2 – Randonnées en Languedoc (part 1)

10 02 2010

Je suis né à Toulouse, capitale historique du Languedoc ? Mon cœur est ariégeois, terre de mes ancêtres, cathares peut-être ou celtes venus d’ailleurs? Mon errance m’a conduit « là-bas vers le Nord », plus tard j’ai trouvé refuge en Alsace, j’y ai fondé ma famille avant de courir découvrir le monde…. et le pétrole! Enfin, c’est tout naturellement vers le Sud et la Méditerranée, notre mer, que je suis venu poser mon sac ….!
J’ai choisi d’ habiter ici, en Languedoc, terre occitane, terre de contrastes aux multiples facettes. Ce pays me convient car je peux, tant la nature y est diverse , y vagabonder à tout moment, tout en prenant plaisir à m’ y fixer.
Le Caroux lumineux est aujourd’hui ma montagne. J’aime toujours quitter ma maison, boucler mon sac,  m’enfoncer dans ce massif sauvage entre gorges et aiguilles et gagner son sommet dénudé. Spectacle de la nature assuré en toute saison! J’aime faire et refaire cette montée, jamais identique, qui me ressource et me redonne  ces dispositions physiques et mentales pour aller ailleurs, à pied ,saluer la beauté du monde.  Pourtant pas besoin d’aller très loin! Ici, à notre porte , en Languedoc, une langue, une histoire, un pays, des chemins nous invitent  au voyage et à la découverte.

Montpellier
montpellier1Montpellier à pied
Que ce soit par une route, un chemin, une gare, un aeroport ou un port, on découvre toujours un  pays , une région par « sa ville ».
Les Champs Elysées et la tour Eiffel sont Paris, Paris  est la France, pour la majorité des touristes étrangers. Partir pour les hautes routes du Népal et le  voyage commence toujours à Katmandou autour de la grande stupa de Budnath et dans Tamel!
Les chemins de l’histoire aboutissent tous ou entrent dans une ville,  C’est vers St Jacques que vont les pèlerins , comme les Musulmans à La Mecque.
Un pays, une région nait de sa ville , de son histoire. Romulus à fait Rome, Dame Carcas , Carcassonne.
Montpellier est le pouls du Languedoc méditerranéen. Vous y êtes arrivés peut-être par la via Domitia en empruntant l’autoroute! A cette époque Montpellier n’existait pas , car tout commence en 985 quand à la croisée de la via Domitia, de la route du sel et du Camin Romieu, le comte de Maugio donne sur la colline de Montepestellario  un manse (une  petite exploitation agricole) au seigneur de Guilhem pour le récompenser de son dévouement. Grâce à sa situation privilégiée à la croisée des chemins, Montpellier va devenir dès le XIIème siècle, un haut-lieu du commerce. Je vous invite à sa découverte, une promenade dans le temps, de son passé historique prestigieux jusqu’à son architecture actuelle. Montpellier est une ville jeune, bâtisseuse. C’est aussi une ville d’eau !
J’aime commencer la visite de Montpellier par les Arceaux et ses deux cent trente six arches.montpellier11 Bien qu’il ressemble un peu au pont du Gard, cet aqueduc n’est nullement romain. Si vous empruntez la rue Pitot, pensez à Henri Pitot, l’hydraulicien  qui en 1764, après onze ans de travaux réalise l’exploit de relier la source Saint-Clément à la colline du Peyrou par un aqueduc de 14km pour un dénivellé de 29cm par kilomètre. Et l’eau arriva le 7 décembre 1765 au château d’eau du Peyrou!  Montpellier c’est aussi ses fontaines historiques comme les Trois Grâces à la Comédie, ou les modernes comme Posséidon à Antigone !
Mon intention n’est pas ici de vous présenter un itinéraire bien précis à travers la ville mais de vous donner simplement les clés de sa découverte. Vous connaissez mon attirance vers les pierriers, il est bien normal que je commence ma balade sur ceux de Montpellier en traversant la place royale du Peyrou jusqu’au « cavalier de bronze ». montpellier2Hommage posthume à LouisXIV, à la monarchie absolue, ou nulle hauteur de construction ne devait dépasser celle de la statue royale! Il faut en convenir on jouit ici d’une vue royale, au nord jusqu’au Pic St Loup et à l’Hortus. En passant , amusez vous à lire l’heure en projetant votre ombre sur le cadran solaire de la terrasse basse du château d’eau ou plus émouvant retrouvez la célèbre photo de Jean Moulin avec son chapeau et son écharpe  prise en 1942 contre une pile de l’aqueduc. Avant de continuer notre chemin, un petit sourire pour les deux chérubins et les deux lions de pierre rugissant de part et d’autre de la grille d’entrée de la place c’est l’Amour domptant la Force ! Montpellier a aussi son arc de triomphe, érigée en 1691, tout entier à la gloire du Roi-Soleil. On le voit en Hercule entre autre terrassant un aigle autrichien et un lion anglais … mais aussi les Protestants et les villes soumises!
Passée cette arche qui sur le modèle de la Porte saint Martin à Paris remplace l’ancien accès, je   vous laisse flâner à votre guise au cœur de la vieille ville, ses vieux hôtels, ses jardins, ses places et ses commerces, un vrai Well Street médiéval et branché! M ais avant , après avoir descendu  l’avenue Foch (les Champs Elysées montpelliérain) faites un petit détour par la cathédrale saint Pierreimontpellier4, puis par la faculté de Médecine, montpellier6la plus ancienne en exercice au monde, créée au 12ème siècle, elle fut fréquentée par Rabelais, Lapeyronie (premier chirurgien et confident du roi) et Arnaud de Villeneuve (célèbre alchimiste). Une pause rafraîchissante place Jean Jaurès s’impose avec ses bars et ses restos, une table en souvenir de celle des changeurs qui au Moyen Age tenaient négoce devant l’église Notre Dame des Tables. Au centre la pharmacie Gely est la plus ancienne de la ville (10è). Il est temps de pénétrer dans l’Ecusson, au cœur de la vieille ville. Je vous en ferai un inventaire à la Prévert. Passez par: la rue Dorée, celle des bijoutiers; au 10bis de la rue des Trésoriers de France, voici le vieux puits de saint Roch où le saint homme fit provision d’eau avant de se lancer dans un long périple romain pour soigner la peste; de la rue Jacques Cœur à la rue de l’Aiguillerie, au hasard de vos détours, pénétrez dans les vieilles cours des nombreux  hôtels particuliers aux belles façades de pierres, flânez sur les places Pétrarque, Chabaneau, de la Canourgue, du Petit Sel et du Plan de l’ Om, toutes havres de verdure et de fraîcheur. Il se fait tard, à l’heure de l’apero, tous les chemins du Languedoc y mènent, avec les 60000 marcheurs qui s’y pressent quotidiennement, vous êtes à la place de la Comédie. Aménagée au 18ème siècle, enrichie à l’époque haussmanienne de balustrades, guirlandes, tourelles et balcons en fer forgé. Tout en sirotant un pastis à la terrasse d’un des nombreux cafés qui la bordent, admirez « le Scaphandrier » et ses chérubins, à côté du Gaumont, la fontaine  des Trois Grâces, Aglaé, Euphrosine et Thalie, filles de Zeus, œuvre de 1776 ou la façade de l’Opéra Comédie, construit par Garnier en 1884.
Il est agréable de visiter Montpellier en tramway, en évitant la complexité de la circulation automobile. montpellier61De la Comédie rejoignez Odysseum, dernière création commerciale de la ville, en passant par Antigone, cette Olympe de pierre, œuvre futuriste de Ricardo Bofill, qui relie le Lez à la cité.
Pour une visite plus culturelle de la ville, n’ hésitez pas à flâner dans les quartiers Saints Roch  et saint Anne. Montpellier possède deux musées importants: le musée Languedocien, installé dans un des plus hôtels particuliers de la ville, occupé par Jacques Cœur, abrite des objets de fouilles archéologiques, de belles sculptures romanes, des œuvres médiévales, tapisseries, faïences, orfèvreries du XVIè au XIXè; et le riche musée Fabre et ses toiles du XVè à nos jours.
Avec les enfants, montez au zoo du Lunaret à Agropolis, voir Cassius le rhinocéros et la serre tropicale, dans un cadre de 80ha de garrigues et 11 km de chemins, vous pouvez faire une véritable randonnée. Plus en centre ville, le Jardin des Plantes avec ses 4,6ha se prête à une magnifique balade urbaine: Montpellier grâce à ses médecins naturalistes fut une capitale de la botanique de1550 juqu ‘au XVIIè siècle. Le Jardin Royal fut créé en 1593. l’Orangerie date de 1804. l’arboretum de 1810, le Jardin Anglais de 1860. Enfin, voyagez dans l’univers au Planétorium Galilée à Odysséum.

