiquant à gauche « Les Glénans » (petit panneau rouge). Suivre le chemin de terre jusqu’au parking.

Cartographie :

Pour la route : Carte Michelin n°83 ,IGN Top 250 Pyrénées Languedoc – Roussillon ou IGN R13 Carte régionale Languedoc-Roussillon

Pour la balade : IGN n°2645ET Sète-Cap d’Agde 1 :25000 série bleue

LA RANDO

Rando 1 : Le long du Canal du Midi. Les Onglous.JPG Les berges du canal 3.JPG On ira de la pointe des Onglous ( où le canal débouche dans l’Etang de Thau) jusqu’à Agde, en empruntant l’ancien chemin de halage. Belles écluse, dont l’écluse ronde d’Agde et l’écluse du Bagnas, un ouvrage intact depuis Pierre-Paul Riquet. A/R 3h Rando2 : Le Mont Saint Clair.

A partir des Pierres Blanches une petite boucle d’une heure pou voir l’étang de haut. 1h Il nous restera du temps pour déguster les huîtres de l’étang à Mèze ou Bouzigues un petit verre de Picpoul à la main !

ITINERAIRE

Etang de Thau-carte.jpg

REPERAGE

L'étang de Thau est le plus grand étang du Languedoc, d'une superficie de 7500 hectares. La longueur maximale entre BALARUC-LE-VIEUX et LES ONGLOUS est de plus de 19km. On le sépare traditionnellement en deux zones : - l'Etang des Eaux Blanches, près de SETE et BALARUC-LES-BAINS, et - le Grand Etang (partie centrale et occidentale). Dans le bassin de Thau, quelques fonds de 10 m existent. Au large de BALARUC-LES-BAINS, un entonnoir de 100 m de diamètre environ, le gouffre de la Bise (ou de la Vise) montre une profondeur de 30m. .L'étang de Thau fait partie du domaine public maritime : l'Etat en est donc le propriétaire foncier. Sur le plan du découpage administratif, sept communes se partagent l'étang : Sète, Marseillan, Mèze, Loupian, Bouzigues, Balaruc-le-Vieux, Balaruc-les-Bains. Les eaux de la mer de la terre et de l'étang communiquent. Les ruisseaux qui se jettent dans l'étang de Thau sont petits et peu nombreux (Véne, Aygues Vagues, Joncas, etc...) Les communications avec la mer par l'intermédiaire des Graus, Grau du quinzième, Grau du Pisse Saume, canaux de Sète. La marée, peu importante en Méditerranée, fait rentrer et sortir de l'eau de mer dans l'étang. D'autres phénomènes sont responsables des communications d'eau entre mer et étang. Les vents du Nord et du Nord-Ouest, dominants ici font "sortir" l'eau de l'étang. Les vents marins font entrer de l'eau.

La pèche est pratiquée par de nombreux amateurs, récoltant pour une consommation familiale et occasionnelle diverses espèces : Huîtres, Palourdes, Clovisses, Moules, Crevettes, Crabes, Oursins, Anguilles, Daurades, Loups. ( La pêche en plongée n'est tolérée qu'en apnée) L'étang de Thau manifeste de grandes possibilités par rapport à la culture des coquillages : diversité et abondance du phytoplancton dont se nourrissent ces animaux, eaux moyennement profondes et chaudes. Dans les secteurs conchylicoles, sont disposées régulièrement des tables (plateformes de 50 m sur 12 m) métalliques ou en bois reposant sur trois séries de 11 rails de chemin de fer implantées dans l'étang sur lesquelles se développent le naissain (jeunes moules, ou jeunes huîtres).

