La Gazette N°10 Février 2007
27 01 2007En progressant lentement sur les pentes du Coucouroucouil (mais non je ne l’ai pas inventé ce magnifique nom catalan ! !) nous pouvions admirer le magnifique panorama du massif du Carlit et du plateau du Capcir .

Hélas, malgré la belle luminosité nos jumelles ne nous permettaient pas d’y apercevoir nos joyeux coureurs de la Trail Blanch qui risquaient là-bas de se rompre le cou. Heureusement un coup de fil en fin de journée nous rassura : tous arrivèrent sein et sauf au terme de leur épreuve. Pendant ce temps, à la jasse des Collets nous étions gentiment accueillis par la nouvelle bergère des lieux près de son orry.
Après un passage triomphal au col de Mitja nous nous attaquions enfin au redoutable Gallinas(2624m) !
Quelle surprise d’y rencontrer une marmotte rose sur son pierrier, un isard grisonnant et un magnifique gypaete sans barbe ! ! ! ! Et tout fini au clair de lune à Saint Thomas par un superbe bain relaxant à 37°C ….


LA RANDO DU MOIS: Samedi 17 et Dimanche 18 Février
Autour du refuge de Mariailles:
Situé au pied du Canigou, à 1718m d’alt. facilement accessible à partir du col de Jou , le refuge de Mariailles est un excellent point de départ pour chausser les raquettes, gagner les hauteurs sans difficultés et découvrir la montagne sur les contreforts du Canigou .
- Du col de Jou, il faudra, si la piste est enneigée, 2h15 en raquettes pour rejoindre le refuge par un agréable itinéraire forestier. Sans neige , l’accès se fera en voiture.Les autres balades, soit en itinéraire A/R, soit en boucle se feront à partir du refuge, les itinéraires seront choisis en fonction du temps disponible, des conditions meteo et de l’enneigement.
- Balades dans le bois de Marialle par les pistes forestières de Mattes Rouges (1745m) et du Col de la Roquette (2083m) Rando au Pla Guillem jusqu’à son refuge (2276m) ou
- Montée au Canigou si manque de neige
Période d’ouverture du refuge : du 9 au 25 février
Tarif en ½ Pension : repas- nuitée- petit déjeuner : 32,50€
Participation: 10 à 15Euros pour Sourire d'Enfant
Réservation au 04 68 05 57 99, pour la nuit du samedi 17.
LE ROI ET LE DRAGON ou l’histoire de la première ascension du Canigou
Le récit de la première ascension connue, date de 1285. L'on prétend que Pierre 2,roi de Catalogne et d'Aragon, arriva seul au sommet du Canigou ou se trouvait un lac.Il y jeta une pierre et un dragon sortit du lac. Le roi Pierre 2 le terrassa et entama la descente pour amener la nouvelle à ses compagnons qui n'avaient pu le suivre.
Ce récit écrit par Fra Salimbena, un moine italien.reprend une légende connue dans toutes les montagnes:
dans les lacs sommeillent des forces maléfiques qui se déchaînent dès que quelqu'un a le malheur de jeter une pierre dans les eaux…
" Il est sur les confins de la Provence et de l'Espagne une très haute montagne appelée MONS CANlGOSUS par les habitants du pays… C'est elle qui se montre la première a ceux qui viennent par mer; quand ils s'éloignent des côtes, elle est la dernière terre qu'ils aperçoivent.
Cette montagne, jamais, jamais homme ne l'habita et jamais fils d'homme n'osa la gravir, tant sa hauteur est grande, tant le chemin est difficile et pénible : toutefois, à ses pieds existent des groupes d'habitants.
Pierre d'Aragon forma le projet de faire l'ascension de cette montagne, voulant connaître par lui-même ce qu'il y avait à son sommet. Le roi fit donc appeler deux chevaliers auxquels il était intimement mêlé et qu'il aimait beaucoup. Il leur exposa son projet, qui leur sourit fort. Les deux chevaliers lui promirent non seulement de garder le secret, mais encore de ne point se séparer de lui un seul instant.
Les trois compagnons prirent donc avec eux les vivres nécessaires et les armes convenables et se mirent en route. Ils laissèrent leurs chevaux dans un village et, lentement, se mirent à gravir la montagne. Ils avaient déjà fait beaucoup de chemin et étaient parvenus à une très grande hauteur, lorsque de formidables coups de tonnerre se firent entendre. Des éclairs flamboyants sillonnaient l'espace. L 'orage éclata. Le vent et la grêle firent rage. Saisis de frayeur, les marcheurs tombèrent à terre, comme inanimés.
Mais Pierre, qui était plus robuste et plus courageux que ses deux compagnons et qui était bien décidé à mener son projet à bonne fin, les encourageait, les suppliait de ne point se laisser ainsi abattre par la fatigue et la peur.