 

Les garrigues montpellieraines
Il est temps de quitter Montpellier par le nord et d’entrer au pays des garrigues et partir pour de belles randonnées vers  l’inévitable pic Saint Loup, la vallée de la Buèges ou le massif de la Séranne. Sans oublier d’explorer le Ravin des Arcs et la grotte des Demoiselles ou de flâner dans les pittoresques villages comme Les Matelles, Saint Martin de Londres, Pégairolles ou Saint Jean de Buèges

Le Pic St Loup (658m) 2h15 – dénivelé 370m. 5km
L’ascension vers l’ermitage du pic reste la balade incontournable d’une après-midi montpelliéraine et mérite ses deux étoiles au guide (vert !) Michelin. En suivant le GR60 sur le flanc sud du pic, elle se fait tranquillement en 1h30 en partant du parking à Cazevieille. Vers 540m à la bifurcation de La Croisette on quitte le GR60, qui continue  en direction de St Mathieu de Tréviers, pour tourner à gauche et s’engager sur un terrain plus escarpé qui vous conduit en zigzagant à travers rochers, chênes et calvaires jusqu ‘au sommet de la crête et rejoindre ainsi le sommet et l’ermitage St Joseph. Bellez vue sur l’Hortus et les Cévennes au Nord, les vignobles du pic St Loup à l’Est, au Sud la mer, à l’Ouest la plaine de St Martin de Londres. On peut redescendre vers Cazevieille par le même itinéraire qu’à la montée.  Pour en faire plus on peut faire le tour du pic , comptez 5h pour une belle rando. . C’est à La Croisette , où l’on retrouve le GR60 que l’on va continuer à descendre vers l’Est, jusqu’à environ 330m. Là, on quitte le Gr pour monter par la gauche au Pas de la Pousterle (350m) puis commence une descente raide du versant Nord jusqu’à un croisement (222m) ou l-on prend encore à gauche pour atteindre un autre croisement (277m). Nous sommes sur le chemin du col de Fambétou (balisage rouge), on le suivra vers l’ouest en alternant montées et descentes pour retrouver le GR60. Celui-ci via un col retourne par l’arête Ouest du pic St Loup à Cazevieille. (soit 9km et 5h pour la boucle)
Remarque: une descente  appelée « par la diagonale » est praticable avec prudence en désescaladant de petites barres rocheuses entrecoupées de vires, pour au final se laisser glisser sur un toboggan naturel qui conduit dans une petite grotte-tunnel et un pierrier. Ludique et sportif! C’est le parcours de descente des grimpeurs après leur escalade terminée de la face Nord.

L’Hortus

Il n’a pas la réputation de son célèbre voisin le Pic St Loup, mais l’Hortus mérite une visite tant pour le panorama qu’il dévoile que pour  son parcours varié et ludique qui fleurte avec les falaises.
Du parking de Vaflaurès cet d’abord des vignobles que l’on longe sur la petiite route goudronnée qui mène au Mazet. Après environ 800m, c’est un petit sentier qui  part à gauche que l’on emprunte pour grimper dans la forêt et rejoindre une piste forestière. Longeant les falaises de l’Hortus à notre doite , on la suit sur environ 1,7km avant de trouver entre de cairn une bifurcation fléchée en rouge qui à droite grimpe dans les chênes-verts jusqu’aux ruines du château deVivouriés. Le chemin les traverse , puis il faut suivre plein est des balises bleues et des cairns dans un dédale rocheux pour gagner le point culminant de l’Hortus (512m). Superbe belvédère. Belle vue tout au long du parcours en crête des rochers du Pas du Loup, sur les Cévennes, le Pic St Loup bien sûr mais aussi le littoral et la Camargue et plus loin les Alpilles, le Luberon et le Ventoux. Après avoir cheminé dans cette espace minéral, il faudra bifurquer à droite pour boucler la boucle, amorcer la descente sur un large sentier caillouteux et rejoindre notre piste forestière du départ. La prendre sur la droite pour retrouver 1,3km plus loin l’embranchement de l’aller qui rejoint notre point de départ.
  
La vallée de la Buèges et la Séranne. (par Peyre Martine – Dénivelé 700m – 6h)
On laissera le roc Tras Castel aux grimpeurs, on quittera St Jean de Bueges, ses étroites ruelles et son château médieval pour sortir à l’W du village parmis les vignes et les oliviers et retrouver un vieux sentier caladé qui s’élève dans la garrigue pour gagner la falaise du Cayrelet qui offre sur une vire une superbe vue sur la vallée de la Buèges en contre-bas. Le sentier continue à grimper pour atteindre un replat boisé et rejoindre la piste de la Sauvie que l’on laissera pour empunter à gauche le sentier des crêtes qui contourne le petit mamelon de la Rouvière pour rejoindre la Peyre Martine (782m), point culminant du cirque de la Séranne. Magnifique panorama sous vos yeux au Nord, le Causse du Larzac, l’Aigoual et les Cévennes et vers le Sud la vue s’étend des Monts de St Guilhem, au Pic St Loup jusqu’à la mer. La descente  vers le hameau de Méjanel commence à travers buis sur un magnifique lappiaz avant de retrouver les lacets d’un beau sentier. La source (ou plutôt la résurgence) de la Buèges est tout proche pour une halte rafraîchissante avant de boucler la boucle et de retrouver St jean de Bueges par un sentier balisé au miliuau des vignes et oliviers.
Remarque: Au-delà de St Jean de Buèges, la Buèges pénètre dans des gorges où elle forme de petites cascades. Une agréable promenade de 2 à 3 heures peut se faire sur les deux rives.
 