La formation de l’étang

Jeux de plissements et de failles au cours de l’histoire géologique, action des fleuves donnent naissance à une cuvette inondée lorsque les glaces fondent en Europe il y a 15000 à 18000 ans. Les courants marins se heurtent au Mont Saint Clair et au volcan d’Agde et déposent des sables qui s’accumulent et finissent par émerger façonnant ainsi le lido, bande sableuse littorale qui sépare l’étand de la mer. Cela dit , à l’époque romaine le lido n’était que partiellement, comme l’attestent les récits des navigateurs qui décrivent le Mont St Clair comme une île. La formation de ce cordon littoral ne s’achève que dans une période récente. Quelques graus permettent à l’étang de communiquer avec la mer, mais au XVIIe siècle seul le grau quinzième persiste. Il est d’ailleurs bouché actuellement. Il faut ensuite attendre 1966 pour que la création du pont de Sète et la réalisation de nouveaux canaux facilitent les mouvements d’eau . Enfin le grau de Pisse-Saume, près de Marseillan, est rouvert en 1973

La conchyliculture

Les activités de conchyliculture et de pêche font de l’Etang de Thau la deuxième force économique de l’Hérault après la vitiulture.

Avec 13000 tonnes d’huîtres et 2000 de moules produites chaque année, l’étang assure 90% de la production conchycole en Méditerranée et 10% de la production en France.

L’élevage se fait sur des tables, plates-formes de 50 sur 1émsituées à 1,50m au-dessus du niveau de l’eau et auxquelles sont suspendues des cordes. L’huître creuse ou huître japonaise ( Crassostrea gigas) qui a été introduite dans l’été en 1970 , est désormais la seule espèce cultivée. Le naissain, autrement dit les jeunes huîtres, arrive fixé sur des coquilles d’huîtres depuis les côtes atlantiques. Elles ont alors entre 3 et 6 mois. Immergées dans l’étang pendant plusieurs mois, elles sont ensuite séparées de leur support et recollées trois par trois avec du ciment sur des cordes , puis remises à l’eau. Ainsi réparties , elles ont plus d’espace, plus de nourriture à disposition et grossissent mieux. Entre la réception du naissain et la commercialisation , il faut compter deux ans. Pour les moules , le naissain, petites moules de 20mm que l’on nomme « la graine » est récolté dans l l’étang et sur les rochers . Immergées dans un double filet en coton, elles sont ressorties de l’étang au bout d de quelques mois , dédoublées pour permettrent un bon développement puis remise à l’eau. Au bout de 2 ans , elles mesurent 6 à 7 cm et peuvent être vendues. Mais depuis quelques années les moules sont plutôt élevées en mer où elles atteignent une taille marchande au bout de six mois seulement. Des résultats alléchants qui ont séduit nombre de professionnels. Certains ont cependant renoncé face aux difficultés : les embarcations doivent être différentes de celles qui sont utilisées dans l’étang, les tempêtes sont un handicap et depuis quelques années les daurades font de véritables razzias sur les filières à moules, détruisant parfois 80% de la récolte ! Le canal du Midi, chemin d’eau occitan

