La Gazette de GEOLOGICA-rando – Janvier 2012

14 01 2012

 

Au sommaire du n°32 :

LES HIVERNALES…
Osez les raquettes

GEOLOGICA-rando
Les rando-raquettes

En Janvier : Haute Ariège et Pyrénées catalanes –
Gîte d’étape de l’Hospitalet près l’Andorre
En Février : Massif du Canigou – Le Haut-Conflent –
Refuge de Mariailles
En Mars : Capcir – Le Lac des Bouillousses – Refuge du CAF

Des nouvelles de ’’Dod’’

Le livre du mois
  Dans les forêts de Sibérie (Sylvain Tesson)
« Il y a toujours une fenêtre ouverte quand je rentre dans les pièces de mon existence. »
 

BONNE ANNEE
Plein feu pour 2012 !

   

 

 

 

 

 

 

 

Collioure 2012
« Je ne sais jamais où un chemin me mènera et s’il me mènera quelque part. En revanche je suis assuré de ce à quoi il me soustraira : à un assoupissement (…), à la résignation, au repli sur soi  – et à la solitude qui parfois l’accompagne n’a rien d’amer : elle me restitue à ce qu’il y a de grave et doux en moi et demeure mon compagnon : le chemin.
Voilà , pour cette nouvelle année, j’avais envie de vous faire partager les premières lignes de Chemins aux vents de Pierre Sansot
Ou si vous voulez  aller plus vite suivez (modérément !) Kilian Jornet « Je respire avec force et je pars à nouveau en courant, en sautant, chaque fois plus haut, plus vite (…) . Je m’arrête un moment pour me reposer, les mains posées sur les genoux mais je ne sens pas la fatigue. J’ai découvert que je ne poursuis personne et personne ne me poursuit »

Sinon… , si vous le voulez , nous allons repartir pour une année nouvelle de marche, un peu d’aventure et de découvertes à partager!

Je vous propose de commencer par quelques sentiers de neige fraîche, raquettes aux pieds pour partir à la découverte de nouveaux espaces blancs accessibles à tous
Il n’est pas nécessaire d’aller très loin pour admirer de magnifique panorama. J’ai choisi cette année les Pyrénées catalanes
 

LES HIVERNALES
Osez les raquettes….

Balades , promenades et randos , c’est aussi possible l’hiver … sous la neige !
Pourquoi pas vous éloigner du tumulte des remontées mécaniques et découvrir d’autres lieux d’accueil que les stations  …. Paisiblement chaussés de raquettes. Alors : osez les raquettes !
C’est  la pratique sportive la plus simple , la moins technique  et qui se rapproche le plus de la randonnée pédestre et qui en prime permet d’approcher la neige en pleine nature loin des contraintes et des tracés artificiels des pistes.

 

 

 

 

 

Comment choisir ….
Si vous comptez investir dans l’achat de matériel, choisir sa raquette n’est pas chose facile, les grandes, les petites, en plastique, en alu, etc… pas facile de s’y retrouver et chaque fabriquant possède sa gamme de prix  pouvant aller de 40 à 300euros.

 

 

 

Le choix de sa paire de raquettes se fait en fonction :
- de son poids
- de son terrain de jeux
- des chaussures utilisées

Quelle taille choisir , pour quel poids?

De la taille et de la forme d’une raquette dépendent la portance et la facilité de marche…
Grosso modo, l’équation se résume ainsi :
- plus la surface du tamis est importante, plus la portance est grande. Cela est important en particulier dans les neiges où l’on s’enfonce beaucoup.
- plus la raquette est large, moins il est facile de marcher normalement et sans s’emmêler les pinceaux à chaque pas…
Les fabricants ont donc développés des raquettes pas trop large mais assez longues. Problème : plus la partie arrière est longue, moins la descente est agréable car la raquette "traîne"…
Au final on trouve maintenant des raquettes bien équilibrés, en taille de guêpe. Les modèles sont déclinés en plusieurs tailles (c’est surtout la longueur qui varie pour augmenter la portance)

Le terrain de jeu :
Terrain plat et la randonnée alpine et sportive, contentons nous de la petite randonnée !
Le relief n’est pas très important mais on trouve de petites montées et descentes, rarement raides. Pour bien les négocier, on veille à choisir une raquette dotée de "griffes" à l’avant qui sont très utiles dès qu’il faut monter face à la pente. En s’éloignant des pistes, la neige est plus changeante, plus ou moins profonde. Prendre une raquette adaptée à son poids : plus on est "lourd" plus la raquette est longue. La raquette a des crampons placés latéralement. Ils sont fort utiles en neige dure, en dévers et aussi à la descente.
La fixation à plaque articulée avec cale de montée s’impose. Elle réduit la fatigue en diminuant l’effort dans les longues montées.
Dans ce type de raquette on se trouve vite confronté au dilemme "je privilégie l’efficacité à la montée ou le confort à la descente !" Ceci dit, les raquettes récentes ont fait beaucoup de progrès et permettent à la fois de monter sereinement (crampons et griffe) tout en se faisant plaisir en glissant à la descente grâce à une partie arrière très courte.

Coté fixations :
Privilégiez un modèle constitué d’un "capot" où vient se loger la pointe du pied et d’une talonnière sur une plaque articulée. Polyvalentes et efficaces, ces fixations équipent la plus grande partie des modèles de raquettes.
+ accepte presque toutes les chaussures.
+ bonne tenue
- certains modèles sont difficiles à régler avec des gants

Côté chaussures :

Avec ces raquettes de rando utilisez de bonne chaussures de montagne à tige haute, rigide et si possible étanche, vous y gagnerez en confort.

Reste le choix : alu ou composite
Petits et nerveux , les modèles composites s’accommodent parfaitement aux régions montagneuses, à climat tempéré. Une bonne accroche et une forte technicité et une précision optimale sont leurs meilleurs atouts
Les modèles alu sont mieux adaptés aux régions froides et démontrent leurs performances sur les grandes étendues, plateaux et régions vallonnées, type Jura.

Fiche technique d’une paire de raquettes :

Exemple : TSL 305 Escape

Réglage rapide de la pointure par ¼ de tour
Cale de montée
Griffe avant
Sangle coup de pied à crémaillère
Amortisseur SSAS
6 crampons
Poids pratiquant : 30 à 75kg
Dimensions : 55 x 20cm
Poids : 815 x 2
Pointure : 35 à 46

Prix : environ 120 euros

Un peu de technique
C’est pratique la raquette, on peut progresser partout, dans les premières neiges sans fond, neige trop molle, dans les pentes, les dévers,…etc.
C’est facile les raquettes, il suffit de savoir marcher ! Cependant, le matériel, la neige et la pente obligent à une adaptation plus technique qu’elle n’y paraît

Marche à plat :
On marchera normalement sans écarter les pieds, le buste droit. Les bras sont légèrement écartés du corps et les bâtons aide  à l’équilibre et à la progression. La raquette en mouvement passe par dessus la raquette d’appui, pour être posée devant à plat. Un grand débattement du pied est indispensable à une marche naturelle. Pour cela la plupart des raquettes sont équipées du système ‘’step-in’’, plaque de fixation articulée, facilitant le mouvement. Mais il est toujours important de bien « marquer » chaque pas pour bénéficier d’un bon appui surtout en neige molle.