1 – CAROUX ESPINOUSE

7 01 2010

 caroux2010

IDENTITE
Le massif  du Caroux-Espinouse , balcon cévenol le plus rapproché du littoral méditerranéen, est notre montagne héraultaise. Reconnaissable de loin à sa forme trapue , du haut de ses 1000m d ‘altitude environ,  il barre l’horizon nord de la plaine biterroise.
Sous une identité commune regroupée sous l’appellation « Monts de l’Espinouse » il sont pourtant fort différent.
L’Espinouse proprement dite (1124m) flanquée à l’W par le Sommail (1117m) auquel elle est rattachée par  le col de Fontfroide (972m) , bordée au NE par la vallée de la Mare, se prolongeant à l’E jusqu’au Plo des Brus (1098m), la montagne d’Aret (1072m) et  la Montagne de Rosis (1059m) est entièrement située en versant océanique, déversant ses eaux vers l’Agout et l’Arn. Au Sud, culminant à 1090m, le Caroux, s’appuyant sur le sommet de l’Espinouse, est  un magnifique bastion  tabulaire de forme sensiblement rectangulaire limité au N par la haute vallée de Douch, à l’E par les gorges de Colombières , à l’W par celles d’Héric et au S par la vallée de l’Orb qu’il domine de plus de 900m,  est entièrement tourné vers la Méditerranée.
Cette situation géographique , à cheval  sur la ligne de partage des eaux, ces interpénétrations d’influences atlantique, méditerranéenne et montagnarde vont différencier fortement les deux massifs, tant sur le plan climatique , que sur celui de la flore:  forêts et verdure descendant en pente douce sur de hauts plateaux au N, un sommet quasi plat recouvert de landes à bruyères, de genêts, fougères et parsemé de tourbières , et au S des flancs rocheux escarpés où s’étagent un maquis  de chênes-verts  puis des hêtres,  des châtaigniers ou des résineux apportés par l’homme ; formation d’un climat de transition, rude et coléreux,  caractérisé par sa grande instabilité, particulièrement au niveau du régime des pluies : la neige blanchira les cimes et le plateau  l’hiver mais souvent  l’Espinouse se couvrira d’une grisaille humide, le Caroux , « la Montagne de lumière » vous offrira un automne flamboyant et de belles journées tièdes, le printemps souvent pluvieux sera doux comme l’automne , fleuri et parfumé, l’été, chaud et souriant, n’échappera pas à quelques violents orages.
Géologiquement, les deux massifs ont une histoire commune qui commence lors du plissement hercynien couvrant une période s’étalant de –345M.A à –225M.A, soit pendant 120M.A. Ainsi naissait une grande chaîne de montagne, essentiellement constituée de schistes , micaschistes et gneiss issus de la profondeur et culminant à près de 8000m d’altitude. Puis , dès la fin de l’ère primaire, l’érosion sous un climat tropical à fait son œuvre, nivelant la chaîne hercynienne et aboutissant à la veille du plissement alpin , à la formation d’une pénéplaine, culminant à peine à 200m d’altitude,  dont on retrouve les molles ondulations sur les plateaux des monts de l’Espinouse. Mais à la fin de l’ère tertiaire, la genèse des Alpes et des Pyrénées  touche le vieux Massif  Central , active les vieilles failles E-W et tel un soc de charrue relève toute les bordures S-SE de la Montagne Noire, à une hauteur d’environ 1000m , et donnant au Caroux son découpage prismatique et ses gorges N-S.  Modifiée par le refroidissement climatique de l’ère quaternaire, l’action de l’érosion  se poursuit dégageant la masse gneissique au dépend des schistes et micaschistes sculptant au massif sa forme actuelle. Plus au Nord, le relèvement alpin étant moins intense , la reprise de l’érosion affectera moins l’Espinouse, créant un relief moins perturbé et escarpé mais tout autant attractif., pour nous , randonneurs

ITINERAIRES et  RANDONNEES
Désertés par la population, les Monts de l Espinouse ont gardé un réseau très dense d’anciens chemins et de sentiers , parcourus dès le Néolithique  et entretenus  et maintenus jusqu’à nos jours pour une activité pastorale, forestière et touristique. C’est au cœur des forêts sillonnées par de nombreuses allées et dans les flancs rocheux escarpés ressemblant parfois à la Corse que j’ai choisi mes plus beaux itinéraires de randonnée.

ITINERAIRES et RANDONNEES dans le CAROUX
Les pistes et sentiers  qui parcourent le Caroux sont nombreux le petit livre du CAF en décrit plus de 70. Il est donc facile d’y tracer des itinéraires et des boucles qui contenterons , promeneurs ou randonneurs plus sportifs. Voici mes préférés, de quoi passer de superbes journées en toute saison.  
 
1. Au départ des gorges d’Héric

Le fond des gorges d’Héric est propice à de superbes balades et randonnées des plus simples au plus sportives et même « géologiques », sur la partie  Ouest du versant Sud du Caroux avec de multiples possibilités pour rejoindre le plateau.

La montée au village Héric
: parcouru tout l’été par les touristes occasionnels, au  fond des gorges, longeant le torrent tantôt sur une rive, tantôt sur l’autre un chemin en partie carrossable, tracé dans les années 30, d’environ 5km permet du parking du Verdier-Haut , d’accéder facilement en 1h10/1h15 au village d’Héric . Pour ma part, je préfère emprunter l’ancien sentier qui reliait Mons à Héric. Doublant le précédent dans la partie inférieure des gorges, il procure sur un parcours aérien, des vues intéressantes sur les gorges et les aiguilles du Rieutord..
LE SENTIER DU CABALET. Il se détache du chemin d’Héric , à g, peu après le Pont des Soupirs. Il faudra suivre un ancien balisage rouge, complété par quelques cairns sur un itinéraire fait d’une succession de montées et descentes, franchissant quelques arêtes secondaires pour rejoindre en 40/45mn le torrent d’Héric au Gouffre du Cerisier (beau site de baignade).

