Carnet de route N°3 – 2012

6 09 2011

 

Les Monts de St Guilhem
Beaume de l’Olivier

                                                                                                                                        

DATE :
  1er novembre 2011

LOCALISATION :
Hérault – Les monts de St Guilhem

Difficulté : *
Balade pour tous sur sentiers 
 
DEPART :

11h00 de St Guilhem le Désert
( point de départ de la boucle)

Comment y aller :
Sortie A75 direction Gignac. Rejoindre Aniane par la D32 ,
puis St Guilhem par la D4
(Se garer à l’extérieur du village en bordure de la D4, le long de l’Hérault

Cartographie :

Pour la route : Carte Michelin n°83 ou IGN Top 250 Pyrénées Languedoc – Roussillon  Régionale R13
Pour la balade : IGN  n°2642ET 1 :25000  ST GUILHEM LE DESERT

Où manger et dormir :

Prévoir un pique-nique de midi.
Equipement :
Equipement (en fonction de la météo).  Petit sac à dos. Bonnes chaussures.

Meteo :
Répondeur téléphonique : 3250 ou www.meteo-france.fr

Adresses utiles :

 
LA RANDO

(en boucle – 3h – dénivellé 400m)
A partir du village de St Guilhem , on remonte la D4 sur 1,5km. Au niveau d’un pont (75m) , peu avant un barrage on laisse la vallée de l’Hérault, pour s’engager à gauche dans la Combe Malafosse.. On suit d’abord une route empierrer , avant de continuer à droite le long d’une clôture sur un chemin couvert d’éboulis. Par quelques lacets , en laissant la grotte du Sergent sur la gauche on parvient aux ruines du Mas de l’Arbousier (307m). On quitte les  ruines en suivant un large chemin. A un croisement repéré par un cairn , on va suivre à gauche un très beau petit sentier plat qui dans la végétation puis sur une vire dégagée va nous emmener jusqu’au Beaume de l’Olivier (300m) et son ermitage construit dans la paroi à proximité d’une grotte. Ensuite par des succession de montées et descentes faciles le sentier rejoint le GR74 qui descend de l’ermitage ND de Belle Grâce pour rejoindre St Guilhem. Sur le chemin on fera un petit détour pour aller visiter les ruines du château du Géant, en suivant une belle sente aérienne rocheuse.  
 



Carnet de route n°1 – 2012

6 09 2011


Caroux –Espinouse
Le Vialais et la montagne d’Arêt

                                                                                                                                        

DATE :
 2 octobre 2011

LOCALISATION :

Hérault – Parc Régional du Haut -Languedoc

Difficulté : *

Aucune difficulté – si ce n’est la longueur –
circuit entièrement sur pistes et sentiers balisés
 
DEPART :

9h00 de Valquières ou rendez-vous à 10h00 au Hameau de Douch  ( parking à l’entrée du village)

Comment y aller :

Par la vallée de l’Orb, rejoindre Lamalou les Bains. Puis à gauche dans Lamalou les Bains  prendre la petite route de l’Espinouse  (D180) passant par Villecelle, Rosis rejoindre le hameau de Douch .

Cartographie :
Pour la route : Carte Michelin n°83 ou IGN Top 250 Pyrénées Languedoc – Roussillon ou Régionale R13
Pour la balade : IGN  n°2543 ouest St Gervais sur mare 1 :25000 série TOP 25

Où manger et dormir :
Prévoir un pique-nique de midi.

Equipement :
Equipement (en fonction de la météo) pour une courte balade d’une après-midi. Un petit sac à dos sera suffisant (….pour rapporter les champignons). C’est la saison!

Meteo :
Répondeur téléphonique : 3250 ou www.meteo-france.fr

Adresses utiles :
www.parc-haut-languedoc.fr

intéressant aussi : CEBENNA Montagne et Environnement à Olargues, un accueil, des animations , des visites guidées, un auditorium, etc.  Avenue du Champ des Horts. tel : 04 67 97 88 00 www.cebenna.org

LA RANDO
Le Vialais et la montagne d’Arêt (en boucle 5h– dénivelé 550m)
Un itinéraire très agréable qui permet de découvrir Héric après une belle descente en sous-bois, puis le vallon du Vialais et au retour les crêtes dénudées de la Montagne d’Arêt.

