La Gazette n°20 – Août 2009

27 08 2009

LE CHEMIN DES BONSHOMMES

Les Cathares – Générique du film

Ils allaient par les chemins pour expliquer l’Evangile dans la langue d’oc. Ils se proclamaient bons chrétiens , « parfaits ». Le pays occitan les appelait « Bonshommes et Bonnes Femmes. L’histoire les a appelés les cathares. Cet été , nous avons marché sur leur traces …

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Le « Chemin des Bonshommes » a été, du Xie au XVIe siècle , un axe économique important qui unissait l’ Ariège et le Bergueda. Les derniers Cathares en exil, fuyant la prison, la spoliation et la mort, utilisaient tout naturellement cet itinéraire pour aller chercher refuge en Catalogne. Par les montagnes, les cols, allant de maison amie en abri précaire , ils gagnaient les terres catalanes vers l’Alt d’Urgell, la Cerdagne ou le Bergueda.

Pour notre bonheur, catalans et ariègeois se sont unis pour faire revivre ce chemin de l’histoire, c’est le GR107 : des sentiers jalonnés de châteaux, de petites églises romanes, de villages médiévaux pleins de charme. Le tout dans le décor grandiose des Pyrénées. La FFRP à édité un topo-guide. Un itinéraire qui à pied, à cheval ou à VTT va nous conduire de Foix à Berga . Nous avons choisi de le parcourir de Mérens-les Vals à Gosol , l’occasion de franchir  encore la barrière pyrénéenne. Cette fois-ci à la Portella Blanca.
LE TREK – LES ETAPES
1ère partie : La variante de Mérens-les- Vals à Porté-Puymorens (2 jours)
1er jour. Mérens-les-Vals (1060m) – refuge des Bésines (2104m) (Dénivelé : 1373m – 6h.)
Itinéraire commun avec le GR10. Temps  fort : passage de la porteille des Bésines à 2333m 
Nuit en ½ Pension au refuge des Bésines.

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La Porteiile des Bésines


 

 

 

 

 

 

2ème jour. refuge des Bésines (2104m) – Porté-Puymorens (1623m) (Dénivelé : 366m – 6h)
Itinéraire sur le GR 10 , puis le GR7. Temps fort : passage du Col de Coma d’Anyell à 2470m.
Nuit en gîte à Porté

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Le col de Coma d’Anyel

 

 

 

 

 

 

 

2ème partie : Le GR 107 de Porté-Puymorens à Gosol ( 4 jours)
3ème jour. Porté-Puymorens (1623m) – Cabane des Esparvers (2060m) (Dénivelé : 1006m – 5h30)
Itinéraire sur le GR 107. Temps fort : Vallée de Campcardos et passage de la Portella Blanca à 2517m.
Nuit en bivouac à la cabane des Esparvers

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Merci à Christian, Flo et Sandy de m’avoir accompagné sur la trace de mes ancêtres (peut-être?)


 

 

 

 

 

4ème jour. Cabane des Esparvers (2060m) – Bellver de Cerdanya (1032m) (Dénivelé : 200m – 6h)
Itinéraire sur le GR 107. Temps fort : Vallée de la Llosa – Art roman à Bellver de Cerdanya.
Nuit en alberga à Bellver de Cerdanya

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Vallée de la Llosa

 

 

 

 

 

 

 

5ème jour.Bellver de Cerdanya (1032m) – Refuge San Jordi (1560m) (Dénivelé : 1008m – 7h )
Itinéraire sur le GR 107. Temps fort : Col de Pendis et entrée dans le Parc national de Cadi-Moixero
Nuit au refuge San Jordi

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Col de Pendis

 

 

 

 

 

 

 

6ème jour. Baga (786m) – Gosol (1423m) (Dénivelé : 1134m – 7h30
Itinéraire sur le GR 107. Temps fort : le Parc national de Cadi-Moixero et la Pedraforca
Nuit à l’hôtel

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La Pedraforca

 

 

 

 

 


 

 

Loin des itinéraires médiatiques des endroits simples et beaux comme seul, la montagne sait nous offrir.

 



La Gazette n°19 – Spécial AUBRAC

4 06 2009

 









C‘est l’hiver ! La neige a tout enseveli, le vent s’engouffre sous ma Goretex, j’avance sur le sol glacé au rythme du crissement de mes raquettes, à chaque instant je m’attends à croiser un troupeau de rennes , une horde de chevaux mongols, ou un yeti ! « Mais non Jc!  Les tâches noires qui se détachent sur cette immensité blanche ne sont pas quelques tipis lapons ou yourtes mongoles, tu rêves! des chortens ici? tu as trop lu Tintin au Tibet avant de partir pour le Nepal !quant aux traces de yeti (!) désolé ce ne sont que nos raquettes » Je ne suis pas ici, ni dans mon Grand Nord lapon, .ni dans mes steppes mongoles et pas encore dans l’Himalaya, mais tout simplement je découvre les croupes de l’Aubrac et ses burons abandonnés, sous cette épaisseur impressionnante de neige!

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Je marche vers l’inconnu. Je mesure cette immensité, je ne peux pas me vanter de l’aborder sans un certain frémissement, certains ce sont perdus ici dans les brouillards et la neige de l’hiver, je suis dans « le Pays en plein ciel » Ciel blanc laiteux, cristaux de neige scintillants sous un pâle soleil. J’avance dans cette austère splendeur. On est peu de choses. Je pense à tout ce qui s’est passé ici depuis 9 à 6 millions d’années. Dans cette contrée du Massif Central, un point chaud du magma a vomit de gigantesques masses de laves. J’avance , j’ai l’impression d’avancer sur ces gigantesques glaciers du Quaternaire qui on fait l’Aubrac, il ne manque que les mammouths ! «  Mais non Jc ,ici c’est le paradis de la race aubrac »!

