La Gazette N°7 Novembre 2006
30 10 2006Sous les vieux hêtres, à découvert sur les pentes herbeuses, dans le vent sur les crêtes, les Albères ont du caractère. Une bien belle dernière balade pyrénéenne, entre col du Perthus et Côte Vermeille pour un automne qui ressemble encore à l’été.
Prochaine sortie:Dimanche 19 novembre.Une des plus belle étape du Chemin d’Arles sur la route de Compostelle, par la voie du SudSt Guilhem le Désert – Lodève
(arrêt à St Michel de Grammont)Balade pour tous sur le GR653
St-Guihem-le-Désert – LODEVE: 34km / 8h50 de marche + les arrêts
Les étapes sont longues sur le Chemin de Saint Jacques. Les jours sont courts en Novembre, nous n’arriverons pas à la frontale à Lodève ! ! ! nous ne ferons qu’un tronçon de cette étape : Arboras – Le Prieuré de Grammont.
Le chemin remonte toute la vallée de Lagamas pour atteindre un col à 446m d’altitude puis par une piste il descend en décrivant de grands lacets dans le bois de Latude. On traverse le ruisseau du Merdanson , puis à travers vignes on rejoint Saint-Jean-de-la Blaquière et ses beaux canyons de ruffes, puis Usclas-du-Bosc. Enfin des pistes à travers les forêts de pins nous emmènent à l’entrée du Prieuré de Grammont.
(4h + les arrêts)
Participation : 10 Euros pour Sourire d'enfant

LA VOIE D’ARLES
Lorsqu’en l’an 44 après Jésus-Christ deux des disciples de l’apôtre Jacques dérobent son corps martyrisé aux soldats du roi Hérode et l’embarquent sur une barque livrée aux courants…. ce n’est qu’en 813 qu’un ermite inspiré découvre la barque et le corps de saint Jacques au nord-ouest de la péninsule ibérique, sur le rivage espagnol de la Galice…. Et depuis des millions de pèlerins empruntent toutes formes de chemins pour se rendre à Santiago.
La France est traversée par 4 voies principales.
La VOIE D’ARLES est une d’entre-elles. Egalement appelée la ‘’Via Tolosana’’ ou ‘’Route de Provence’’, cette voie méridionale par excellence reste encore trop méconnue. Elle a pourtant vu passer les pèlerins venant d’Italie, de Provence ou d’Europe centrale. Bien balisée, elle traverse le Languedoc et les Pyrénées par le col du Somport pour enfin arriver en Espagne.
D’Arles à Puente la Reina 895km et 32 étapes.
ARLES – LODEVE 151km / 9 étapes
La voie chemine à travers la Camargue et ses marais, entre les manaderies et les élevages de taureaux. Après avoir passé le canal du Rhône, le chemin se fait languedocien dans la succession des vignes et des vergers. Un seul regret l’autoroute passe bien trop près du GR653
LODEVE – CASTRES 145km / 8 étapes
Lodève, Joncels, les Monts de Lacaune signalent l’arrivée dans le Tarn, Castanet-le-Haut, Murat-sur-Vèbre porte du Parc naturel régional du Haut-Languedoc, Candoubre puis Castres où s’arrêter un moment
CASTRES – TOULOUSE 130km / 10étapes
Après la Montagne noire, c’est le Lauragais, ancienne terre du pastel (également Pays de Cocagne) qui vous accueille à Revel. Suivez ensuite les rives ombragés de la Rigole qui alimente le somptueux canal du Midi, et voici Montesquieu, la ville rose
TOULOUSE – AUCH 82km / 6 étapes
Le chemin se prolonge par une belle entrée en Gascogne à l’Isle-Jourdain et ‘’son marché au gras’’. Cette étape jacquaire et sa collégiale Saint-Martin donnent toute sa dimension pèlerine au département du Gers.
AUCH – OLORON-SAINTE-MARIE 152km / 13 étapes
La transition est douce vers les paysages du Béarn, notamment dans le village de Marciac dont l’église possède les deux plus hautes flèches de Gascogne (85m)
OLORON-SAINTE6MARIE – PUENTE LA REINA 217km / 8 étapes
Les montagnes sont là toutes proches. Il suffit d’emprunter la vallée d’Aspe, le défilé d’Escot, Sarrance et la plaine de Bedous
EL CAMINO FRANCES, les quatre voies françaises s’unissent à Puente la Reina. Il ne vous restera que … 730km pour rejoindre Santiago
Ultreïa !