La première de la boucle s’effectue sur le GR7 que l’on emprunte jusqu’à Héric. Une agréable descente en sous –bois après le col d’Ayrole (949m) sur un vieux chemin empierré (1h). Après avoir traversé le hameau d’Héric (514m) et ses quelques maisons, c’est vers la partie haute du village que l’on va trouver LE SENTIER DU VIALAIS, il grimpe dans les bois , puis à découvert (belle vue sur le Fourcat d’Héric), traverse quelques ravins, longe quelques bergeries en ruine et atteint  en 1h le Col du Salis. , puis 20mn après le col du Mayne (828m). (A proximité faire un petit détour pour aller voir le Roc Traucat) . En continuant le sentier , souvent en sous-bois on va se rapprocher du ruisseau que l’on atteint au pont du Vialais (800m) (35mn). Une vingtaine de mètres en aval du pont, rive gauche, on va monter sur un chemin caladé que l’on va quitter rapidement pour emprunter sur la gauche un bon sentier qui monte dans la forêt en lacets régulier jusqu’au col de l’Ourtigas (988m) (30mn). Puis ce sera le retour par LA PISTE DE LA MONTAGNE D’ARET. L’itinéraire est magnifique d’abord en forêt sur une large piste, puis en crête sur la piste pare-feu offrant de magnifiques panoramas (35mn). En quittant la piste pare-feu, l’itinéraire se poursuit toujours en crête en suivant des balisages jaunes et en passant devant de gros cairns au Colllet d’Estret (1010m). La sente monte ensuite à droite au Sommet de Candès (1033m) puis redescend vers le col du Tirondel (965m) (20mn). Pour rejoindre Douch, par une petite croupe on va se diriger vers le Sud en direction du sentier du Salis (balisage bleu), puis sur la gauche au col de l’Ayrole , pour rejoindre Douch (40mn)    

ITINERAIRE


 

 

 

 

 

 

 

 

 

REPERAGE

Evoqués à la fin du XIXè siècle par le romancier cévenol Ferdinand Fabre, les monts de l’Espinouse sont souvent restés dans l’anonymat. L’Espinouse la belle oubliée de Pierre Granier, publié en 1961 est en effet un des rares ouvrages consacrés à l’étude de ce massif du Haut-Languedoc, formant la pointe la plus méridionale des Cévennes, isolé entre la Montagne Noire et le Causse du Larzac. Les crêtes de cette montagne se confondent avec la ligne de partage des eaux séparant les versants atlantiques et méditerranéens. ; limite naturelle et géographique, les Monts de l’Espinouse ont aussi joués le rôle de frontière à travers l’histoire du Languedoc. Ainsi les Volkes et les Ruthènes , les Romains et les Gaulois, les Wisigoths et les Francs ont trouvé sur ces crêtes les confins de leurs territoires. Plus tard ces mêmes limites seront reprises pour définir provinces et diocèses et, de nos jours encore, on les retrouve dans le découpage administratif et politique de la région.
Dès le Néolithique (3000 ans av. JC) , les longues croupes e l’Espinouse seront parcourues par les pasteurs transhumants, les nombreux témoins mégalithes (dolmens, menhirs) qui jalonnent ces voies antiques ; la plus importante d’entre elles a été le support des échanges entre le Rouergue et le Bassin méditerranéen, le trafic est resté très intense jusqu’au Moyen – Age où cette voie portait le nom de « Grand Cami Ferrat de la Montanha au païs bas ».
L’économie pastorale, basée sur la production des châtaignes, a maintenu dans ces contrées une population assez importante jusqu’au début du siècle. L’avènement de l’ère industrielle va provoquer un exode sans précédent, amplifié par les deux guerres mondiales, entraînant une profonde mutation de la société. Le développement des loisirs et de la randonnée pédestre en particulier est un des des facteursde cette évolution marquée par l’urbanisation et l’augmentation du temps libre
Les monts de l’Espinouse n’ont pas échappé au phénomène, désertés par la population, ils offrent de nos jours aux citadins un réseau très dense d’anciens chemins et de sentiers Trois GR reprennent les tracés ancestraux sillonnent les massifs du Caroux et de l’Espinouse pour atteindre la Montagne Noire.