Réunir l’Atlantique à la Méditerranée par un canal : un rêve qui a habité bien des esprits : Charlemagne, François 1er, Henri IV y avait pensé. Louis XII ne voulut pas être en reste et sous son règne un nommé Bernard d’ Arribat vint proposer son projet aux états du Languedoc. Ses propositions furent finalement rejetées, le 9 mai 1618 à Béziers. Parmi ceux qui avaient pris par aux débats Guillaume Riquet, père de Pierre-Paul, alors tout juste âgé de 9 ans. Entendit-il son père raconter les débats autour du vaste projet ? Toujours est-il que ce fut lui qui devait faire bien plus tard à Colbert les propositions les plus complètes pour la création du « Canal royal de Languedoc ». Richelieu ordonna donc en 1632 de reprendre l’étude du projet, mais on se heurtait toujours à l’alimentation en eau. Pierre-Paul Riquet va bientôt entrer en scène. Il a commencé sa carrière comme sous-fermier des gabelles. Il s’installe d’abord à Revel et parcourt inlassablement la Montagne Noire en compagnie d’un fontainier de cette bastide, Pierre Campmas. Au cours de leurs randonnées, il observe, note, relève le débit des eaux, les dénivelées des pentes. Cette montagne est un véritable château d’eau naturel. Comment rassembler toutes ces eaux et les conduire vers le lieu idéal de captage ? Une de ses randonnées le conduit au seuil de Naurouze. Et c’est l’étincelle ! Il est là le point de partage des eaux qu’il cherche ! IL est devenu entre temps fermier général des gabelles en 1660 pour le Languedoc-Roussillon et la Cerdagne et a acquis le château de Bonrepos près de Toulouse. Il y construit une « maquette » pour tester son projet, dont il va parler à un ami, archevêque de Toulouse, et qu’il emmène avec lui dans la Montagne Noire. Enthousiasmé le prélat l’invite à parler de son projet à Colbert, ce qu’il fait par lettre le 15 novembre 1662. Colbert est séduit à son tour. Les commissaires royaux examinent les plans, des experts viennent sur place . En novembre 1665, la commission donne un avis favorable. En octobre 1666, c’est l’édit de Sain-Germain-en-Laye. Un arrêt du conseil des finances déclare P.-P. Riquet adjudicataire des travaux. Le rrêve d’un jeune enfant va devenir réalité. La tâche ne l’effraie pas : il est organisé , entreprenant, dur à l’ouvrage. Les ateliers s’organisent. De 1000 hommes au départ on passera quelquefois à 12000 . Où recrute-il ? Parmi les travailleurs agricoles et aussi les artisans et ouvriers qualifiés et même jusque dans la capitale. La troupe lui apportera des renforts par deux fois. Les travaux avancent : au mois de février 1667, pose de la première pierre du barrage-réservoir de Saint-Ferréol. En mai 1668 le canal est ouvert entre Toulouse et Naurouze, la mise en eau à lieu en 1670. En 1672, trois fois par semaine on peut naviguerentre Toulouse et Naurouze. Les travaux en direction de Sète ont été entrepris. Mais Riquet a de graves soucis financiers. Il emprunte pour payer les ouvriers.. Les travaux ont coûté beaucoup lus que prévu et l’Etat ne règle qu’irrégulièrement ce qu’il doit. Il informe Colbert de la situation.Tout en demendant aux états du Languedoc d’accorder leur crédit à Riquet, Colbert dépêche un ingénieur du roi pour soit-disant l’aider. Il s’agit en fait de le contrôler. Mais rien n’arrête Riquet qui va vendre la plus grande partie de ses biens et priver ses filles de dot. Il est de plus en butte à la jalousie et au mauvais esprit de certains. Sa santé s’altère et il meurt le 1er octobre 1680, sans avoir vu l’achèvement de son œuvre. Il ne restait qu’une lieue à creuser… C’est son fils ainé Jean-Mathias qui achève les travaux. Le canal fut complètement mis en eau au mois de mai 1681. Sous la direction de Vauban certains travaux furent ensuite entrepris, notamment pour l’écoulement des eaux en période de crues. Comme l’épanchoir de l’Argent-Double. Du bel ouvrage ! Au seuil de Naurouze, un obélisque est érigé en 1825 à la mémoire de Riquet. Le Canal du Midi a été classé en 1996 au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Un bien bel hommage posthume pour son créateur.

  1. LE PIC DE VISSOU

Pioch Farrus

Pioch de Jaffet P1100403.JPG

LOCALISATION : Hérault – Les monts de Cabrières

Difficulté : * Balade moyenne. Montée soutenue sur les flanc sud du pic. Dénivelé 400m - Durée 3h30 / 4h

Départ : de Cabrières ( Cave coopérative – musée )

Comment y aller : Venant de Bédarieux ou Clermont l’Hérault par la D908 , rejoindre Cabrières par la D15.à Villeneuvette

Cartographie :

Pour la route : Carte Michelin n°83 ou IGN Top 250 Pyrénées Languedoc – Roussillon Régionale R13

Pour la balade : IGN n°2643OT 1 :25000 LODEVE

LA RANDO:

Depuis la route de Clermont l’Hérault, on peut monter au pic de Vissou par une piste carrossable ouverte aux voitures et sans intérêt pour des randonneurs. La montée au pic devient une balade intéressante si on le gravit à partir de Cabrières par sa face Sud.