Il leur représentait combien la peine qu'ils prenaient serait toute en leur honneur et gloire. Pour réparer leurs forces épuisées, il les aidait à prendre quelque nourriture et mangeait lui-même pour soutenir son ardeur; puis ils se remettaient en route, mais la fatigue les reprenait aussitôt, et Pierre recommençait ses exhortations et ses encouragements. Ce fut en vain : les deux camarades du prince tombèrent en faiblesse, exténués, effrayés par le tonnerre qui grondait toujours, si bien qu'ils respiraient à peine. Alors Pierre les pria de l'attendre jusqu'au lendemain soir à l'endroit où il les laissait, les prévenant que si, à ce moment, il n'était pas venu les rejoindre, ils pouvaient redescendre et aller où cela leur plairait. Et il continua seul l'ascension avec les plus grandes difficultés. Quand il fut au sommet de la montagne, il trouva un étang, il y jeta une pierre; aussitôt il en sortit un énorme et affreux dragon qui se mit à voler et qui de son souffle obscurcit l'air et couvrit l'espace de ténèbres.
Peu après, Pierre put reprendre son chemin ; il descendit donc, rejoignit ses deux compagnons, leur raconta par le menu tout ce qu'il avait fait et vu, et les autorisa à le répéter à qui ils voudraient. "
(Le lac décrit par le moine qui relata l'évènement correspond aux étangs de l'Estagnol qui se situe 500 mètres en dessous du sommet ! Ce n'était donc probablement qu'une tentative d'ascension !!!)
BIBLIOGRAPHIE
LIEUX ET LEGENDES DU ROUSSILLON ET DES PYRENEES
de : Jean Abelanet
LE CORPS, L’EFFORT et LA RANDONNEE
Bouger, c’est la santé ! nous dit-on …. En effet , même au repos le plus complet, le corps a des besoins énergétiques pour maintenir les fonctions élémentaires et vitales que sont la respiration et la circulation du sang. C’est ce qu’on appelle le métabolisme de base indispensable au bon fonctionnement de notre ‘’machine’’ et de son moteur. Alors pour maintenir ‘’la machine’’ en bon état de marche le plus longtemps possible tant vaut l’entretenir, la bichonner et la faire tourner régulièrement par une activité physique soutenu. Nos muscles ont besoin de travailler, nos poumons ont besoin d’air, nos cellules ont besoin d’oxygène ….La randonnée, par l’activité physique qu’elle génère, conduit à des dépenses énergétiques bénéfiques pour notre métabolisme. Notre corps y est soumis a des efforts, devenus par notre vie moderne confortable, inhabituels. Alors, attention, l’épuisement physique, tout comme l’inactivité sont dangereux. Pour profiter au maximum des bienfaits de cette activité pour notre santé, il faut savoir gérer. Nos muscles, nos poumons et notre cœur en seront reconnaissant ! ! ! Ceci conduit au final à une bonne connaissance de son corps, une hygiène de vie appropriée et un état de forme qui conditionnera évidemment le choix et le niveau de la randonnée qui pourra ainsi se dérouler dans les meilleures conditions de plaisir, de confort et de sécurité.
Vous êtes persuadés que pour randonner , il n’y a rien à apprendre, voici cependant quelques petits rappels basiques ! ! !
Les muscles : grâce à l’alimentation , les muscles possèdent un certain stock d’énergie. Lorsqu’ils sont sollicités, ils produisent des déchets : l’acide lactique. Ces déchets s’éliminent naturellement, mais lorsque l’effort est important le taux d’acide lactique s’élève. Si les muscles ne sont plus suffisamment alimentés en oxygène, cela se traduit par des douleurs musculaires et des crampes.
Les poumons : ils transmettent l’oxygène au sang et en pompent le gaz carbonique qu’ils rejettent. Le rythme respiratoire se règle automatiquement en fonction des besoins du corps en oxygène. Ce rythme augmente donc en cours d’effort. Comme il est impossible d’augmenter la capacité des poumons, une plus grande amplitude du volume et un rythme respiratoire plus rapide sont les seuls moyens d’augmenter l’apport en oxygène.
Le cœur : plus le muscle cardiaque est développé, plus il emmagasine de sang dans ses ventricules, et plus il l’envoie puissamment dans le réseau sanguin pour alimenter les muscles en oxygène. Avec un cœur gros et musclé, il en résulte, pour un même effort, un rythme cardiaque moins rapide et de meilleures capacités à l’effort.