De là, pour rejoindre Héric, se présente différentes options aux degrés de difficultés allant de la   simple balade au parcours sportif.
LE CHEMIN D’HERIC. C’est l’itinéraire le plus simple et le plus facile. Du gouffre du Cerisier il mène à Héric, en quelques lacets, en 40mn.
Pour trouver plus sauvage , il faut quitter rapidement le chemin des gorges et s’engager au niveau du 4ème pont dans les blocs de LA PISTE DES HIRONDELLES (bleu) . Après 20mn de montée dans une végétation  serrée, au roc des Hirondelles , on bifurque à g sur LA PISTE DU POUCE (jaune) qui pour gagner Héric reprend les vestiges d’un  vieux sentier, en 45mn.
Pour faire plus sportif , il ne faut pas hésiter dés le 3ème pont de s’engager sur LA PISTE DES CHARBONNIERS (jaune). Pas de difficultés notables à son début, on monte en écharpe dans la pente boisée pour arriver au pied du ravin des Charbonniers (20/25mn). Des dalles à franchir équipées de chaînes, des cairns qui remplacent le balisage effacé : c’est sportif . On recoupe après quelques efforts LA PISTE DES AIGUILLES (rouge) (30/35mn) qui permet de traverser à l’horizontale le ravin des Charbonniers pour rejoindre le col de la Narquoise (685m) (35/40mn) et plonger ensuite sur Héric (15/20mn)

Le Caroux sportif !
Voilà mon circuit-rando préféré du Caroux. Nous voilà partis pour 6 bonnes heures de crapahut !
Du parking soit par le sentier du Cabalet, soit par le chemin d’Héric, rejoindre le gouffre du Cerisier pour retrouver rapidement, la piste des Charbonniers, puis celle  des Aiguilles que l’on quittera pour s’engager dans  LA GRANDE VIRE DU RIEUTORD (bleu) sur un élégant parcours sportif qui nous emmène au Roc Caroux (1034m) point culminant du massif. Pour redescendre et boucler la boucle , il faudra, traverser le ruisseau du Rieutord, refaire la jonction avec la piste des Aiguilles par la section Bertouyre-Rieutord, retrouver un long passage équipé de chaînes pour rejoindre le col de Bertouyre (670m) puis le classique  SENTIER DES GARDES (jaune) et revenir par le pont des Soupirs. Pour en faire encore un petit peu plus on peut opter par une descente « casse-pieds » (bleu) par LA PISTE DES TRIANGLES qui se détache du sentier des Gardes , à mi-chemin entre le col de Bertouyre et le pont des Soupirs.

La montée à Douch : 
Dans le cadre du plan de balisage du PDIPR (Plan Départemental d’Itinéraire de Petite Randonnée) bons nombres de balisages anciens du Caroux ont été délaissés pour ceux tracés et entretenus par le Département (balisage jaune) . Ainsi on pourra rejoindre sans difficultés -si ce n’est le dénivelé-  le plateau et la table d’orientation en remontant le remarquable SENTIER DES GARDES qui démarre au Pont des Soupirs.. En 40mn, en lacets, marches et passages boisés on atteint le col de Bertouyre (670m) ( remarque : du col de Bertouyre il y plusieurs possibilités , redescendre vers St Martin de l’Arçon, par LE SENTIER DE ST MARTIN DE L’ARÇON (rouge) , ou rejoindre LA PISTE DES BITTEROIS (bleu) ou encore s’attaquer à LA PISTE DES AIGUILLES (rouge). C’est tout l’intérêt du Caroux , d’adapter à votre guise et à votre niveau de multiples circuits).
Après un agréable passage en sous-bois presque horizontal, la montée se poursuit à découvert pour gagner le rebord du plateau et la table d’orientation (1039m) (40/45mn) (superbe panorama sur les gorges de l’Orb et la vallée du Jaur, les avants-monts et la plaine languedocienne.)
Quittant la table d’orientation et tournant le dos à la vue, laisser le chemin de gauche (qui conduit au refuge de Font Salesse et filer tout droit vers le nord pour traverser le plateau du Caroux. On chemine à travers une lande de bruyère, mêlée de genets et de quelques pins . On rejoint rapidement le GR7 venant de La Fage , et c’est par une belle descente dans une hêtraie que l’on arrive en 1h,  en vue de Douch (897m) avec ses vieilles maisons blotties les unes contre les autres.
( Si vous n’avez pas laissé une seconde voiture à Douch. Il vous faudra boucler la boucle et rejoindre Héric toujours par le GR7. ( Pour la boucle complète comptez 5h pour 14km d’une superbe balade)
De Douch, on reviendra sur nos pas pour laisser à gauche le chemin par lequel on est arrivé et pour prendre tout droit le GR7qui remonte au col de l’Airole (949m). Ensuite c’est par une belle descente dans les bois sur un vieux chemin empierré qui nous emmène à Héric. On rejoindra notre point de départ en descendant dans les gorges par la petite route goudronnée

2. Au départ de Douch

A partir de Douch, il y a de multiples façons d’aller rejoindre les rebords du plateau et de profiter des magnifiques points de vue, tout au long des passages aériens et l’incontournable arrêt à la table d’orientation ou simplement de l’immensité dénudée du plateau et la probable rencontre avec les mouflons au couchant.

La table d’orientation (direct) (2h A/R)-dénivelé 135m)

Une agréable promenade. parfaitement balisée (jaune) en partie sur le GR7 (rouge et blanc). Du village le sentier pénètre et monte dans une magnifique hêtraie, puis au Plo de l’Aygue traverse une lande de bruyères mêlée de genêts et plantée de quelques bouquets de pins. Pour faire une petite boucle , on peut revenir à Douch en passant par le refuge de Font Salesse

Le Mont Caroux (en boucle 6h30 – dénivelé 660m)

6h30 est le temps pour réaliser la boucle la plus longue, la plus spectaculaire mais surtout la plus complète pour découvrir le Caroux .
En consultant la carte IGN vous pourrez réduire la boucle à 2h30 et n’effectuer que le tour du plateau, tout en rejoignant le belvédère de la  table d’orientation , ou choisir un parcours intermédiaire de 3h10. 2 parcours raccourcis qui peuvent permettre d’enchaîner par un A/R Douch-Héric sur le GR7 en 2h30 de plus , pour finir la journée !