… un peu d’histoire géologique

Racontons son histoire vieille de 300 millions d’années.
Vous le savez, il y a environ 500 millions d’années et pendant prés de 200 millions d’années, la région appartenait au domaine marin, d’une mer qui séparait deux continents-la Laurasia au Nord et le Gondwana au Sud. De la collision de ces deux continents sortirent des eaux, il y a 300 millions d’années une chaîne de montagne, appelée hercynienne.
Ainsi culminèrent un temps à plus de 5 000m, le vieux Massif Armoricain, les Vosges, le Massif Central, la Montagne Noire et le Caroux-Espinouse puis furent démantelées, rabotées, aplanies en 50 millions d’années. Le Caroux vécut une grande période d’accalmie pendant toute l’ère Secondaire, il ne culminait plus qu’à 200 ou 300m, la mer était revenue à ses pieds et l’ancêtre de l’Orb coulait péniblement en larges méandres. Avec l’ère Tertiaire, notre terre bougea une fois encore. D’un continent unique, la Pangée, se différencièrent les plaques qui font notre monde. Leurs mouvements ne se firent pas sans heurts. Du choc entre la plaque Africaine et Eurasienne surgirent les Pyrénées, puis les Alpes, il y a 40 millions d’années pour les premières et 10 millions d’années pour les secondes. Pendant ces mouvements tectoniques puissants, les vieux massifs érodés subirent de fortes poussées Nord-Nord Ouest qui les soulevèrent, d’environ 1000m, à l’image d’un soc de charrue relevant une dalle, la faisant émerger de terre sans la retourner. Le vieux massif, disloqué, découpé par des failles, les unes anciennes Est-Ouest du premier plissement hercynien, les autres récentes Nord Est- Sud Ouest du plissement alpin, allait à nouveau, du fait de son rajeunissement, subir à nouveau l’érosion. Des gorges se creusent et l’Orb pourra reprendre  lui aussi son travail de sape, s’enfoncer dans son lit, tout en conservant son tracé sinueux vestige de l’époque ancienne.

 



La gazette de GEOLOGICA-rando Juillet 2011

9 07 2011

 

Au sommaire :

MONTSEGUR
Temple cathare

L’ agenda de  l’été:

Sur les crêtes des Vosges
Ma rando de l’été du 18 au 21 août

Quelques rendez-vous montagne :

Festival Pablo Casals  au refuge des Cortalets le 31 juillet.
Festival de Gavarnie du 16 au 30 juiullet
Ultra Trail d’Andorre le 15-17juillet
Course de montagne de la Dent d’Orlu le 24 juillet
Le Chanpionnat du Canigou le 7 août
Le chalenge des 3000 ariegeois  le 21 août 

COMMENT PERDRE DU POIDS CET ETE ….

Un livre pour l’été :
Le sang de Toulouse de Maurice Magre. (ed. R. Laffont)
Un des plus beau livre écrit à la gloire des martyrs cathares. 

« Toute la Vie est belle , il suffit de l’aimer » (M. Magre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MONTSEGUR
Temple cathare

« Tout au fond de la France, comme un joyau déposé à ses pieds , s’élève une ruine auguste … Montségur ! … Sanglant, incendié , il est tombé comme une rose rouge du sein de l’Occitanie blessée …. Sept siècles ont passé depuis la Croisade, sept siècles ont labouré le sol cendreux de l’histoire occitanienne , ensevelissant la haine , ouvrant aux tendres fleurs de l’avenir de nouveaux printemps…. »
La rando du mois, nous a conduit à Montségur. !
J’avais envi d’ouvrir la Gazette , ce mois-ci par ces quelques lignes sorties de la bibliothèque de ma grand-mère , (Montségur – temple cathare) et rendre ainsi hommage à une cousine lointaine, romancière ariégeoise oubliée  , Isabelle Sandy (1884 – 1975).
Retournons un instant au XIIIè siècle, au moment où se déchaîne la fureur des chevaliers du Nord. Eux,  ils allaient par les chemins pour expliquer l’Evangile dans la langue d’oc. Ils se proclamaient bons chrétiens , « parfaits ». Le pays occitan les appelait « Bonshommes et Bonnes Femmes ». L’histoire les a appelés les cathares.
Ce mois de Juin  , nous avons marché sur ce chemin des Bonshommes….
qui les conduirent, de Foix, la cité comtale d’ Esclarmonde, « la Colombe cathare » , symbole de l’hérésie jusqu’ aux murailles de Montségur et les flammes de son bûcher du « Champ des Brulés » où se jetèrent deux cent cinquante d’entre eux. ….
Un chemin qui émeut encore aujourd’hui., un chemin chargé de souvenirs pour moi.