Double intérêt de l’itinéraire : paysager bien sûr pour sa vue sur Cabrières et son terroir viticole ; géologique ensuite car tout le long des 300m de montée c’est une véritable coupe géologique que vous aller observer.

Cette montée demande un petit effort mais le plateau atteint, puis le pic de Vissou (480m) une mosaïque de paysage de la mer au Cévennes vous attend. Pour revenir à Cabrières et réaliser un circuit en boucle, on rejoint plein Ouest en longeant le plateau , le pic de Vissounel (388m) . Une sente raide rejoint le ruisseau de Vissounel, puis une piste nous ramène sur la D124 (petite départementale qui relie Valmascle à Cabrières) que l’on quitte rapidement (400m) pour s’engager sur un sentier qui à flanc du pic va nous ramener à Cabrières, en suivant plus ou moins la Boyne.

ITINERAIRE

Pic de Vissou-carte.jpg

REPERAGE:

Géologie du Pic de Vissou:

Le pic de Vissou a attiré sur ses pentes des générations de géologue tant sa tectonique est remarquable mais aussi complexe. Une histoire ancienne de 365millions d’années !

Nous sommes ici en bordure de la Montagne Noire ,au temps Dévonien de l’ère primaire , notre région était sous la mer . Une période calme de notre histoire géologique , pas pour longtemps. ! La chaîne hercynienne se met en place et fait disparaître la mer , soulève, déforme et transforme les terrains précédemment déposés sur le fond marin. Le mouvement est très spectaculaire, les roches ont été retournées , déplacées sur des dizaines de km et déposées en grandes masses de charriage ou de plis couchés.

Au pic de Vissou , se retrouve donc sur les terrains les plus récents Flysch et Calcaires du Carbonfère inférieur, dernier dépôts avant le plissement hercynien , les terrains les plus anciens , calcaires du Dévonien. Ainsi, l’ascension du Pic de Vissou , sur son flanc Sud , permet d’observer une belle série sédimentaire , inversée, de 300m

Pioch Farrus

La mine du Pioch Farrus est l’une des plus anciennes mines de cuivre de France, il y a 5000 ans au Néolithique, les hommes y ont exploité et transformé ce minerai, qui nse présente en filons riches en quartz formés à la fin de l’orogénèse hercynienne , 200m de galeries ont été adaptés à la visite.

Caveau-Musée

Une « vitrine terroir » a été installée dans la cave coopérative de Cabrières. L’histoire géologique et archéologique de la région est représentée par des maquettes et des explications sur les fouilles. Fossiles, roches et minéraux sont exposés devant une reconstitution du fond de la mer de l’ère primaire qavec sa faune parfois étrange.

Le sentier patrimonial du Pioch de Jaffet

La Mairie de Cabrières, la Cave Coopérative l'ESTABEL et l'association Les Amis de Cabrières sont à l'initiative de ce projet qui a été inauguré le 28 octobre 1994. Ce sentier, ponctué de panneaux de belvédères et de tables d'orientation, est balisé pour la randonnée pédestre. Il vous permettra de découvrir au cours d'une agréable promenade toutes les composantes du patrimoine naturel et humain du pays Cabrièrois. Il est composé d'un sentier paysager double boucle autour du Pioch de Jaffet et d'un itinéraire annexe dit «sentier minier». Le départ de cette promenade se situe au caveau muséographique de la cave coopérative.