Du parking du village de Douch, on part sur la piste, en prolongement de celui-ci.(Belle vue au nord sur le massif de l’Espinouse et ses éoliennes ). A la côte 1063m (30mn) sur la carte, prendre à gauche le sen tier marqué par une haute pierre. On atteint une borne-tour qui marque le point culminant du Caroux (1091m), le chemin est tracé au milieu des fougères et des genêts et va croiser le GR7.
(C’est la possibilité de raccourci  en suivant le GR7 on va traverser le plateau du Caroux par les ruines de la Jasse de Joucla et les tourbières de la Lande équipées de passerelles en bois pour recouper l’itinéraire PT (jaune) qui conduit à la table d’orientation. On retournera à Douch par le refuge de Font-Salesse) ) Pour faire la grande boucle, au carrefour avec le GR, on prend à gauche sur 500m, puis on bifurque  à droite sur un autre sentier pour longer le bord du plateau (magnifique vue sur la Méditerranée, Sète, le pic St Loup,etc…) (1h). Un cairn va nous guider vers un sentier qui entame une descente vers le sud d’une vingtaine de minutes et qui nous conduit à travers bruyères et sapins sur la crête qui domine en éperon le site d’escalade du Bastion. Toujours plein Sud on va retrouver les balisages rouge assez discrets et quelques cairns du SENTIER L’ESQUINO D’AZE qui débouche sur la vaste plate-forme du col de la Baume de Roucayrol (780m) (2h) ( On peut pour faire plus court ne pas descendre jusqu’au col et à la côte 955m sur la carte , carrefour avec un cairn prendre à droite et suivre des marques bleues et flèches oranges (1h30). On remonte désormais longeant les rochers et traversant 3 petits ruisseaux.(2h30)  A la jonction avec un sentier , prendre à gauche, jusqu’à un gros cairn puis à droite dans la forêt de pin pour retrouver le GR7, puis à gauche la table d’orientation, Font-Salesse et Douch – petite variante de Font Salesse passer par le belvédère du Plo de la Mmaurelleet le ruisseau de Tort pour rejoindre Douch (3h10). Pour le circuit complet du col de la Baume de Roucayrol, on va faire la superbe traversée de LA VIRE DE LA ROQUE ROUGE (balisage bleu), circuit aérien, sportif, sur de belles dalles inclinées et une petite vire boisée et magnifiques vues sur la vallée de l’Orb. La traversée prend 30mn jusqu’aux baraques de Caylus  (710m). Des ruines de Caylus, il faudra remonter sur le bord du plateau ! Plusieurs possibilités : au Pas du Rat (magnifique coin de pique-nique qui traverse le torrent d’Albine) on peut remonter directement par LE SENTIER DU GAREL (balisage jaune), il parvient à l’arête de la Sarrazine en un petit 1/4h au croisement avec LA PISTE DES BITERROIS – (c’est une autre possibilité pour rejoindre le plateauen suivant la Piste des Biterrois  d’aller ensuite recouper LA PISTE DE L’ARETE DE ST MARTIN DE L’ARÇON ou plus loin encore LE SENTIER DES GARDES. Mon choix se porte par la remontée directe en suivant balises et cairns de la Sarrazine et plein N  le versant E du Ravin des Drayes. Quelques passages rocheux, puis une sente étroite amène sur le rebord du plateau en 40 /45mn et à la large piste pare-feu de PEYRO-GROSSO jalonné de gros cairns, facile et rectiligne qui va nous mener en 35mn  au refuge de Font-Salesse. Passage obligé par la T- O avant de redescendre sur Douch en 1 h.

Le Vialais et la montagne d’Arêt (en boucle 5h– dénivelé 550m)

Un itinéraire très agréable qui permet de découvrir Héric après une belle descente en sous-bois, puis le vallon du Vialais et au retour les crêtes dénudées de la Montagne d’Arêt.
La première de la boucle s’effectue sur le GR7 que l’on emprunte jusqu’à Héric. Une agréable descente en sous –bois après le col d’Ayrole (949m) sur un vieux chemin empierré (1h). Après avoir traversé le hameau d’Héric (514m) et ses quelques maisons, c’est vers la partie haute du village que l’on va trouver LE SENTIER DU VIALAIS, il grimpe dans les bois , puis à découvert (belle vue sur le Fourcat d’Héric), traverse quelques ravins, longe quelques bergeries en ruine et atteint  en 1h le Col du Salis. , puis 20mn après le col du Mayne (828m). (A proximité faire un petit détour pour aller voir le Roc Traucat) . En continuant le sentier , souvent en sous-bois on va se rapprocher du ruisseau que l’on atteint au pont du Vialais (800m) (35mn). Une vingtaine de mètres en aval du pont, rive gauche, on va monter sur un chemin caladé que l’on va quitter rapidement pour emprunter sur la gauche un bon sentier qui monte dans la forêt en lacets régulier jusqu’au col de l’Ourtigas (988m) (30mn). Puis ce sera le retour par LA PISTE DE LA MONTAGNE D’ARET. L’itinéraire est magnifique d’abord en forêt sur une large piste, puis en crête sur la piste pare-feu offrant de magnifiques panoramas (35mn). En quittant la piste pare-feu, l’itinéraire se poursuit toujours en crête en suivant des balisages jaunes et en passant devant de gros cairns au Colllet d’Estret (1010m). La sente monte ensuite à droite au Sommet de Candès (1033m) puis redescend vers le col du Tirondel (965m) (20mn). Pour rejoindre Douch, par une petite croupe on va se diriger vers le Sud en direction du sentier du Salis (balisage bleu), puis sur la gauche au col de l’Ayrole , pour rejoindre Douch (40n)    

 
3.  Au départ des gorges de Colombières

A la différence des gorges d’Héric, à moins d’être canyoniste amateur, les gorges de Colombières se remonte en surplomb offrant de superbes vues sur les sites d’escalade et de beaux coins de baignade quand le sentier rejoint le ruisseau vers le haut des gorges et « les estrets ». C’est la bordure Est du Caroux que l’on explore, ici avec de superbes passages aériens.  

Le sentier des gorges de Colombières

Généralement on découvre les gorges de Colombières en montant jusqu’à La Fage. La montée sur un sentier très bien tracé, sans difficultés  prend 2h.  Parce qu’il présente en plus de la beauté des points de vue de superbes coins de baignade, cet itinéraire peut-être un excellent choix pour une belle journée de balade familiale. Balisage jaune. Départ à Colombières-école.
Tout de suite le sentier dominant le torrent d’Arles que l’on entend sans le voir est agréable. Il progresse, parfois à l’ombre des châtaigniers sur une ancienne caladé, parfois à découvert franchissant de magnifiques passages sur de belles dalles de gneiss ou des blocs plus ou moins chaotiques et offrant de belles sensations d’itinéraire sportif ! Après quelques lacets un détour s’impose dans la forêt pour aller visiter « les Troglodytes » (importants abris sous roches aménagés à l’usage autrefois des charbonniers)  (1h30) Progressivement le sentier se rapproche du torrent et va traverser la partie la plus étroites des gorges (les Estrets) propice à la baignades dans les magnifiques vasques d’eaux cristallines qui se succèdent . Puis en balcon au-dessus torrent face aux arêtes d’Arles il ne reste plus qu’à atteindre le hameau restauré de La Fage (30mn).
Accessible en voiture, par la route de l’Espinouse, le  hameau de La Fage avec ses belles clairières ombragés près du ruisseau est un agréable coin de pique-nique. C’est aussi le point de départ de belles balades (montée sur le plateau par le GR7, jonction vers le chemin des Fleysses et les gorges de Madale)

Les Gorges de Colombières (en boucle 7h – dénivelé 1100m)