1er jour : Foix – Roquefixade : 5h 30 – D 830m+
De la cité comtale, l’itinéraire facile emprunte pistes et sentiers, chemine en sous-bois, parcours les crêtes calcaires du Pech de Foix pour atteindre les falaises de Roquefixade et les ruines de son château.

Le château de Foix et ces trois tours qui dominent la ville semblent attendre le feu d’artifice et l’embrasement final qui fascinait mes yeux d’enfant


 

 

 

 

 

 

 

 

Le Pech de Foix (860m) c’est la première montagne que j’ai gravie ! Mes premiers rochers, mes premiers pierriers aussi! Aujourd’hui,  c’est sur les belles pelouses et les hêtres de sa crête que je marche encore avec émotion portant un regard sur le petit pic de Montgaillard , le pain de sucre,  et la vallée de l’Ariège à mes pieds , terrain de jeu mon enfance ….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Roquefixade, c’ était aussi souvent le but d’une belle expédition à bicyclette dans la vallée de Lesponne par une petite route qui traverse de superbes petits villages : Caraybat, Soula, Saint Cirac, Leychert et passe au pied de  beaux blocs et falaises d’escalade  , comme les aiguilles de Charla. Mais les plus belles sont sans aucun doute celles de Roquefixade ou se dresse les ruines du château .
Roca fisada : le site est remarquable. Une falaise vertigineuse entaillée d’une large faille sur laquelle les bâtisseurs ont lancé une voûte et construit le château. On peut se promener sur les ruines de cette forteresse démantelée en 1632 sous le règne de Louis XIII. Au faîte de l’abrupt rocher, on devine l’emplacement du donjon quadrangulaire du XIIIe ou XIVe s. attenant à la courtine supportée par la voûte qui enjambe la faille. Mêlé en son  temps au catharisme, d ’ici, on pouvait communiquer avec la citadelle Montségur, refuge des derniers « parfaits ». Le panorama est superbe, mais il faut ensuite monter sur les crêtes et les pelouses voisines, derrière le château pour avoir une vue encore plus belle!


 

 

 

 

 

 

 

 

2e jour : Roquefixade – Montségur: 5h  – D 650m+
Montségur perché sur son pog. ! De l’éperon rocheux de Roquefixade vous l’apercevez. Les derniers cathares  communiquaient entre eux , à vue, par signaux Il faut à pied, 5h pour relier les deux « citadelles du vertige ». Une journée agréable, des chemins souvent en sous-bois et une montée facile jusqu’au col  de Séguela au pied du château de Montségur
L’ultime citadelle. L’ultime refuge. Le haut lieu du catharisme. Quarante ans d’histoire, dix mois de siège, un bûcher de deux cent  cinq martyrs , font entrer Montségur dans la légende.
Comment ne pas être impressionné par ce site : le pog et son château.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peut-être , je vous aurai donné envi de continuer le chemin, aujourd’hui c’est le GR107, magnifique itinéraire transfrontalier, qui sillonne l’Ariège , traverse les Pyrénées en Andorre à la Porteilla Blanca, pour finir en Catalogne à Berga, terre d’exil des derniers cathares fuyant la prison et la mort.