A la montée :

Tout dépendra de la pente.
Si la pente est encore faible, les raquettes peuvent être posées à plat, avec une légère torsion de la cheville, mais souvent on devra les « planter » dans la neige afin de façonner des marches. Plus la pente sera forte et plus on progressera horizontalement, de surface réduite, les marches seront réalisées suffisamment stable afin
d’y porter le poids du corps pour se hisser dessus. Le corps restera bien d’aplomb sur la raquette d’appui pour permettre de lever l’autre raquette et de la porter devant pour façonner la marche suivante ! Tout ceci se fera plus facile avec l’aide des bâtons et de la talonnette de la raquette.

A la descente :
Pour profiter des griffes de la raquette et du maximum d’équilibre du corps, les descente s’effectuent de face, dans la ligne de plus grande pente. Le corps devra rester bien d’aplomb, chaque pas fait une marche. Un léger balancement du corps permettra de transférer le poids du corps sur la raquette venant en appui, les bâtons aidant toujours à l’équilibre. Et ainsi les pas vont s’enchaîner  dans un mouvement souple et régulier, sans se bloquer, sinon c’est la chute et le nez dans la neige ! On pourra même se permettre des fantaisies en fonction de l’état de la neige, sauts, petites courses ou long pas glissés !

GEOLOGICA-rando : les randos d’hiver
Çà y est l’hiver est là …. Un peu doux ! Mais la neige a blanchi les sommets suffisamment pour chausser … les raquettes, gagner les hauteurs, découvrir la montagne sous un jour nouveau, accéder à son intimité.
Pour cela, j’ai choisi essentiellement les sites pyrénéens les plus proches  de chez nous afin de limiter les déplacements, tout en sélectionnant les plus adaptés à la pratique de la rando hivernale en toute sécurité à la portée de tous, sur des itinéraires simples en aller-retour et sans danger, mais requérant cependant une bonne condition physique.
J’ai privilégié la formule W-E de manière à pouvoir à la fois bénéficier d’un accueil (gîte ou refuge) et d’avoir une journée complète devant soi sans la fatigue du voyage.



 

 

 

 

 

 

Le programme :
 

En Janvier : Haute Ariège et Pyrénées catalanes – Gîte d’étape de l’Hospitalet près l’Andorre
L’après-midi avant de rejoindre le gîte , au départ de l’Hospitalet (1450m) , nous remonterons la vallée du Sisca pour rejoindre le cirque. L’été , à pied il faut 4h A/R pour 730m de dénivelée. Nous nous arrêterons plus bas au barrage de la jasse del Forn à 2030m. Le lendemain , nous franchirons le Puymorens pour une balade gentille vers le petit étang de Font-Vive , pas loin du Lanoux  (170m de dénivelé !) … En espérant avoir le soleil et la neige .
En Février : Massif du Canigou – Le Haut-Conflent – Refuge de Mariailles
L’hiver , après le petit village de Casteil , il faut laisser la voiture au col de Jou et monter en 2h/2h30 par une bonne piste au refuge de Mariailles.
A partir de Mariailles les possibilités de balades sont multiples . Balades en forêts, rando vers le Pla Guillem ou le Canigou.
Programme à adapter en fonction des conditions meteo et de l’enneigement
En Mars : Capcir – Le Lac des Bouillousses – Refuge du CAF
On partira du Pla des Aveillans pour rejoindre le refuge du CAF.des Bouillousses. On découvrira, la source de l’Aude prise dans les glaces au lac d’Aude (2100m) et les étendues désertes au pied du pic Péric .

( voir détail dans « Carnets de route »

LES REFUGES DES PYRENEES ORIENTALES

Quel plaisir , quel réconfort, d’arriver après une journée de marche ,  « au refuge » d’y être accueilli par son gardien.  J’ai toujours aimé cet instant , tant attendu , où on le découvre, « entre le monde d’en bas et celui des sommets » , sur son promontoire, sur un replat, un col ou au bord d’un lac, un havre de repos et de sécurité, un lieu ou il fait  bon se retrouver entre montagnards confirmés ou occasionnels, à l’abri, dans le décor minéral de la montagne.  Une halte pour une nuit de repos avant de repartir tôt le lendemain matin pour un sommet , une rando d’un jour, ou une étape ….
Chacun à son pas, chaussé de raquettes  je vous invite cet hiver à découvrir :

Le refuge de MARIAILLES :

 
 

 

 

 

 

 

 

 

Situation :  dans les Pyrénées Orientales, au cœur du Massif du Canigou, à 1700m d’altitude sur la commune de Casteil .Accès : depuis Perpignan, prendre la direction de Prades, puis de Villefranche-de-Conflent, et bifurquer vers Vernet –les-Bains et Casteil. S’arrêter au col de Jou, au terme de la route goudronner. Compter 2h/2h30 à pied par le GR 10 pour monter au refuge.
Accueil : Refuge de Mariailles 66820 Casteil / 33(0)4 68 05 57 99
Contact  Jean-Jacques 06 83 56 82 10 – Olivier 06 88 13 56 98
Les coordonnées GPS du refuge : UTM WGS 84 – 31T 0451 350   ;   4705  600 – alt 1718m
Il y a 53 places à votre disposition (4 dortoirs de 12 à 15 places), chaque couchage est équipé de matelas, couverture, traversin et taie. Il vaut mieux prévoir son sac de couchage l’hiver. Pas de douche en hiver
Réservation : par téléphone au refuge –gardé toute l’année
Intérêt du refuge : facile d’accès été comme hiver. Base pour de superbes randos hivernales
Sur le GR10, vers le Pla Guillem, ou dans les forêt-s de Mattes Rouges et Dona Pa., etc:

Le refuge CAF des Bouillousses :
Situation : dans les Pyrénes Orientales, au cœur du Capcir, en bordure du lac des Bouillousses , à 2005m
Accès : De Mont Louis, prendre la D118 en direction de la Llagone / Formiguères. Tourner à gauche et suivre la RD 60 jusqu’au Pla des Aveillans (fin de la route déneigée en hiver). Compter 2h30 pour rejoindre à pied par la route les Bouillousses. Autre possibilité d’accès par l’étang de la Pradelle et le GR10 .
Accueil : Contact  Gardien : Philippe HURE et Bertrand SIDNEY Téléphone réservation : 04 68 04 93 88
Capacité:   56 places en dortoirs de 4 à 10 personnes ou en chambre doubles (15 places en hiver)
Réservation : par téléphone au refuge –gardé toute l’année
Intérêt du refuge : facile d’accès été comme hiver. Base pour de superbes randos hivernales
Idéal pour la pratique des raquettes tout autour des lacs du Capcir, raid nordique vers les Campoels ou le Carlit.
   
Des nouvelles de ’’Dod’’

Qui est ’’ Dod ‘’ ? Le ’’ Dod ’’ , comme on le surnomme dans le mileu c’est  Lionel Daudet, un alpiniste, ami fidèle du Festival de Montagne et de l’Image d’Ax les Thermes.  Piolet d’Or en 1993. Un sacré aventurier. En 2006, il s’attaque au Mont Ross en Terres Australes Françaises,  en 2007 il boucle le tour du département des Hautes-Alpes, par les arêtes hautes alpines. l’an dernier,il demande à la navigatrice Isabelle Autissier de l’emmener à la voile jusqu’en Antarctique pour gravir les sommets hostiles de l’île Pierre 1 er, le voilà à présent embarqué pour le tour de France !