Encore une de mes boucles préférées. Tout y est : des sentiers ancestraux, à des vires spectaculaires, des grandes étendues de landes du plateau jusqu’aux étroites gorges à la végétation luxuriante. 7h, sur un tracé très varié et spectaculaire réservé à de bons randonneurs.
Nous partons  de Colombières pour rejoindre par les petites ruelles du village le hameau des Seihols. pour s’engager sur le magnifique chemin  caladé des FLEYSSES et ses 18 lacets dans la forêt. Petite pause au Roc de Bretouyre pour souffler avant de poursuivre notre montée à découvert sur le flanc des gorges de Colombières par LA PISTE DE LA CABRIERE pour rejoindre le Hameau de Lafage (2h20). Première étape de notre boucle. Autre paysage , autre piste c’est le GR7 qui nous fera grimper sur le plateau du Caroux et arriver jusqu’au refuge Font-Salesse.(3h45) Un petit tour à la table d’orientation (4h00) s’impose. Pour le retour on va choisir un parcours spectaculaire  et parfois aérien. D’abord on ira rechercher le haut du SENTIER DU GAREL pour rejoindre les baraques de Caylus en sautant le ruisseau d’Arles au Pas du Rat. Puis je ne peux pas éviter de me faire ce plaisir , la traversée sur LA VIRE DE LA ROQUE ROUGE ! Enfin en coupant par LA PISTE DE BEL PLO on atteindra enfin les gorges de Colombières, un dernier plaisir à déguster en descente ! ! ! ! Et retourner à Colombières au bout de nos 7heures de marche….

ITINERAIRES et RANDONNEES sur l’ESPINOUSE

Si l’on ne peut pas les dissocier sur le plan géologique CAROUX ESPINOUSE ont la même histoire,  on peut le faire sur le plan randonnée tant le terrain, les paysage , la végétation change d’un massif à l’autre. Ici aussi chacun y trouvera son compte du randonneur sportif au promeneur en forêt ou chercheur de champignons!

Arête de Saint Eutrope – Caissenols  (en boucle par le col de l’Ourtigas) 5h – dénivelé 800m
Soit en venant d’Andabre, ou du hameau de Nougayrol, on quittera rapidement le GR653 pour attaquer la montée à St Eutrope (632m)(40mn). Une petite pause pour profiter du site et du point de vue(Vue sur le Causse et les falaises d’Orque). Puis on continuera à s’élever au-dessus de la chapelle en suivant l’arête pour parvenir au Plo des Brus (1098m). Nous sommes au cœur de l’Espinouse. Par un beau parcours forestier on va rejoindre le col de l’Ourtigas (987m) Au col de l’Ourtigas, vous aurez le choix pour rejoindre Caissenols soit directement dès le col en descendant à gauche par le ruisseau de l’Ourtigas (j’aime bien) sinon plus classique on peut soit par la route , soit par piste coupe-feu parallèle rejoindre le col de la Plane et prendre à gauche la piste qui descend aux ruines de Caissenols le Haut (662m) et le Bas. Puis le sentier s’élève au-dessus du ruisseau de Casselouvre pour descendre ensuite vers le beau portail  de Roquandouire (681m). Superbe curiosité géologique. Ne pas traverser  le portail et descendre plein N à travers les genets et rejoindre une piste forestière qui à gauche va nous ramener sur le GR de départ.

Arête de Saint Eutrope – Sommet de l’Espinouse  (en boucle par le col de l’Ourtigas) 6h30 – dénivelé 800m.

Après la montée « sportive » par l’arête de St Eutrope, même s’il faut faire un bout de route (3km,) le retour à partir du col de l’Ourtigas, par le sommet de l’ Espinouse (1124m) est agréable. La boucle se poursuit par de beaux sentiers en forêt le GR71 jusqu’à Ginestet (889m) ou l’on retrouve le GR653 (le chemin d’Arles) qui par Castanet le Haut, nous ramène vers Andabre et notre point de départ.

Forêt de l’Espinouse  en VTT

La forêt possède de nombreuses pistes roulantes accessibles en VTT. Les circuits réalisables sont nombreux en voici un parmi tant d’autres

On partira du point culminant de la route de l’Espinouse D180 (1118m). On quitte la route de l’Espinouse au carrefour avec la D53 par une piste qui rejoint Salverguettes (1022m) (balisage 11 ONF). Toujours sur le même circuit, on passe à la ferme de Pratenjalié, tout proche.  Un petit portage dans les hêtraies pour déboucher au Puech du Garot (1068m) sera nécessaire pour rejoindre à l’W la belle piste du Rieutort . Par une belle descente en forêt on va retrouver la D53 (957m) que l’on remonte à G sur 250m environ, avant de tourner à D direction les ruines de St Pierre de l’Espinouse. Une piste et quelques lacets vont nous permettre de rejoindre  au Rond Point Cévenol l’itinéraire du Réseau vert commun avec le GR venant du refuge des Bourdils tout proche. On va le suivre pour remonter vers le sommet de l’Espinouse. Attention on le quittera à une fourche après le carrefour (1042m)de la Calmette pour se diriger vers la Mazade des Huttes (1062m). Une belle piste rectiligne à D , nous ramène au point de départ.

Forêt de l’Espinouse à pied (3h – dénivelé 190m) poursuit dans les hêtraies pour déboucher au Puech du Garot (1068m)
A partir de Salvergues, remonter le vallon de la Pratenjalié, jusqu’à la ferme de la Pratenjalié (1006m). Au-delà de la ferme le circuit se poursuit dans les hêtraies pour déboucher au Puech du Garot (1068m). On s’engage ensuite dans un long parcours forestier plein sud sur piste,  on traverse le ruisseau du Rieutord (1003m) et on rejoint la route D53 (963m). Plus loin on franchit l’Agout sur un petit pont, puis le chemin nous fait traverser la forêt domaniale du Crouzet pour atteindre le rond – point du Club Cévenol (1020m) . Plus loin on retrouvera le balisage du GR 71 qui nous ramènera à Salvergues


TREK : CAROUX – ESPINOUSE, en 3 jours – 3 étapes

Une boucle sur 3 jours très intéressante qui va nous faire découvrir toutes les facettes du massif . des belles forêt de l’Espinouse au plateau du Caroux, son versant Sud et les Gorges d’Héric. Circuit entièrement balisé qui emprunte les grands sentiers de randonnée GR7, GR70, GR653 qui traversent le Parc Régional du Haut Languedoc ou les PR départementaux qui sillonnent le massif. Nuit en gîte à St Gervais et à Mons la Trivalle 
1er jour :     Salvergues – St Gervais sur Mare
les points forts : GR71 GR653 parcours sur les belles pistes forestières de l’Espinouse – Passage au sommet de l’Espinouse
2ème jour :    St Gervais sur Mare – Mons la Trivalle
les points forts : la montagne de Rosis – la traversée du plateau du Caroux – le refuge de Font-Salesse – la Table d’Orientation et le sentier des Gardes
3ème jour :    Mons la Trivalle – Salvergues
les points forts : les gorges d’Héric – le GR7 en passant par les hameaux d’Héric et de Bardou – le Montahut – le refuge des Bourdils