LES CRETES DES VOSGES

Cet été , j’ai choisi d’aller marcher sur le plus vieux GR de France , le GR5 et parcourir les crêtes des Vosges à travers bois et haut pâturages, du Bonhomme au Grand Ballon en 4 étapes. Pour l’hébergement au cours de ce petit trek , j’irai tester les célèbres fermes-auberges marcaires.
On y mange très bien à la table des fermiers des Vosges !
Alors rendez-vous à la rentrée pour vous faire partager mes impressions sur cet itinéraire gastronomique et riche lui aussi d’histoire tragique

LA RANDO

1er jour : Le Bonhomme – F.A Schantzwasen (massif du Tanet):

13,9km – Dénivelé : + 715m , -314m – 4h30
Du col du Bonhomme (949m) le sentier nous mènera au col du Calvaire (1144m) . Au milieu de la forêts de hêtres et de conifères, des herbes et des laîches , des blocs de granite (rocher du Corbeau), on remarquera les vestiges de la première guerre mondiale, simples croix ou cimetière (Tête des Faux – cimetière Duchesne), barbelés rouillés, tranchées, cratères et bunkers, etc. Nous voilà arrivés aux portes des montagnes des Hautes-Chaumes. C’est un parcours de montagne russe qui commence dans ces beaux herbages et tourbières   d’altitude. Nous rentrons dans la réserve naturelle de Tanet – Gazon du Faing. Les lacs se succèdent : lac Blanc, lac Noir, lac des Truites, lac Vert du val d’ Orbay. Panorama superbe sur ce plateau plat herbeux du Gazon du Faing ou du haut du Tanet (1292m) : le Honeck, les Spitzkoepfes, le Rothenbachkopf, et coiffant l’horizon sud-est la face bleutée du Grand Ballon. Au final, agréable descente en direction de la ferme –auberge du Schantzwasen (1090m)
2e jour : F.A Schantzwasen (massif du Tanet) – F.A des Trois Fours (col de la Schlucht)  :
6,4km – Dénivelé + 135m , – 181m – 2h30
Cette étape du GR5 est courte aujourd’hui. Mais du Schantzwasen (1090m) il faudra remonter en forêt (point culminant 1267m), laisser sur la droite le Wurzelstein (1288m)  affleurement rocheux apprécié des grimpeurs,  avant de gagner le col de la Schluth (1130m) et rejoindre notre hébergement du jour la ferme –auberge des trois Fours (1210m) . Grands pâturages verdoyants , nous y sommes !
3e jour : F.A des Trois Fours (col de la Schlucht) – F.A  du Steinlebach:
18,7km – Dénivelé + 445m , – 521m – 6h30
Ce sera notre étape la plus longue, vallonnée et descendante ! Le Grand Ballon devant nous, la vaste plaine de la vallée du Rhin à l’est et la masse sombre de la Forêt-Noire  en arrière-plan. Altitude 1363m , après avoir franchis le col du Falimont (1239m) , nous voici au sommet du Hohneck ! Puis, cols, collets, petits sommets se succèdent sur l’itinéraire qui suit la route des Crêtes au-dessus de la vallée de Munster, toute la journée : collet du Hohneck (1280m), Kastelberg, collet du Rainkopf,(1200m), Rainkpopf (1305m), Rothenbachkopf (1311m), Batteriekopf (1311m), col du Herrenberg (1186m), Schweisel (1271m), col du Hanenbrunnen (1186m) , col de Breitfirst (1280m). Aujourd’hui encore les vestiges des  guerres marquent profondément cette terre vosgienne, la nature n’ efface que doucement les traces des tranchées, des bunkers et des emplacements des canons, les pierres de bornage sont aussi là pour nous rappeler la frontière de 1871. Le paysage est de toute beauté , il est difficile d’imaginer la souffrance guerrière. Un dernier monument de pierre à la mémoire d’une compagnie de soldats français de 1940 , quelques buissons de myrtilles et nous arrivons au Steinlebach (1134m)
4e jour : F.A  du Steinlebach – Le Grand Ballon (Saint-Amarin)
8,5km – Dénivelé + 220m , – 80m – 2h30 jusqu’au Col du Haag ( 30mn A/R jusqu’au Grand Ballon +144m
Altitude : 1424m Le Grand Ballon. C’est le point culminant de notre itinéraire. La forêt grimpe jusqu’à 1400m. Le toit des Vosges , sur le chemin des Crêtes ! La vue est superbe : la plaine d’Alsace s’étale à nos pieds, magnifiques paysages de la vallée du Rhin ; de l’autre côté du fleuve, les collines de la Forêt Noire allemande, plus loin encore les cimes du Jura et des Alpes jusqu’au Mont Blanc se dégagent à l’horizon.
Cette dernière étape est facile, du Markstein (1260m) au col du Haag (1280m), les petites marques rouges et blanches du GR5 suivent la route sinueuse des Crêtes avec peu de dénivelé. La vue sur l’ouest est magnifique en permanence. Arrivé au col du Haag , le Grand Ballon est à deux pas et 15minutes d’ascension par un beau sentier.
Terme de notre randonnée, il ne restera plus qu’à redescendre dans la vallée. Vous avez le choix, emprunter le dimanche, « le bus de la navette des Crêtes » et sa correspondance jusqu’à Thann, ou bien suivre une dernière fois notre GR5, pour rejoindre Saint-Amarin en 2h.