“Je vais essayer au maximum de me situer pile sur la frontière terrestre en progressant à pied dans les massifs montagneux, à VTT sur la façade atlantique, en kayak sur le Rhin, en pirogue sur le lac Léman et je ferai le tour des îles (Ouessant et Corse notamment) en voilier. Je n’ai pas d’impératif de retour. Je préfère prendre le temps de vivre cette aventure pleinement, avec élégance”. commente Lionel
Le 10 août 2011, Lionel Daudet est parti du sommet Mont Blanc pour le Dodtour, un tour de la France « exacte » sans aucun moyen motorisé, en suivant au plus près la frontière terrestre et le littoral.
Environ une année pour relever un défi physique, explorer et raconter ce qui fait la France.
Ce périple représente 5000km à parcourir, dont 1000 sommets et quelque 3500km de littoral.
Aujourd’hui , il suit les côtes bretonnes en kayac de mer!
Vous pouvez le suivre sur http://www.dodtour.fr/ , facebook et WordPress

Mon livre du mois :
Il m’est bien difficile ce mois-ci de choisir un seul livre. Décembre était le mois des étrennes et des cadeaux de Noël !
J’aurai aimé lire l’autobiographie de Kilian Jornet,  Correr o morir traduite en français « Courir ou mourir » Je lirai son livre cet été après avoir terminé ma traversée des Pyrénées , lui la faite en 8 jours ! En huit jours, l’Espagnol Kilian Jornet Burgada a traversé en courant les Pyrénées de l’Atlantique à la Méditerranée. Parti lundi matin 31 mai 2010, à 8 heures, de la façade atlantique des Pyrénées au Cap Higuer, l’Espagnol a pu aller se baigner le mardi 8 juin , à 11h15, dans la Méditerranée, au Cap Creus au terme d’un incroyable périple d’environ 850 km et de plus de 42000 m de dénivelé positif (113 heures de course au total)!
En attendant, j’ai lu l’ouvrage de Gérard Caubet « Etonnantes Pyrénées » . Ce n’est pas un topo-guide de randonnée . Mais un livre qui approche toutes les facettes des Pyrénées, à travers son histoire, sa géologie, sa flore et sa faune, pour mieux vous faire aimer notre montagne. C’est un beau livre sur les Pyrénées. Les images soignées, donnent envie d’enfiler ses chaussures et de partir sur les sentiers !
En écrivant cette gazette , j’ai relu « Une année en haut » de Cyril Azouvi . Chronique d’un refuge ordinaire. L’auteur -journaliste a passé un an au refuge des Oulettes. Lisez ce livre pour comprendre la vie d’un refuge et le travail au quotidien des gardiens qui vous accueillent  été comme hiver.
Un drame c’est produit cet hiver sous la pointe Walker (4.208 mètres), le sommet des Grandes Jorasses. Si vous le trouvez,   lisez 342heures dans les Grandes Jorasses de René Desmaison, écrit en 1971. Ce récit est poignant, et dur. Dur comme cette montagne si forte et si attirante. Avec ce livre j’ai un peu compris l’irrésistible attraction qui pousse ces hommes vers les cimes. Ce monde fascinant et inaccessible, que René nous faif partager.
Enfin j’ai passé six mois dans une cabane  avec Sylvain Tesson …. verre de vodka à la main, à humer le fond de l’air de la taïga.  Dans les forêts de Sibérie est son journal tenu chaque jour du fond de son isba du 11 février au 28 juillet 2010  «  Assez tôt, écrit-il, j’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire grand chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m’installer quelque temps , seul , dans une cabane. J’ai acquis une isba, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village , perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché d’être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois , une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. 

Et si la liberté consistait à posséder le temps ?» 
 



La Gazette de GEOLOGICA-rando Novembre 2011

27 10 2011

 

Au sommaire :

BALADES D’AUTOMNE

Caroux, montagne de lumière

GEOLOGICA-rando Les randos de novembre
Mardi 1er novembre : Au départ de ST GUILHEM le Desert,  cité jacquaire
le Beaume de l’Olivier
Dimanche  20 novembre Au départ de MINERVE,:cité martyre cathare.
Les Gorges du Briant

VOYAGE à MERIFONS au Pays des Ruffes

L’AGENDA


Des nouvelles de ’’Dod’’

«En refusant d’être goutte d’eau tu acceptes d’être océan.»
 

Le livre du mois Terre de France de Charles Frankel

500 millions d’histoire de la Terre


 

BALADES D’AUTOMNE
Caroux , montagne de lumière

En automne, c’est toujours un instant  privilégié que de randonner près de chez nous, entre mer et montagne, quand la nature apaisée retrouve sa tranquillité. Un soleil encore généreux, un air pur, une lumière douce et des couleurs chaudes transforment nos paysages les plus familiers.
Une impression de prolonger l’été !
« La montagne de lumière » , c’est ainsi qu’on désigne ici les monts du Caroux . En automne ce magnifique massif de gneiss revêt ses plus belles couleurs, harmonie du blanc de la roche, et des teintes cuivrées des châtaigniers éclairés par une douce  lumière diffusée dans un ciel pur d’un bleu azur. Les feuilles  recouvrent d’un épais tapis les vieux chemins ancestraux et bruissent sous nos pas. Chut ! Il n’est pas rare à cette saison de voir à l’abri des feuillages des mouflons  descendant du plateau de Douch. Issez vous sur quelques rochers qui sortent des chênes-verts. Osez quelques parcours aériens le long des vires escarpées. Dévalez les entailles des ravins. La nature authentique et sauvage est à vous. Ici en toute saison le soleil réchauffe vos pas.
Le petit village de Douch blotti entre Caroux et Espinouse est idéalement placé pour découvrir le massif.

On peut , par exemple, partir pour une  belle balade de 2 heures (aller–retour) et rejoindre directement la table d’orientation et profiter d’un beau point vue sur le sillon de l’Orb et du Jaur , les avants-monts et le littoral. Comptez une heure de plus et vous ferez une belle boucle sur le plateau et  6 à 7 heures si vous vous  engagez sur un itinéraire plus sportif et spectaculaire. 
(pour en savoir plus , voir ITINERAIRES et RANDONNEES dans le CAROUX ,

c’est un article de GEOLOGICA-rando ! http://www.geologica-rando.com/1-caroux-espinouse/

Le mois dernier, toujours de Douch, nous sommes partis pour un itinéraire très agréable qui permet de découvrir Héric après une belle descente en sous-bois, puis le vallon du Vialais et au retour les crêtes dénudées de la Montagne d’Arêt .
Retour en image sur cette balade aux multiples intérêts.
 

 

 

 

La première partie de la boucle s’effectue sur le GR7 que l’on emprunte jusqu’à Héric. Une agréable descente en sous –bois après le col d’Ayrole (949m) sur un vieux chemin empierré.

 

Du col la vue est superbe sur les pointes dentelées des aiguilles de gneiss du massif du Caroux
 

 

 

 

 

 

 


 

Le  Caroux , abrite de petits hameaux, celui d’Héric , sans doute le plus visité l’été, ne manque pas de charme. 