1ère étape :    SALVERGUES – ST GERVAIS SUR MARE

Cette première étape suit les deux GR qui traversent les forêts de l’ Espinouse. A partir de Salvergues (976m) , c’est sur le GR71 (venant du refuge des Bourdils) que l’on s’engage en direction de la Calmette (977m). Après avoir traversé l’Agout, il atteint la route de l’Espinouse D180 que l’on remonte à D sur environ 2km. A proximité du sommet de l’ Espinouse (1124m), le GR quitte la route pour plein N  rejoindre le carrefour de Ginestet (889m) sur la D53. C’est à ce même carrefour que l’on va quitter le GR71 pour à D suivre le GR653. Nous sommes sur le chemin d’Arles : nous croiserons peut-être des pèlerins-randonneurs en route pour St Jacques de Compostelle. On descendant la Mare  traverse Castanet le Haut, puis Andabre avant d’arriver à St Gervais (324m) (terme de notre première étape)

2ème étape :    ST GERVAIS SUR MARE – MONS la TRIVALLE

On peut fractionner cette étape en trois tronçons (la montagne de Rosis – Le plateau du Caroux – le versant S du Caroux ) Dans la première partie de l’étape, au départ de St Gervais il faudra remonter vers le plateau du Caroux et rejoindre Douch. On peut choisir entre 2 itinéraires (itinéraire 1 : On quitte St Gervais (324m) en direction de Cours , avant le hameau , on s’engage sur un sentier qui remonte à G le ravin des Girondels pour sortir au col de la Pierre Plantée (500m) puis  suivre la route jusqu’au Col de Madale (692m) et à proximité du hameau de Madale, recouper le GR7 qui vient de Combes et de la forêt des Ecrivains Combattants  et qui rejoint le hameau de Lafage (762m) et grimpe  sur le plateau du Caroux. A la côte 1055m , avant les tourbières de la Lande pour suivre à droite en passant par la borne 1091m (sommet du Caroux)  un PR (balisage jaune) qui nous emmène jusqu’au petit village de Douch (897m) (itinéraire 2 : Du village de St Gervais (324m), on rejoint Cours le Bas (359m), et c’est plus franchement vers les montagnes de Rosis que l’itinéraire nous conduit. Un PR (balisage jaune) plein S nous fait atteindre le col de Vente Vieille (635m). On quittera le PR qui fait une boucle revenant sur Cours au passage du ruisseau de Malerio pour une piste à G qui nous conduit au Col d’Aussières (790m)  puis au village Rosis (757m). De Rosis , il suffit de suivre l’agréable  petite route qui conduit à Douch (897m) (Personnellement je préfère l’itinéraire 1 et la montée au Caroux par le GR). (L’itinéraire 2 est moins éprouvant) En suivant l’itinéraire 1, Douch peut-être éviter, il suffit de suivre le GR7, traverser les tourbières de la Landeet atteindre directement  la Table d’Orientation (1037m) du Caroux . A partir de Douch, le même GR, monte à la Table d’Orientation en passant par le refuge de Font Salesse (1045m). 3ème partie de l’itinéraire , c’est la descente sur Mons la Trivalle (222m) et la vallée de l’Orb en rejoignant les gorges d’Héric par le classique sentier des Gardes et le col de Bartouyre (balisage jaune).

3ème étape : MONS la TRIVALLE – SALVERGUES
Le premier tronçon de cette étape va nous faire pénétrer au cœur du Caroux en remontant les gorges d’Héric jusqu’au hameau d’Héric. Ensuite en quittant, le massif du Caroux proprement dit l’itinéraire redevient forestier et suivra le GR7, plein W jusqu’au refuge des Bourdils (1040m), en passant par les superbes petits hameaux d’Héric (511m) et de Bardou (500m), le lac de l’Airette et le Montahut (1053m) qu’il contourne. Des Bourdils , on s’engage à nouveau sur les belles pistes de la forêt domaniale de l’Espinouse, le GR71 pour rejoindre le Hameau de Salvergues (976m) (fin de la boucle).


ITINERAIRES GEOLOGIQUES :  Les chemins du temps des pierres


L’ESPINOUSE
½ à 1 journée » (si marche à Madale et à Douch) environ 55km, en voiture.

Départ Lamalou-les-Bains. La ville est située en partie sur des terrains de la base de l’ère secondaire (Trias) ,en partie sur des schistes. Des sources thermales (températures entre 16 et 51°C) surgissent à l’ouest de la ville par des fractures et des failles séparant le fossé de Bédarieux du massif du Caroux.
Sortir de Lamalou, pour prendre la D908 jusqu’au Poujol-sur-Orb et à la sortie de la village tourner à droite et prendre la D180, direction Combes et la Forêt des Ecrivains Combattants. En montant au col de Madale , on travers e des micaschistes et des gneiss.
A pied,  du col en direction de Madale, une petite boucle peut se faire.  On y verra une carrière de micaschistes, des affleurements de gneiss oeillé, recoupé de filons de pegmatites,   une superbe vue sur les gorges de Colombières et la paroi d’Arles, le sillon de l’Orb et du Jaur, les avants-monts …et la mer. On reviendra par le PR du chemin des Fleysses et GR7.
On continue par la D180, on recoupe des micaschistes de la dépression de Rosis coincée entre les deux massifs gneissiques du Caroux et de l’Espinouse. 
Avant d’arriver à Douch, on s’arrêtera au col des Avels pour descendre à pied jusqu’à La Fage. On est en haut des gorges de Colombières creusées dans les gneiss oeuillés
On revient à la route principale pour poursuivre notre itinéraire jusqu’au petit village Douch.
A Douch, on peut agrémenter l’itinéraire par une petite randonnée en montant à la table d’orientation du Caroux. 2h de balade A/R sur les gneiss du Caroux en partie recouvert par des tourbières et des sols d’altération. Outre le repérage sur la céramique de la table d’orientation le regard se porte sur les méandres de l’Orb et du Jaur, les Avants-Monts et … la mer, par beau temps.   
De retour de la balade, on reprend la D180 , en direction du col de l’Ourtigas. La route traverse ici la réserve nationale de faune du Caroux-Espinouse. Au col, au belvédère de l’Ourtigas, belle vue sur le haut des gorges d’Héric.
La route se poursuit dans les gneiiss et quelques intrusions de granite et passe près du sommet de l’Espinouse (1124m). Peu après , on suivra à droite, la D53, direction le Ginestet. Avant ce village, la faille de Plaisance , mais en contact le massif gneissique métamorphique  avec les terrains cambriens des monts de Lacaune. En arrivant sur la D922 , tourner à droite direction St Gervais-sur- Mare.
Après le col de la croix de Mounis , au début de la descente, belle vue sur la gauche sur la corniche du Roc d’Orque (dolomie massive du Cambrien) connue pour son réseau souterrain et ses résurgences. Un peu plus loin dans la descente, le talus de la route est taillé dans des conglomérats, base des terrains du Carbonifère supérieur du bassin houiller de Graissessac qui s’étend vers l’Est. On sort de celui ci peu avant Plaisance. On revient dès lors dans des micaschistes et schistes. A St Gervais-sur-Mare, on prend la D22, direction Lamalou. A la sortie du village de l’Horte, on rentre dans le fossé de Bédarieux en franchissant la faille de l’Horte-Boussagues, contact entre schistes cambriens et terrains du Trias.