Le cœur d’un sujet bat environ 100 000 fois dans la journée et ne doit pas s’arrêter ! Les accidents cardiaques peuvent toucher aussi bien les sédentaires que les sportifs et les risques s’accroissent avec l’âge et augmentent d’autant plus que le cœur est sollicité fréquemment et violemment. Il est donc important de le préparer et de l’habituer à l’effort. Un bilan cardiaque est conseillé à partir de la quarantaine et la connaissance de ses fréquences cardiaques au repos et à l’effort permet le contrôle de son état de forme et de régler son rythme de progression autour de sa fréquence cardiaque d’effort. Le port d’un cardio-fréquencemètre est une sécurité et peut aider à ne pas faire monter le rythme cardiaque de façon excessive.
- La Fréquence Cardiaque de Repos : le nombre de battements par minute doit être calculé le matin, juste avant de se lever. Le cœur d’un sujet peu entraîné bat environ 70/80 fois par minute. Bien sur, la plupart des sportifs qui pratiquent un sport d’endurence ont un rythme cardiaque au repos beaucoup plus bas, descendant facilement en dessous de 50 pulsations à la minute ; ce qui indique un cœur gros et puissant apte à l’effort.
- La Fréquence Cardiaque Maximum : plus le cœur bat vite, plus la respiration est rapide et plus l’apport en oxygène est important. La FC Max moyenne pour des personne sédentaires et peu entraînées est pour une femme de (226 – l’âge) et de (220 – l’âge) pour un homme. Un sportif à une FC Max nettement supérieure. Il est important de connaître sa FCMax en faisant un test d’effort , car cette limite ne doit jamais être atteinte en cours d’effort. Connaître sa fréquence cardiaque maximum permet, en lui appliquantun pourcentage de réduction, de déterminer une plage de fréquence cardiaque idéale.
- La VO2 Max (volume d’oxygène maximum) : le meilleur rendement est obtenu autour de 90% de la FC Max. Au-delà, le rythme cardiaque, trop rapide ne permet pas au cœur d’emmagasiner et d’expulser suffisamment de sang à chaque cycle, pour alimenter efficacement l’organisme en oxygène et produire l’énergie qui lui est nécessaire. L’effort est excessif et le rendement diminue considérablement. Un sportif en compétition travaille au plus près de sa VO2 Max, un randonneur a intérêt à rester à rester à une intensité d’effort nettement inférieure : à 60% de sa FC max, l’effoer du randonneur reste modéréet peut-être prolongé longtemps !Pour être en bonne santé soyez actif, votre cœur vous en sera reconnaissant. Et puis…. Rien ne sert de courir si on mange mal ( A suivre…. !)
CANNELLE
CHANSON POUR L’HOMME ET POUR L’OURS
Le non-lieu prononcé par le juge d'instruction palois innocentant totalement l'homme qui a tué l'ourse Cannelle est, implicitement, un acte d'encouragement à ceux qui écrivent "Mort à l'Ours" sur les routes du Tour de France ou qui mélangent, dans la forêt, le miel avec du verre pilé.
L'extinction de l'espèce ursine pyrénéenne a bien évidemment des sources plus anciennes et plus profondes que le seul coup de fusil de René Marquèze. Cela vient de loin. Du temps où l'homme fusillait et empoisonnait en toute liberté la bête sauvage.
Ces temps ont changé.
Aujourd'hui grandit et de façon fulgurante, la prise de conscience du péril immédiat et immense qui menace la vie planétaire, sa biodiversité, celle précisément, chez nous, de l'Homme comme de l'Ours.
André Cazetien et Jean-François Baby
créateurs de "Cannelle, chanson pour l'Homme et pour l'Ours",parrainée par Jean Ferrat, Titouan Lamazou et Marcel Amont.
Ce CD est une riposte à l'acte juridique palois. Le bénéfice de sa vente sera intégralement versé, à partir de ce jour, au F.I.E.P (Fonds d'Intervention Eco Pastoral)), animé par Gérard Caussimont et ses amis. Prix du CD: 5 €. – Commandes à passer
De son côté le WWF par communiqué du mardi 23 janvier conteste le non-lieu et annonce faire appel de la décision de non-lieu innocentant le chasseur qui a tué l'ourse Cannelle, en novembre 2004, en Vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques).
"Le WWF fait appel de cette décision qui légitime la destruction de la dernière ourse de souche pyrénéenne, une espèce pourtant protégée", lit-on dans un communiqué de l'organisation qui se demande si l'ours est "vraiment une espèce protégée en France ?"
René Marqueze, 64 ans, avait été mis en examen le 7 décembre 2004 pour "destruction d'espèce protégée". Il a affirmé avoir tiré en état de légitime défense alors qu'il s'était retrouvé face à l'animal menaçant et son ourson lors d'une battue aux sangliers avec un groupe de chasseurs.
"Il est impensable que des gens armés de fusils se prétendent dans la nécessité de tuer des ours alors que tellement de personnes dépourvues d'armes se promènent dans les montagnes pyrénéennes sans jamais être inquiétées par ces animaux, soit disant dangereux", déclare dans le communiqué Serge Orru, directeur général du WWF-France.