 

 

 

 

 

Après avoir traversé le hameau d’Héric (514m) et ses quelques maisons, c’est vers la partie haute du village que l’on va trouver LE SENTIER DU VIALAIS, il grimpe dans les bois ou  à découvert ,

Au passage, belle vue sur le Fourcat d’Héric

 

 

 

 

 

 

 

traverse en partie la réserve nationale de chasse et de faune sauvage du Caroux –Espinouse dans de superbes hêtraies

En continuant le sentier , souvent en sous-bois on va se rapprocher du ruisseau que l’on atteint au pont du Vialais

 

 

 

 

 

 

Une vingtaine de mètres en aval du pont, rive gauche, on va monter sur un chemin caladé que l’on va quitter rapidement pour emprunter sur la gauche un bon sentier LE SENTIER DE L’OURTIGAS qui monte dans la forêt en lacets régulier jusqu’au col de l’Ourtigas (988m)

Beau panorama  sur la montagne de Rosis et les monts d’Orb

 

 

 

 

 

 

 

Puis ce sera le retour par LA PISTE DE LA MONTAGNE D’ARET. L’itinéraire est magnifique d’abord en forêt sur une large piste, puis en crête sur la piste pare-feu offrant de magnifiques panoramas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je l’appelle « la montagne rose » , j’ai choisi pour illustrer , cette section de l’itinéraire, des photos où les bruyères sont en fleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et où les mouflons s’invitent dans le paysage

 

 

 

 

 

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VOYAGE GEOLOGIQUE A MERIFONS AU PAYS DES RUFFES

Qui devant le paysage, qui s’offre aujourd’hui à mes yeux depuis le col de la Merquière jusqu’aux berges du Salagou, familier pour les uns, découverte pour les autres, n’a jamais formulé un « pourquoi » ou un « comment » , peut-être resté en partie sans réponses.

Je suis voyageur, curieux de la Terre, des roches et de leur origine . Je suis marcheur et mes pas m’ont conduit, ici, sur ces terres couleur rouge brique qui rappellent tant les sols d’Afrique et où apparaissent d’étranges empreintes -d’ autres pas- dont certaines ressemblent à des mains humaines aux cinq doigts bien marqués.
Je suis géologue et porter un regard sur les paysages en faisant parler les roches qui les ont sculptés au gré des cataclysmes et des séismes successifs , c’est parcourir des millions d’années, raconter la Terre et voir sans doute autrement un Paysage, une Région , un Village,.

Je suis arrivé à Mérifons au pays des Ruffes, ce petit village de l’Hérault, des Hautes Terres du Salagou,  après un long voyage initiatique . Un voyage qui a commencé il y a 350 millions d’années et qui nous dévoile de passionnants secrets.

En effaçant du paysage actuel,  les quelques parcelles de vignes, maisons, ruines et autres vestiges du passage de l’homme , il est facile de se laisser transporter des millions d’années en arrière, au temps ou les cours d’eau – comme aujourd’hui- venaient étendre leurs sédiments en bordure des lacs où d’étranges animaux ont laissé les traces de leur passage.

Il y a 350 millions d années ….. débute un nouvel âge de la Terre.

U
ne nouvelle faune et flore se met en place  Un climat chaud et humide s’installe. Notre région est sous l’équateur, les forêts couvrent  plaines et montagnes, la vie est exubérante : les insectes pullulent, les amphibiens évoluent, ainsi naît la branche des reptiles , puis celle des mammaliens nos lointains ancêtres, symboles de la longue marche de l’évolution .  A cette époque la Terre et notre région prennent un nouveau visage. Par le jeu de la tectonique des plaques, les mers sont chassées , les continents entrent en collision et se réunissent en une terre unique – la Pangée- dominée par une grande chaîne de montagne –la chaîne hercynienne- qui atteint son apogée il y a 300millions d’année. Ainsi culminent, à plus de 5000m d’altitude , le vieux Massif Armoricain, les Vosges, le Massif Central , la Montagne Noire et le Caroux-Espinouse. Puis notre région dérive vers le Nord de l’équateur jusqu’au  tropique du Cancer. Le climat change. Les conifères remplacent les forêts houillères. Caroux et Espinouse  sont  démantelés, érodés en 50 millions d’années. Ici, dans le Bassin de Lodève, les Ruffes sont la conséquence de cette érosion. Aidés par le jeu des failles, transportés par rivières et torrents, 2000m de sédiments s’accumulent, par subsidence. Par endroits, dans cette plaine inondable, l’eau pouvait stagner formant lacs et lagunes….. puis la mer revient , ensevelies tout ! Les Ruffes disparaissent, sous toutes les roches de l’ère Secondaire : nos Causses. C’est une longue traversée du désert !  les Ruffes ne seront remises au jour et ne parviennent jusqu’à nous,  qu’après une succession d’évènements géologiques survenus il y a, à peine 40 à 10 millions d’A.  qui ont, au final, modelé le paysage actuel.
Il y a, tout juste 2 millions d’années , j’aurai pu assister, ici, à un véritable feu d’artifice , un extraordinaire bouquet final de l’histoire géologique de notre région.
Des volcans explosent de toute part de l’Escandorgue au Cap d’Agde. La lave se répand sur une bonne partie des terres rouges du bassin  de Lodève. La cause de ce phénomène réside dans le mouvement des plaques tectoniques : la plaque Africaine remontant vers les plaques Européennes. Aujourd’hui, sous l’action de l’érosion, le paysage s’est transformé,  offrant au regard un paysage paisible. Les coulées noires de basalte coiffent les plateaux .Les volcans ont disparus. En creusant les Ruffes,  l’érosion laisse en relief leurs cheminées, dégage des fissures de murs de basalte.
Rouge et noir, ici , on ne se lasse pas d’observer ce contraste de beauté et de couleur ,ces sculptures de la nature : necks, dykes « posés » sur les ruffes ravinées et dénudées.
Au pied de la Lieude, le castellas de Malavieille ! L’image est saisissante : ce pan de mur , ultime ruine se dresse, solitaire, sur son éperon de laves , puissance de l’homme anéantie , témoin de la précarité de notre règne, gardien fragile des traces vieilles de 250 millions faites dans la boue par  Merifontichnus thalerus, maître en son temps du Salagou !

Je quitte La Lieude et Mérifons avec émotion. J’emprunte le chemin des HautesTerres. Je marche sur les Ruffes. J’y laisse moi aussi les empreintes de mes pas ! Je remonte le Salagou jusqu’à sa source . J’arrive au col de la Merquière, dédié à Mercure le Dieu des Voyageurs ! Je m’y arrête. Je pose un dernier regard sur ces terres. Mon voyage se termine.  Les ruffes permiennes plongent dans la vallée du Salagou. A l’Est descendant du signal de Brenas, les grès de base triasique les recoupent franchement. A l’Ouest le plateau basaltique de Carlencas les recouvre. Necks, Dykes, filons, intrusions de basalte parsèment le paysage.  Un véritable livre de géologie s’ouvre devant moi, près de 300 millions d’A. d’histoire de la Terre sont offertes à mes yeux. La nature en est auteur et acteur à la fois, elle a créé le décor , écrit l’histoire , joué tous les rôles d’un spectacle jamais achevé. La prochaine page  s’écrit devant moi, en espérant toutefois  qu’ Homo Sapiens qui aujourd’hui profite de la beauté et de la richesse  de cette espace protégé saura aussi  le préserver pour nos enfants et les générations futures.
J’aime me rappeler ces deux phrases. « La beauté sauvera le monde » de Dostoïevski  et plus récemment celle de René Char « Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver ». Elles illustrent, je crois, à merveille la fragilité et la beauté de ce lieu.