LE CAROUX : 
½ journée dans les gorges d’Héric . pédestre
Il suffit de remonter, à pied, le ruisseau d’Héric par la petite route goudronnée pour observer une superbe coupe géologique des gorges.
Avant de rentrer dans les gorges proprement dite, on peut observer au bord du chemin des micaschistes à mica noir (biotite). Puis les gorges sont creusés dans des gneiss, souvent recoupées de filons de pegmatite (granite à gros cristaux et baguettes noires de tourmaline). Le ruisseau d’Héric serpente sagement l’été entre de gros blocs éboulés et creuse l’hiver ses marmites de géant. Une petite pensée en passant pour Rea et Cebenna deux géants qui ont subi ici le courroux de Jupiter ( !)  pendant que nous traversons différentes sortes de gneiss : le plus remarquable est le gneiss « oeillé », ancien granite dont les gros cristaux de feldspath ont été écrasés, recristallisés sous une forme amygdalaire. En progressant dans les gorges on remarque de plus en plus dans les gneiss des passées blanches. Elles correspondent à des zones qui ont été fondues : ces roches qui ont subi un début de fusion s’appelle des migmatites. Cette remontée des gorges c’est faite dans un « antiforme » défini par l’orientation successive des minéraux des gneiss. , au sud d’abord, puis quasi horizontal pour terminer nord. Par opposition , on retrouve ensuite des micaschistes coincés dans le fond de la « synforme de Rosis lorsque le chemin quitte le fond des gorges pour monter au hameau d’Héric.
Pour que cette balade « géologique » deviennent rando classique plutôt que de redescendre par le même chemin et si vous avez au cours d’un itinéraire routier,  pris soin –au passage- de laisser une voiture à Douch ou sur la route de l’ Espinouse, au col de l’Ourtigas, vous pouvez remonter à Douch par le GR. , ou par le Vialais rejoindre le col de l’Ourtigas.

Les 12 itinéraires  décrits dans ce premier Carnet de Randonnée du CAROUX-ESPINOUSE sont mes préférés. Il en en existe bien sur beaucoup d’autres que vous pourrez vous même tracer tant les pistes et sentiers sont nombreux dans le massifs. Certains sont très fréquentés et balisés en PR à la portée de tout bon randonneur. D’autres plus difficile sont réservés à des randonneurs plus sportifs ayant une bonne connaissance du massif. Si les pistes de l’Espinouse , sont accessibles elle demande parfois beaucoup de vigilance et un bon sens de l’orientation surtout par temps de brouillard.
Quelques conseils :
Evitez de partir seul sans donner à vos proches votre itinéraire! Ne partez jamais sans carte, topo-guide , boussole ou GPS. Ayez de bonnes chaussures de marche et un bon équipement de randonnée. Prévoyez un fond de sac (coupe-vent, petite trousse de pharmacie, protection solaire, quelques en-cas) même pour une balade d’une journée qui peut rapidement en fonction de votre condition physique ou des conditions météo changeantes ou des difficultés du terrain devenir éprouvante et se transformer en véritable randonnée montagne avec ses dangers (possibilité de s’égarer, fatigue, blessures et chutes, etc )

De nombreux topo-guides couvrant le massif existent , certains sont épuisés d’autres sont plus récents, voici les principaux


BIBLIOGRAPHIE
  
 
CARTOGRAPHIE


Pour les randos :

Carte de randonnée IGN n° 2543OT 1/25000ème – TOP 25 : LAMAMOU-LES-BAINS  L’Espinouse, le Caroux, PNR du Haut Languedoc
Carte de loisirs de Plein Air IGN  1/25000ème Balades en forêts du SOMAIL, de l’ESPINOUSE et des Ecrivains Combattants. Signale les circuits VTT
Carte du GUIDE DU CAROUX de D. MAZET au 1/20000ème, annexée à ll’édition du guide du Caroux
Carte géologique 1/50000ème BEDARIEUX . Edition du BRGM
Pour la route :
Pour la route : Carte Michelin n°83 ou IGN Top 250 Pyrénées Languedoc – Roussillon  Régionale R13 Promenade 65

BIBLIOGRAPHIE


Pour les randos – TOPO-GUIDES

Le GUIDE du CAROUX – Edition du CAF de Béziers –  « la bible du Caroux » c’est le guide le plus complet sur le massif. Toutes les pistes, tous les sentiers sont décrits et détaillés. Le guide propose un très grand nombre d’itinéraires et de traversées. Indispensable.

Randonnées Pédestres dans le CAROUX et les Monts de l’ESPINOUSE. André THERON  Edisud (épuisé)

TOPO-GUIDE PR L’Hérault à pied.  Edition FFRP Contient toutes les boucles de sentiers  PR (balisage jaune) du massif. Randonnées pour tous

TOPO-GUIDE Les sentiers forestiers de Languedoc-Roussillon. Contient toutes les boucles de pistes et sentiers de l’Espinouse balisé par l’ONF .  Edition FFRP

Circuits Pédestres HAUT-LANGUEDOC PNR . Gérard Davoise – Guide Franck 62 – avec circuits VTT (épuisé)

Label Rando – vos 30 itinéraires dans l’Hérault – Francis de Richemond – Rando Editions (Nouveau septembre 2009) Itinéraires classiques

Languedoc-Roussillon – Les 50 plus belles randonnées. Daniel Anker – Jacques Maubé. Guide de randonnées Rother. Intéressant. Contient 3 jolis circuits progressifs sur le Caroux.

Traversée du HAUT LANGUEDOC Décrit les deux GR qui traverse le massif GR 7 et 71 FFRP

Les Fiches TOPO du Réseau Vert départemental. Jalonnement forestier ( borne verte) Intéressant pour tracer des circuits en forêt de l’Espinouse en complément des marquage GR, PR et ONF.

Pour la Géologie

LE CHEMIN DU TEMPS DES PIERRES – Jean-Claude Bousquet – Eric Delaperrière. Cebenna
(épuisé ?) Pour une approche de la géologie du massif. Intéressants circuits geologiques et touristiques

Géologie de l’HERAULT. JC Bousquet. Les cahiers de Cuculles. Les Ecologistes de l’ Euzières

Géologie du LANGUEDOC-ROUSSILLON . JC Bousquet . BRGM

Languedoc Méditerranéen – Montagne Noire  B. Guèze  Guides géologiques régionaux . Masson Editeur