Cannelle était la dernière femelle de souche pyrénéenne d'une population estimée à une vingtaine d'unités pour le massif montagneux, toutes importées.
Le gouvernement avait lancé à la suite de cet accident un plan de renforcement de la population d'ours bruns.
L'acte juridique palois émeut profondément et indigne tous ceux qui ont à cœur le respect et la protection de la Nature, parce qu'il ne contient aucune sanction, ni même la moindre mise en garde de certains chasseurs qui considèrent que la nature peut être leur domaine sans partage.
Cet acte est insensé.
Réactions des Verts :
Le non lieu pour le chasseur qui a tué Cannelle est un mauvais coup porté à la biodiversité en France
Yann Wehrling, porte-parole national des Verts
Communiqué de presse du 19 janvier 2007
« Tout le monde sait que les chasseurs s’étaient rendu dans une zone où ils savaient qu’ils pouvaient surprendre Cannelle et son petit. Il est évident que les chasseurs avaient agi avec préméditation dans le cadre de ce qu’on pourrait qualifier de battue illégale. Ne pas avoir tenu compte de cette évidence rend la justice complice de cette atteinte à la biodiversité en France.
La France finit de se discréditer au plan international dans son incapacité totale à préserver la biodiversité sur son territoire. Ceux qui nuisent à l’environnement peuvent continuer de dormir sur leurs deux oreilles ! »
Cannelle est-elle morte pour rien ?
Dominique Voynet, candidate écologiste aux élections présidentielles
Communiqué de presse du dimanche 21 janvier 2007
« J'apprends à l'instant qu'une ordonnance de non-lieu a été rendue à Pau le 19 janvier dans l’instruction sur la mort de Cannelle, tuée par un chasseur en Vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques) en novembre 2004.
Mis en examen pour "destruction d’espèce protégée", le chasseur affirmait avoir dû tirer pour sauver sa vie, lors d’une partie de chasse en montagne. L'instruction a montré que les chasseurs savaient parfaitement que l'ourse se trouvait ici. Et puis, les chasseurs, qui se décrivent volontiers comme les "premiers écologistes", qui prétendent si souvent "connaître mieux la nature que les écolos de salon qui nous font la leçon", étaient quand même bien placés pour savoir qu'un ours reste un animal sauvage, aux réactions dangereuses, surtout quand ils sentent leur petit menacé.
C'est parce qu'ils ne croyaient pas à la "légitime défense", parce qu'ils suspectaient les chasseurs d'être allés chasser dans cette zone, soit parce que l'ourse s'y trouvait, soit bien que l'ourse s'y trouvât, que le ministère de l'Environnement, et de nombreuses associations de protection de la nature, s’étaient portées parties civiles.
Le réseau FERUS a fort justement pointé une grave anomalie du raisonnement : "comme la très grande majorité des gens n’est pas armée, cela veut dire qu’on crée deux catégories, les citoyens normaux qui doivent faire attention et les chasseurs qui peuvent faire n’importe quoi".
Comment ce non-lieu pourrait-t-il être interprété autrement, par les opposants à la présence de l'ours, que comme un acte d'encouragement ? Allez-y, les gars, tous les coups sont permis ! Mon ami André Cazetien, ancien maire de Mourenx, me dit que certains tendent des pièges à l'ours : du miel, avec du verre pilé.
Je le dis avec colère ce soir : la France donne des leçons au monde entier. Elle demande au Japon d'arrêter de chasser la baleine, au Zimbabwe d'arrêter le commerce de l'ivoire, à l'Inde de protéger ses tigres. Et elle est incapable de dire leur fait à ceux qui prétendent, comme au Moyen Age, traquer ours, loups et lynx. Assez de discours sur la biodiversité ! Des actes ! »






ça y est! il nous fait le coup de la fréquence cardiaque.
Tous à vos « cardios »! J’en ai vu qui montaient vers le Sancy, l’oeil rivé sur la machine au poignet: « oh là ! j’arrête! je suis déjà à 324! » D’autres: « T’es pas asez rapide, là , coco! tu nous retardes! Regarde ton cardio, tu peux augmenter la cadence! »
Un bon entraînement régulier et tout ira bien.
Bonjour à la bergère.
Christian
merci pour ces belles photos « ensoleillees »… ça fait du bien quand la pluie ne s’arrete plus !!!!
il est temps de préparer les prochains sentiers…pour redonner du « peps »!!!
Bonne année à tous les randonneurs et randonneuses de la planette!!!!!
bisous de la marmotte !!!!
J’ai pas encore fait le pic de Gallina mais ça à l’air terrible !! Le Redoun est juste un peu plus haut, vous l’avez fait?
St Thomas les bains en hiver c’est super !