LES RUFFES (fiche 1)


1. Définition .

«  Les Ruffes » du latin Rufus : rouge.
Pélites (grès très fin) et Argilotites (shales) du Permien (Saxonien- Thuringien. Age :230 Millions d’A.)
rougeâtre , à débit en plaquettes très caractéristique et petits lits verdâtres (fer ferreux) et blancs (kaolinite). C’est une roche très dure à grains très fins et très légers, finement litée, constituée essentiellement de minéraux argileux, de Quartz et de micas. Leur coloration en rouge est due à l’oxydation du fer contenu dans le sol au moment de leur formation. C’est une roche d’origine continentale.

2. Origine .

L’argile provient de l’altération d’autres minéraux constituants des roches dures. Dans le cas qui nous intéresse, les Ruffes , leur origine est un granite. (Les Ruffes sont le résultat de l’érosion et de l’altération du Caroux – massif hercynien). Le granite est composé essentiellement de Quartz , de feldspaths et de micas. Bien qu’il soit une roche dure, symbole d’éternité, le granite s’altère : par action stagnante des eaux, sous couvert végétal où se maintient une forte humidité, ses minéraux les plus fragiles – micas et feldspaths- se transforment en minéraux argileux. Chimiquement, ce sont des Silicates d’alumines hydratés, disposés minéralogiquement en feuillets. Ces minéraux sont très friables, se transforment en poussières* et fines particules facilement transportables par le vent et les eaux,. Il faut un milieu calme pour qu’ils puissent se déposer.
*La poussière qui constitue l’argile est faite de petits cristaux en lamelles, visible seulement s’ils sont grossis  10 000 fois. Sa sédimentation est lente. Elle esrt de l’ordre de 1cm par millénaire et il faut parfois 10m de sédiments pour faire 1m de roche. Les argiles forment 70% de nos sédiments. Une rivière moyenne transporte 10 000 tonnes de matière soluble par an.
 
3. Formation des Ruffes.

A la fin de l’ère Primaire , tout été réuni pour que les Ruffes se forment. Il y avait ,  le matériel,  les moyens et l’espace.

Le matériel :

C’est bien sur le massif hercynien Espinouse et Caroux primaire , ses roches magmatiques constituées de Quartz, feldspaths, micas et minerais diffus de fer… et ses 5 à 6 000m à raboter.

Les moyens et l’espace :

Il y a d’abord le climat tropical qui à la fin de l’ère Primaire régnait sur notre région . Couvert végétal, pluie et chaleur vont permettre l’altération.
Il y a aussi, la géographie favorable et en particulier le réseau hydrographique nécessaire ; les cours d’eau des montagnes dévalant les pentes, alimentant un grand torrent descendant d’Ouest vers l’Est (on peut l’appeler rivière de Plaisance) déposant d’abord les sédiments les plus grossiers, sables et graviers dans un grand cône de déjection où sont enfouis plantes et végétaux aux rythme des saisons et variations climatiques et qui deviendront la houille piégée dans 500m de sédiments. Les sédiments les plus fins sont transportés plus loin vers l’Est dans la plaine couverte de marécages du Bassin de Lodève et les Ruffes rouges colorées par l’oxyde de fer vont se déposer dans ce calme paysage : 2000m de sédiments en 10 millions d’années. Par subsidence , au fur et à mesure de leurs dépôts, les sédiments s ‘enfoncent progressivement de manière régulière ou « saccadée » aidés en cela par les failles hercyniennes qui bordent le bassin de la Tour sur Orb à Salasc en prolongement de la faille de Plaisance.

4. Le paysage Permien

Le site de la Lieude-Mérifons est aussi très favorable à l’étude sédimentologique du Saxonien. Ravins et surfaces nues (« bad-lands ») montrent une belle succession de Ruffes avec quelques horizons de grès et de minces lits dolomitiques. Il est facile d’imaginer le paysage Permien. Ici ce sont des pistes de pas de reptiles, là des rides de plages (« ripple-marks ») et turbulences de courants (« flute-marks »), parfois des empreintes de gouttes de pluie mais aussi des craquelures de sécheresse et fentes de dessication. Dans ce paysage semi-désertique de la fin de l’ère Primaire, le climat équatorial des temps carbonifères devenait progressivement tropical, où sous la chaleur, pluies et saisons sèches alternaient et où rivières, mares et marécages qui couvraient le sol s ‘asséchaient. Les grandes forêts houillères avaient disparu et furent remplacées par les Conifères primitifs. Suite au retrait des mers et au changement climatique, en de nombreuses régions, des récifs coralliens bordaient les rivages de terres désertiques, où se trouvaient de vastes lacs salés. Les amphibiens et certains poissons subissent une diminution massive. De nombreux insectes nouveaux apparaissent, coléoptères et libellules.
Mais c’est surtout le temps des reptiles , ces animaux qui parcourent les plaines arides viennent s’abreuver près des rivières et marécages et y laissent leurs pas.
Puis, englouties par la mer Ligure et la Thétys, ces terres vont disparaître de nos yeux pour un temps qui marquera l’ère Secondaire. Elles ne resurgiront de leur profondeur, témoins de leur passé, que lorsque de nouveaux séisme secoueront la région à l’ère Tertiaire, lorsque une fois encore, plaque Africaine et Eurasienne se rencontreront, époque Pyrénéenne et Alpine, où la mer se retirera de notre région pour nous laisser découvrir des paysages calcaires formés au fond des eaux. Les secousses pyrénéennes et alpines modèleront le relief, la terre  s’élèvera à nouveau. Par jeu des failles , par l’érosion , par l’intrusion des multiples phénomènes volcaniques se formera pour un temps le paysage que nous avons sous les yeux.

5. Les Reptiles

Nous pouvons définir un reptile comme un animal pondant des œufs sur la Terre, ne disposant pas de mécanisme interne pour régulariser la chaleur (on dit qu’il est à « sang froid ») et couvert d’une peau écailleuse et sèche. Les reptiles ne tiennent plus une place importante dans la faune d’aujourd’hui mais a un moment donné de l’histoire de la Terre, ils ont dominé le monde et conquis la terre ferme, chose que n’avaient pas pu faire avant eux les Batraciens, vertébrés pourtant sortis de l’eau mais voués à l’esclavage aquatique : les têtards sortis de l’œuf doivent vivre dans l’eau. Grâce à son œuf amniotique très perfectionné , avec sa provision d’eau, les Reptiles peuvent pondre sur la terre ferme et le nouveau-né  s’adapter au milieu terrestre , s’éloigner de l’eau  et ainsi devenir les maîtres de la Terre pendant 150 millions d’A.
Ce développement des Reptiles est lié au climat devenu plus sec . Végétaux et faunes s’adaptent pour survivre. Avec leurs métamorphoses étonnantes , les Reptiles se sont adaptés à tous les milieux, du ciel à l’océan. Ce sont des marcheurs, des sauteurs, des grimpeurs, des coureurs sur quatre et même deux pattes, ou pas en avoir du tout, ils peuvent nager et même voler. Rappelons-nous des plus célèbres, les grands Dinosaures qui régnèrent sur terre, les Ichtyosaures et les Plésiausores étaient de grands Reptiles marins, quant aux Ptérosaures ils dominèrent le ciel bien avant les Oiseaux. Otons-nous d’une autre idée reçue : tous n’étaient pas des géants, leur taille comme leur forme étaient très diverses, tout comme leur mode de vie. Certains resteront carnivores comme leurs ancêtres d’autres deviendront herbivores. Leur sang n’était pas toujours chaud.
Comme les continents jusqu’à la fin de l’ère triasique ne forment qu’un seul bloc, leur dispersion dans le monde est immense.