REPERAGE

LE GR5 et le Club Vosgien
Le GR5  ou E2 ( sentier de grande randonnée Européen)  nous vient des Pays-Bas débute sur les plages de la mer du Nord, traverse la Belgique, le Luxembourg, pour se terminer en France , à Nice sur les bords de la Méditerranée après un parcours de 2500km.
En France son tracé est remarquable. Il passe par l’Alsace , en suivant tout particulièrement la crête des Vosges , puis il traverse intégralement le Jura avant de s’attaquer aux Alpes françaises et enchaîner des tronçons magnifiques du Léman au Mont Blanc , puis la Vanoise, le Queyras, l’Ubaye et enfin la vallée des Merveilles et le Mercantour.
Notre randonnée sur le chemin des crêtes des Vosges suit principalement le GR5. Ce tracé  est historique. C’est le plus vieux tracé de Grande Randonnée de France.
Il est bon de rappeler qu’il est l’œuvre du Club Vosgien et qu’il fut inaugurer pour fêter le 25 ème anniversaire de cette institution…  en 1897 ! Une fédération fondée en 1872 , reine des sentiers des Vosges Aujourd’hui, elle regroupe 113 association et forte de ses 34000 membres,  on lui doit l’aménagement , le balisage et l’entretien de près de 20000km de sentier sur le massif.

La route des Crêtes et les Hautes-Chaumes
Route militaire à son origine, tracée pendant la première guerre  mondiale pour ravitailler les troupes sur le front,  elle est aujourd’hui une route touristique entre Alsace et  Lorraine qui suit la ligne des crêtes du massif vosgien offrant tout le long de son parcours de 80km à travers le parc naturel des Vosges, du village de Cernay au col des Bagenelles, de superbes panoramas, de grands espaces façonnés par les hommes mais aussi par la nature au cours de son histoire géologique. Erosion de cette chaîne montagne ancienne issue de l’orogenèse hercynienne, retrait des glaciers du quaternaire, phénomènes géologiques qui ont modelé les Vosges laissant derrière eux ce paysage de « ballons » de tourbières et de « Hautes Chaumes », une histoire millénaire, perpétuée par le travail de l’homme qui dès le Moyen-Age en quête de pâturages pour leurs troupeaux entreprennent de défricher les hauteurs du massif à la limite supérieure de la forêt. Le bois d’abattage leur permis de construire des abris rudimentaire pour les bergers se transformant au cours du temps en ferme d’estive

Les fermes-auberges et les marcaires

Elles sont aujourd’hui un symbole de tradition, d’accueil et  d’authenticité de la montagne vosgienne et de sa vie pastorale vous offrant  au son des clarines dans des cadres superbes et  paisibles au coin d’un bois, au milieu d’une clairière le gîte et couvert,.
On les appelle des marcaires – de l’allemand Melker « trayeur de vaches » , ces éleveurs qui pratiquent l’estive sur les hauts pâturages et fabriquent depuis le XV ème siècle le munster avec le lait des belles vosgiennes, cette race de vaches bien reconnaissable à ces bandes blanchâtres.
Les Hautes Chaumes couvrait avant guerre 17000ha pour un cheptel de plus de 100000 têtes. Les deux guerres mondiales détruirent cette économie pastorale. Aujourd’hui, les Hautes Chaumes ne couvrent plus que 5000ha où sont en pâtures quelques 8500 vosgiennes., 4 mois durant.. Beaucoup de marcaries ont disparues, il reste sur les crêtes une quinzaine de fermes-auberges en activié pour accueillir les randonneurs dans une chaude convivialité. On y mange très bien à la table des fermiers des Vosges, vous pourrez y déguster un authentique repas marcaire et y suivre l’élaboration du munster

Un repas marcaire
C’est souvent le seul menu disponible dans les fermes-auberges alsaciennes. Copieux, le repas marcaire est généralement composé d’un potage, de tourte, de porc fumé et de roigabrabeldi (des rondelles de pommes de terres braisées avec des oignons ,fondues dans du beurre), du munster et un dessert local (faisselle ou tarte aux myrtilles par ex.). Bon appétit et bonne randonnée !