GUIDE DE RANDONNEE
Si vous souhaitez en savoir plus sur le Chemin d’Arles, ou faire quelques étapes ou peut-être, l’itinéraire dans sa totalité.
Reportez-vous à cet ouvrage de référence édité par la FFRP, vous y trouverez la description précise des 32 étapes, des renseignements pratiques très complets sur l’hébergement et le ravitaillement, et des articles traitant des principales richesses patrimoniales 
RAQUETTES A NEIGE
Nous allons bientôt les rechausser , il est temps d’en parler :
La raquette à neige c'est une discipline sportive à part entière avec ses champions et ses compétitions, nous, modestes randonneurs , nous l’utiliserons simplement pour le plaisir des balades d'hiver, dans de grandes étendues de neige vierge ou dans les plus belles forêts de montagne.
Si vous comptez investir dans l’achat de matériel, choisir sa raquette n’est pas chose facile, les grandes, les petites, en plastique, en alu, etc… pas facile de s’y retrouver et chaque fabriquant possède sa gamme de prix pouvant aller de 40 à 300euros.
Le choix de sa paire de raquettes se fait en fonction :
- de son poids
- de son terrain de jeux
- des chaussures utilisées
Quelle taille choisir , pour quel poids?
De la taille et de la forme d'une raquette dépendent la portance et la facilité marche…
Grosso modo, l'équation se résume ainsi :
- plus la surface du tamis est importante, plus la portance est grande. Cela est important en particulier dans les neiges où l'on s'enfonce beaucoup.
- plus la raquette est large, moins il est facile de marcher normalement et sans s'emmêler les pinceaux à chaque pas…
Les fabricants ont donc développés des raquettes pas trop large mais assez longues. Problème : plus la partie arrière est longue, moins la descente est agréable car la raquette "traîne"…
Au final on trouve maintenant des raquettes bien équilibrés, en taille de guêpe. Les modèles sont déclinés en plusieurs taille (c'est surtout la longueur qui varie pour augmenter la portance)
Le terrain de jeu :
Terrain plat et la randonnée alpine et sportive, contentons nous de la petite randonnée !
Le relief n'est pas très important mais on trouve de petites montées et descentes, rarement raides. Pour bien les négocier, on veille à choisir une raquette dotée de "griffes" à l'avant qui sont très utiles dès qu'il faut monter face à la pente. En s'éloignant des pistes, la neige est plus changeante, plus ou moins profonde. Prendre une raquette adaptée à son poids : plus on est "lourd" plus la raquette est longue. La raquette a des crampons placés latéralement. Ils sont fort utiles en neige dure, en dévers et aussi à la descente.
La fixation à plaque articulée avec cale de montée s'impose. Elle réduit la fatigue en diminuant l'effort dans les longues montées.
Dans ce type de raquette on se trouve vite confronté au dilemme "je privilégie l'efficacité à la montée ou le confort à la descente !" Ceci dit, les raquettes récentes ont fait beaucoup de progrès et permettent à la fois de monter sereinement (crampons et griffe) tout en se faisant plaisir en glissant à la descente grâce à une partie arrière très courte.
Coté fixations :
Privilégiez un modèle constitué d'un "capot" où vient se loger la pointe du pied et d'une talonnière sur une plaque articulée. Polyvalentes et efficaces, ces fixations équipent la plus grande partie des modèles de raquettes.
+ accepte presque toutes les chaussures.
+ bonne tenue
- certains modèles sont difficiles à régler avec des gants
Côté chaussures :
Avec ces raquettes de rando utilisez de bonne chaussures de montagne à tige haute, rigide et si possible étanche, vous y gagnerez en confort.
Reste le choix : alu ou composite
Petits et nerveux , les modèles composites s’accommodent parfaitement aux régions montagneuses, à climat tempéré. Une bonne accroche et une forte technicité et une précision optimale sont leurs meilleurs atouts
Les modèles alu sont mieux adaptés aux régions froides et démontrent leurs performances sr les grandes étendues, plateaux et régions vallonées, type Jura.
Fiche technique d'une paire de raquettes :
Exemple : TSL 305 Escape 
Réglage rapide de la pointure par ¼ de tour
Cale de montée
Griffe avant
Sangle coup de pied à crémaillère
Amortisseur SSAS
6 crampons
Poids pratiquant : 30 à 75kg
Dimensions : 55 x 20cm
Poids : 815 x 2
Pointure : 35 à 46
Prix : environ 100 euros






commentaires recents