6. Le site de la Lieude


Historique

Il était un temps, ou le lac du Salagou n’existait pas où seulement un petit ruisseau serpentait au milieu des Terres Rouges , des vignes et des herbes parfumées.
Les bergers des Vailhes, de Mérifons et des fermes aujourd’hui englouties dans les eaux du lac , menaient sur les bords paisibles du ruisseau paître leurs moutons dans cette belle plaine du Salagou.
Qu’a du penser monsieur Lugagne,  il y a 60 ans, viticulteur à Octon, ou monsieur Ollier à la Lieude en 1963 quand ses moutons broutant le couvert végétal mirent à nu sur les belles dalles rouges  d’étranges traces de pas , ces grandes empreintes en forme de pied d’éléphant ou de mains à 5 doigts ? Sans le savoir, ils venaient de faire une immense découverte qui aujourd’hui fait la renommée de La Lieude et de Mérifons. Monsieur Lugagne , l’instituteur d’Octon  montra ces traces à Monsieur Heyler du Museum de Paris. Les paléontologues accourent sur le site.
En 1983, sous la conduite de monsieur Paul Ellenberger plus de 800 empreintes fossiles furent dégagées, étudiées et finalement protégées sous un hangar de 800m2 construit en bordure de la petite route départementale.
La plupart des empreintes présentes à la Lieude sont datées d’environ 265 millions d’A. et appartiennent à des reptiles mammaliens. Les empreintes de mains appartiennent, les unes à un carnivore longiligne et bas sur pattes,  d’un mètre de long, les autres probablement à un herbivore plus grand qui devait dépasser les deux mètres. D’autres pistes découvertes ,ont été laissées par de petits animaux appartenant à une troisième espèce. Enfin , sur le site, on peut voir des traces en forme de pattes d’éléphant appartenant sans doute à un Dimétrodon, une espèce de grand lézard pourvu d’une étrange crête dorsale qui devait jouer le rôle de radiateur et contrôler sa température.   Le Dimétrodon est un  reptile pélycosaurien, carnivore massif de cinq mètres de long. Ceux-ci représentaient  certainement le premier stade de l’évolution  de reptiles en mammifères. La voile dorsale constituait probablement la première étape d’une évolution vers le « sang chaud »
Mais intéressons-nous à cette branche bien particulière qui est présente ici à la Lieude, si importante dans le chaînon de notre évolution:

les Reptiles Mammaliens, les Thérapsidés et Thériodontes.
Ils ne sont pas très grands. Les plus gros étaient généralement des herbivores et les plus petits de féroces chasseurs carnivores.  Leur tête et leur corps ressemblaient à ceux d’un chien, principalement à cause de la position des pattes. Alors que les autres reptiles ont des membres qui s’écartent du corps , chez les Mammaliens, placées sous le corps, elles en soutiennent le poids et leur offre une meilleure aptitude à la locomotion. C’est ce que nous montre l’espacement et la forme des traces de pas sur la dalle fossilifère de la Lieude. L’étude des fossiles et en particulier de leur crane montrent d’autres spécificités.  Leurs dents sont déjà différenciées et spécialisées : l’avant de la mâchoire présente des incisives pour couper, une paire de canines pour tuer et l’arrière des prémolaires et molaires pour broyer et mastiquer. Plus curieux encore, reptiles à sang chaud, ils possédaient des poils et allaitaient leurs petits. Pourquoi classe-t-on ces animaux parmi les reptiles ? Parce que leur monde de reproduction est encore celui des reptiles et ils pondent des œufs. Comme les reptiles, l’articulation de leur mâchoire –arrangement synapside (fosse unique de chaque côté) est très primitive, mais déjà elle comprend certains os qui, chez les mammifères , ont quitté la mandibule pour donner deux des trois osselets de l’oreille.     
 A ce stade de l’évolution, de l’adaptation au milieu, il ne restait à franchir qu’un très petit degré vers les vrais mammifères

Et pour en savoir plus:

GEOLOGICA Rando
Randos d’automne


Mardi 1er novembre : les Monts de St Guilhem

Au départ de ST GUILHEM le Desert,  cité jacquaire
le Beaume de l’Olivier (en boucle 4h30 – dénivellé 650m)
Un magnifique circuit, minéral et végétal , sauvage et sportif, dans la garrigue des Monts de St Guilhem , à l’écart des sentiers battus passant par l’hermitage du Beaume de l’Olivier et le château du Geant.
( voir carnet de route n°3 –2012) http://www.geologica-rando.com/carnet-de-route-n°3-2012/

(en cas d’intempéries – la rando est remplacée par la visite de la grotte de Clamouse et de l’abbaye de St Guilhem)

 

 

 

 

 

 

Dimanche 20 novembre: Les GORGES du BRIANT
Au départ de MINERVE, cité martyre cathare.
Gorges du Briant (en boucle 2h30 – dénivellé 200m)
Au-delà de sa richesse patrimoniale , liée à son histoire tragique, le grand attrait du site de Minerve est ses ponts naturels, ce sera la fin d’un magnifique circuit en bordure des falaises des gorges du Briant et de la Cesse
( voir carnet de route n°2 –2012 http://www.geologica-rando.com/carnet-de-route-n%C2%B02-2012/

(en cas d’intempéries – la rando est remplacée par la visite de la grotte de la Devèze et du musée français de la spéléologie )

 

 

 

 

 

 

AGENDA de novembre

le samedi 5 novembre

Balade du patrimoine « Les oliviers et l’agriculture locale ».

organisé par : le Mas des Terres Rouges http://www.masdesterresrouges.asso.fr/.

Rendez-vous à 14h15
sur le parking des Vaillhés, départ en voiture pour deux haltes. La première au carrefour des Hémies, la deuxième près de la Lergue.
Visite des oliveraies et regard sur le patrimoine de la commune du Puech
Vers 17h rendez-vous à la mairie du Puech , pour un apéritif à base de vins locaux, offert par la municipalité  et la dégustation de différentes huiles d’olive. avec la participation de  la coopérative Oléicole de Clermont l’Hérault devrait être présente.