COMMENT PERDRE DU POIDS CET ETE ….

SANS FAIRE DE REGIME ET PARTIR EN RANDONNEE LEGER
Je suis sûr que cet article va vous intéresser !  Comment perdre 3 à 4 kg cet été ?  
C’est facile il suffit d’alléger votre sac à dos et de monter sur la balance !
Un sac trop lourd qui pèse de plus en plus sur les épaules lorsque la fatigue se fait sentir qui n’a pas subi cette épreuve au cours d’une randonnée. Trop tard, à moins de se délester sur le chemin,  il faut faire avec ! Vaut mieux donc sans être totalement obsessionnel sur l’ultra light y penser avant de partir et de ôter peut-être de votre sac l’inutile et/ou le redondant, c’est souvent suffisant pour perdre quelques kilos superflus .
Un sac peut-être « léger » à 4kg comme à 25kg ! Tout dépend du type de votre randonnée , du terrain, du lieu, de la saison et de la durée. (balade à la journée, désert ou haute-montagne par exemple)? Il n’est donc pas question de vous conseiller l’inventaire d’un sac type mais de penser « léger »
1. Bien sur il est préférable de priviléger du matériel léger. Vous trouverez tout dans la gamme du light ,du sac à dos en lui-même , en passant par les vêtements,  le duvet, la tente et autres accessoires, etc
2. Après….. mettez tout sur la table , rationalisez et triez l’utile et l’inutile ! Et posez vous la question pour chaque chose (dois-je l’emporter? mon troisième T shirt , madeuxième polaire ou  paire de chaussures par ex.  
3. Le sac à dos d’abord .Plus il est grand , plus il est lourd . Plus il est simple, plus il est léger!  A quoi bon prendre un sac trop grand pour ne pas le remplir. Choisissez votre sac et son  volume en fonction de votre type de randonnée. Pensez petit ! (… et si vos sandales ne rentrent pas à l’intérieur , attachez-les à l’extérieur)
4. Une randonnée avec nuitées ….  nuit en refuge , en cabane ,  sous la tente ou à la belle étoile, Et plein de choix à faire : je prends ou pas , un duvet , un sac à viande, un sursac, un matelas de sol,  une tente, une bâche, un réchaud et ses accessoires ( !) , etc  … c’est 10 kilos de plus ou de moins sur votre dos ! ! ! !
5. Les vêtements. D’abord , faites le bon choix, privilégez des vêtements techniques vous y gagnerez en confort …. Et en poids ! Vous porterez une tenue sur vous … et l’autre dans le sac! Il suffit de plu ou moins bien laver , l’une ou l’autre … de temps en temps. Un bon savon sert à tout même à votre propre toilette ou shampoing ! Et s’il pleut ? On est mouillé ! Arrêtez vous aux premières gouttes et sortez votre poncho. Et dans le sac , pensez à protéger vos vêtements dans un sac plastique .
6. Et le reste …. Le reste c’est  le contenu de votre trousse de toilette, de la  pharmacie, cartes, topos et carnet, papiers perso, bouquins,  boussole, GPS, téléphone portable, appareil photo , camera, chargeurs, couteau, petits accessoires en tout genre, etc  indispensables ou pas ?   ,.. .soupesez le tout et faites votre choix ou partagez à plusieurs!

Vous avez trié ? Alors il pèse combien maintenant votre sac ? Et soyez sans regrets pour tout ce que vous laissez sur la table.
Bonne randonnée, les kilos en moins !
Vous pouvez partir léger vous ne manquerez de rien … même si vous ne vous trouvez pas toujours clean… c’est permis en rando!
Un dernier conseil : à votre retour , regardez ce que vous avez emporté et que vous n’avez pas utilisé !