Des nouvelles de ’’ Dod ’’ :


Qui est ’’ Dod ‘’
? Le ’’ Dod ’’ , cpmme on le surnomme dans le mileu c’est  Lionel Daudet, un alpiniste, ami fidèle du Festival de Montagne et de l’Image d’Ax les Thermes.  Piolet d’Or en 1993. Un sacré aventurier. En 2006, il s’attaque au Mont Ross en Terres Australes Françaises,  en 2007 il boucle le tour du département des Hautes-Alpes, par les arêtes hautes alpines. l’an dernier,il demande à la navigatrice Isabelle Autissier de l’emmener à la voile jusqu’en Antarctique pour gravir les sommets hostiles de l’île Pierre 1 er, le voilà à présent embarqué pour le tour de France !
“Je vais essayer au maximum de me situer pile sur la frontière terrestre en progressant à pied dans les massifs montagneux, à VTT sur la façade atlantique, en kayak sur le Rhin, en pirogue sur le lac Léman et je ferai le tour des îles (Ouessant et Corse notamment) en voilier. Je n’ai pas d’impératif de retour. Je préfère prendre le temps de vivre cette aventure pleinement, avec élégance”. commente Lionel
 

 

 

Le 10 août 2011, Lionel Daudet est parti pour le Dodtour, un tour de la France « exacte » sans aucun moyen motorisé, en suivant au plus près la frontière terrestre et le littoral.
Environ une année pour relever un défi physique, explorer et raconter ce qui fait la France.
Ce périple représente 5000km à parcourir, dont 1000 sommets et quelque 3500km de littoral. Aujourd’hui , il galère à Longwy !
Il fera la traversée des Pyrénées en hivernale.!
Vous pouvez le suivre sur http://www.dodtour.fr/ , facebook et WordPress
 

Mon livre du mois :
Terre de France 
de Charles Frankel


Une histoire de 500 millions d’années
Ce livre passionnant raconte l’histoire de la France : celle qui a courbé l’échine sous le bombardement d’astéroïdes, qui a été écartelée pour faire place à des flots de magma , qui s’ est plissée comme un tapis sous les coups de boutoir de continents voisins . C’est l’histoire d’un long film de 500 millions d’année qui débute en Bretagne  puis qui traverse toute la France. C’est un voyage dans le temps et dans l’espace où l’on part à la rencontre des dinosaures de Bourgogne jusqu’à la Provence, où l’on assiste au soulèvement des Alpes, à la construction des volcans d’Auvergne, où l’on voit l’océan submerger Paris et la Méditerranée s’assécher , etc , etc… et qui se termine par l’arrivée d’Homo sapiens sur notre littoral.
 

 

 

Voilà comment en feuilletant ce livre , je suis arrivé un jour … il y a 265 millions d’A à Mérifons , au pays des ruffes et de son étrange bestiaire, si proche et si loin de nous à la fois. !
Mais depuis la France a été cent fois déchirée,  raccommodée, rehaussée, rabotée avant de nous présenter son paysage actuel, que nous croyons éternel, mais qui n’est que la dernière image d’un long film …. jamais achevé. L’abîme du temps laisse rêveur !  
 



La Gazette de GEOLOGICA-rando Octobre 2011

29 09 2011

 

Au sommaire :

BALADE AVEYRONNAISE
Patrimoine et Paysages du Parc Naturel Régional des GRANDS CAUSSES

GEOLOGICA-rando
Les randos d’octobre

Dimanche 2 octobre : LE CAROUX
Au départ de DOUCH , au cœur du PNR du Haut-Languedoc.
Le Vialais et la montagne d’Arêt

Dimanche 30 octobre
:
Au départ de MINERVE,:cité martyre cathare.
Les Gorges du Briant

A venir :

Dimanche 20 novembre :
Au départ de ST GUILHEM le Desert,  cité jacquaire
le Beaume de l’Olivier

L’Agenda d’ Octobre

"Peut -on sortir du nucléaire" et la fête de la Sciences

Mon Livre du mois

Le Vin bourru de Jean-Claude Carrière

 

BALADE AVEYRONNAISE
Patrimoine et Paysages
Du PARC NATUREL REGIONAL DES GRANDS CAUSSES

 

Retour sur  Les Journées du Patrimoine

Cette année 2011, les 28ème Journées du patrimoine de Septembre nous incitaient  au voyage, voyage dans le temps , voyage dans l’espace.  Découverte d’un lieu , d’un paysage au grès d’un vagabondage.
je vous invite à me suivre dans mon voyage d’un jour autour de ce thème

1er arrêt : MERIFONS et les Terres Rouges du Salagou
A la  porte de ma maison, ce lieu m’est familier, mais pourtant je ne me lasse jamais, quelques soient les saisons, du haut du col de la Merquière,  de poser , à chacun de mes passages, un regard sur la haute vallée du Salagou , paysage de contrastes , paysage du fond des âges géologiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un arrêt s’impose à la petite chapelle Saint Pierre pour saluer mes amis du Mas des Terres Rouges et de l’APNHC qui animent cette journée et y présentent le patrimoine local , balades historique , géologique , regard sur la biodiversité pour les uns, exposition photos, diaporama pour les autres, heureuses  initiatives qui nous permettent  un instant d’entrer dans l’intimité d’un lieu.
Tant pis je continue ma route , je n’emprunterai  pas le volant d’une des belles voitures de collection que présentait ce dimanche devant la chapelle ,les Calandres Clermontaises, l’essence est trop chère !
Je ne peux quitter ce lieu sans porter un regard sur la dalle de la Lieude et ses traces de pas de Merifontichnus, figées ici pour l’éternité, en espérant toutefois  que l’homme qui aujourd’hui profite de la beauté et de la richesse  de cette espace protégé saura aussi préserver ce patrimoine pour nos enfants et les générations futures.

J’aime me rappeler ces deux phrases. « La beauté sauvera le monde » de Dostoïevski  et plus récemment celle de René Char « Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver ». Elles illustrent je crois à merveille la fragilité et la beauté de ce lieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je culpabilise , vais-je avoir tout au long de cette journée, une vision réductrice de voyageur pressé sur tous les paysages que je traverse, quand mes amis proposent tout simplement de s’arrêter ici à la Lieude  sur «"ces murs qui nous parlent " !

Je laisse à regret sur son piton de lave les ruines impressionnantes du Castellas de Mérifons, gardien solitaire et silencieux du lieu ,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

je pense à Georges Sand  qui en son temps signala la présence  de traces énigmatiques inscrites dans les feuillets de ce livre géant que sont ici les Ruffes.

 

 

 

 

 

 

Je n’oublie pas au passage tout en admirant la beauté du lieu les habitants de Celles privés de leur terre quand leur vallée du Salagou fut transformé en lac. L’homme moderne transforme à grands pas , à coups de grands travaux,  le paysage. Voici le merveilleux Pas de l’Escalette et ses falaises percées par un tunnel . Exit, la petite N9, nous voilà sur le Larzac et l’A75 et son bornage de rochers ruiniformes ! Je devrais quitter l’autoroute , ses bruits de moteur,  pour aller me perdre dans la solitude du Causse qu’elle traverse. A peine, cette pensée m’effleure et me voilà déjà sur ce chef d’œuvre de l’architecture moderne franchissant la vallée du Tarn : le viaduc de Millau.  Il est temps de quitter l’autoroute !

2ème arrêt : SAINT EULALIE DE CERNON
Nichée au creux de la vallée du Cernon, nous voici arrivez à Saint Eulalie de Cernon et sa commanderie qui a autrefois abrité les premiers Templiers du Larzac. Son architecture et ses remparts donnent au village une apparence extérieure austère. Il est pourtant agréable de s’y attarder, de flâner dans ses ruelles étroites et passages couverts, 

se rafraîchir    autour de la fontaine ombragée

 

 

 

 

 

 

 

 

et découvrir la magnifique église en partie romane.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes entrés dans le Parc Naturel Régional des GRANDS CAUSSES , avec ses voisins , le Parc national des Cévennes (à l’Est) et le Parc naturel régional du Haut Languedoc (au Sud) , il forme l’un des plus grands espaces naturels d’Europe. La richesse de son patrimoine bâti , la spécificité et la diversité de ses paysages incitent à la découverte. Son territoire est vaste 315 640 ha, 94 communes, il est bien difficile de ce fait de l’appréhender en un jour.

3ème arrêt : LES ROUGIERS

Mon passé de géologue m’a emmené tout naturellement dans ce territoire du Parc : Les Rougiers, ce sont les mêmes couleurs rouges que celles que j’ai quitté ce matin en traversant  les Ruffes du Lodévois. Leur histoire géologique est identique peut-être vais-je y rencontrer un cousin de Merifontichnus thalerus !
Et ici aussi les murs nous parlent !
Depuis Saint Affrique nous suivons le Dourdou, Le Cambon, le Viala du Dourdou, Saint Isaire, tout est rouge, le rouge des grès permiens , des pavés des ruelles aux pierres des maisons , des églises et des châteaux.

 

Je comprends pourquoi les habitants  de ces villages peignent les volets de leurs maisons aux couleurs vives et  chatoyantes

 

 

 

 

 

 

et les agrémentent de décorations légères ( girouettes forgées sur les cheminées ou fresques sur leurs façades).

 

 

 

 

 

 

Dans ces lieux austères je me suis arrêté plus longuement  dans un village perdu : les Costes-Gozon où de surprenantes découvertes m’attendaient  en suivant de vieilles pancartes en bois. Elles m’ont conduit à Pinsac .
Du haut de ce promontoire , le panorama à 360° est splendide, étrange et insolite à la fois.

 

J’y découvre de superbes et émouvantes tombes wisigothes taillées dans les rochers affleurant le sol , des gravures énigmatiques ornant encore les pierres d’un muret,

 

 

 

 

 

et puis il est là dressé sur ses deux pattes arrières un tyrannosaure ! Je l’ai trouvé le cousin de Merifontichnus, c’est  une création  géante métallique d’un ferronnier d’art des Costes Gozon : André Debru. !

 

 

 

 

 

Cet artiste est génial il faut s’arrêter à son atelier du village « André Debru coupe, découpe, tord, perce, ponce, biseaute et entremêle tout ce qui lui tombe sous la main pourvu qu’il s’agisse de métal ».

 

 

 

 

 

Ses œuvres monumentales sont posées pêle-mêle en bordure de route dans l’herbe à côté de son atelier ,  on les retrouve çà et là  visibles dans toute la région, comme les girouettes aperçues sur les toits de Viala du Dourdou» .


 

 

 

 

 

 

 

 

 

4ème arrêt : La vallée des RASPES du Tarn  
Nous sommes en limite du Parc, au Sud du Levezou,  un million d’années après l’autre, le Tarn a creusé ici , une entaille escarpée qui serpente sur une quarantaine de kilomètres jusqu’à Brousse le Château. Autrefois la rivière courrait en rapides d’où ce nom de "raspes", de nos jours les barrages hydroélectriques ont assagi le cours d’eau sans rien ôter de la sauvagerie de ses pentes .Ainsi c’est créé,  œuvre géologique et œuvre humaine confondues un univers particulier ou se mélangent le sauvage et l’harmonieux. Nous nous arrêtons à Brousse le Château ,



Avec son château perché sur son éperon rocheux, son église, son oratoire, ses maisons aux toits de lauzes,  accolées les unes aux autres, son pont de style roman , ce village est  un vrai paysage de carte postale , ultime halte idéale pour clôturer  notre voyage à travers le temps et l’espace , thème de cette journée du patrimoine.

 

 

 

Une dernière surprise agrémente la visite du château c’est la magnifique collection de « sylvistructures » de l’artiste Pierre Lerron-Lesur en amandier qui nous rappèle que l’Aveyron comptait en son temps parmi les premiers producteurs d’amandes en France.

 

 

 

 

 

 

 

 


GEOLOGICA Rando
Randos d’automne


Dimanche 2 octobre :
LE CAROUX


Au départ de DOUCH , au cœur du PNR du Haut-Languedoc.
Le Vialais et la montagne d’Arêt (en boucle 5h– dénivelé 550m)
Un itinéraire très agréable qui permet de découvrir le hameau d’Héric après une belle descente en sous-bois, puis le vallon du Vialais et au retour les crêtes dénudées de la Montagne d’Arêt.
 

 

( voir carnet de route n°1 – 2012 

http://www.geologica-rando.com/carnet-de-route-n°1-2012/

 

Dimanche 30 octobre: Les GORGES du BRIANT

Au départ de MINERVE, cité martyre cathare.
Gorges du Briant (en boucle 2h30 – dénivellé 200m)
Au-delà de sa richesse patrimoniale , liée à son histoire tragique, le grand attrait du site de Minerve est ses ponts naturels, ce sera la fin d’un magnifique circuit en bordure des falaises des gorges du Briant et de la Cesse
 

 

( voir carnet de route n°2 –2012

http://www.geologica-rando.com/carnet-de-route-n%C2%B02-2012/

Agenda d’Octobre

le Vendredi 7 octobre à 20h30 salle Achille Bex à Bédarieux.
ATTAC Hauts-Cantons organise une conférence-Débat sur le thème "peut-on se passer du nucléaire?" animée par le réseau Sortir du Nucléaire et des intervenants ayant compétence sur le sujet (économies d’énergie, villes en transition., ressources énergétiques renouvelables.).

le Samedi le Samedi 15 Octobre à 18h à Cebenna , à Olargues.

«  Le feu dans la nature » . Le feu , élément utilisé depuis toujours dans nos paysages, est-il dévastateur ou salvateur de notre biodiversité ? Conférence animé par Philippe Martin écologue, dans le cadre de la fête de la Sciences « 1001 feuilles »
Je vous oriente vers le site de  Cebenna  http://www.cebenna.org
Il y a plein de sorties prévues dans le massif du Caroux dans le cadre de cette fête du  13 au 16 octobre
 

Mon livre du mois


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Vin bourru 
de Jean-Claude Carrière

C’est en me promenant dans le Caroux les deux WE derniers que j’ai eu  envie de relire ce livre qui a déjà 10 ans et qui raconte l ‘enfance de l’auteur à … Colombières sur Orb.

Le Vin Bourru, souvenir pour moi aussi de la piquette tirée de la barrique de ma grand-mère, un vin « vermillon » ariégeois qui faisait un  délicieux vin sucré dans lequel je trempais de généreuses tranches de pain pour me désaltérer  après de magistrales courses sur le Pech de Foix … mon Caroux de chez-moi !
Le Vin bourru évoque l’enfance de Jean-Claude Carrière entre 1931, date de sa naissance à Colombières-sur-Orb, dans l’Hérault, et 1945, qui, avec l’irruption de la guerre sur les pentes du mont Caroux, marque la fin de la jeunesse. Le vin bourru, c’est le premier vin tiré par les viticulteurs. «Mal affiné, il conserve la bourre de l’enfance, quelque chose d’inachevé, de provisoire, comme si le vin nouveau se protégeait, un moment encore, contre les agressions du monde.»
Un  livre sur un pays, un village, un brin de nostalgie, une réflexion sur une société villageoise et un écosystème aujourd’hui disparus,  un regard sur l’enfance pour savoir au final «  si le petit garçon qu’on a été serait satisfait de l’homme qu’il est devenu.»