 

 

 

C‘est le printemps! Col de Bonnecombe. La neige a fini de fondre. Je n’en fini pas de m’émerveiller. C’est un tout autre paysage qui s’offre à mes yeux. Toutes ces collines et croupes obscures sont d’un vert tendre à croquer (!) Le plus beau !

aubrac-31aubrac-42aubrac-51aubrac-61Je marche sur un parterre de fleurs, blanches narcisses, jaunes jonquilles et genets, pâles violettes et pensées sauvages à l’infini. Je contourne de petits ruisselets qui gargouillent dans l’herbe nouvelle. Je découvre le balise rouge et blanc du GR60 « Tour de l’Aubrac ». Je saute les clôtures. Les voilà les belles brunes de l’Aubrac. Les vaches ont été remises en liberté après l’âpre hiver. Les burons de Cantecouyou sont devant moi, puis ceux de Mailhe- Biau (en français « Maillet-Boeuf »- du temps où le marteau servait à assommer le bétail à l’abattoir). Les prairies sont semées de blocs de granite et d’ondulation de lave , travail de transport  et de polissage des glaciers anciens.
 

 

 

Mais, l’Aubrac nous rappelle à son austérité. Faut sortir les parapluies , il grêle sur le signal du Mailhe-Biau !!!
Et le ciel en sortira encore plus beau et plus pur., touches de blanc et de bleu au dessus du vert sombre des hêtraies sauvages et épicéas plantés par l’homme. Voilà le refuge de Rajas au milieu de ces blocs de granite.

 

La boucle est bientôt bouclée, il est temps d’allonger le pas, impatient d’ aller déguster l’aligot dans ce superbe buron restauré du « relais des Lacs ». http://www.relais-des-lacs.fr/ Faites une purée de pomme de terre, ajoutez l’ail, le poivre, la crème fraîche, la tome fraîche et remuez fortement et longuement, toujours dans le même sens avec une spatule en bois. Quand la pâte n’adhère plus aux parois et qu’elle file. C’est prêt!!!

Avant de quitter l’Aubrac je suis revenu voir la cascade de Déroc.

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J‘y préfère la féérie de glace !!! Peut-être qu’aujourd’hui l’aligot était trop lourd à digérer !!!!

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cascade du Déroc s’élance de 30m de haut dans un étrange décor d’orgues basaltiques: coulées d’eau sur coulées de laves ! N’oubliez pas l’envers du décor, plus beau que l’endroit!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin pour que le plaisir soit complet je vous conseille d’aller profiter des bains chauds bienfaisants de la Chaldette, à l’intérieur d’un joli bâtiment dessiné par JM Wilmotte à l’esthetique presque japonisante, posé en pleine nature sur les rives du Bès. Détente et repos assurés après une magnifique journée de marche. www.lachaldette.com/

Je suis tombé amoureux de l’Aubrac , j’y reviendrai c’est sur, par un chemin: celui de St Guilhem . Pèlerinage et transhumance à la fois. 10 jours de marche sur la grande draille du plateau granitique de l’Aubrac en Lozère jusqu’à l’abbaye de Gellone au cœur du village de Saint Guilhem-le-Désert. !

LE CALENDRIER DE JUIN DE GEOLOGICA-rando

Le 6 et 7 juin: c’est à Ax qu’on s’ éclate au festival des Sports Aventure: http://explos.fr/Festival/visuel-small

 

 

4 films montagne en projection le Samedi soir pour rêver et s’évader.Dimanche la meteo ne semble pas clémente , replis probable vers les rochers de Roquefixade à défaut de la Dent d’Orlu

 

 

 

 

 

 

 

14 juin: le Pic de Bugarach. Une belle balade en boucle(5 à 6h) , par la fenêtre. Le Pech , comme on l’appelle ici vaut un sommet de Haute Montagne.

 

 

 

 

 

 

 







La Gazette n°18 – mai 2009

8 05 2009




Avec trois brins de muguet, j’ai reçu cette carte , cette fenêtre , cette ouverture sur le monde, j’ai envie de vous l’offrir aussi ce mois ci ,accompagnée de ces paroles du bouddha.




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C‘est évident, cette pensée forte me renvoie à mon voyage au Népal de Mars et ce trek au Tour des Annapurnas.

J’en remmène plein d’images fortes elles aussi . J’ essaierai de vous faire partager ces moments privilégiés au cours d’un diaporama et d’une soirée népalaise offerte aux enfants de Sourire d’Enfant.

En attendant, pour vous faire patienter, je vous glisse quelques images incontournables.

D‘abord KATMANDOU et le temple de SWAYAMBHUNATH.

Perché sur une hauteur à l’ouest de Katmandou, ce grand temple bouddhique est l’un des symboles du Népal . Selon la légende, la vallée de Katmandou était autrefois occupée par un lac où un beau lotus a poussé. Après, le lotus s’est transformé en une colline, et la fleur est devenue le Stupa.

Om mani padme hum (La sagesse est dans la fleur du lotus)

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Surmontant le dôme blanchi à la chaux , un bloc carré et doré porte sur les 4 faces les yeux du regard vigilant du Bouddah.

LE THORUNG LA !

Pour nous le moment le plus émouvant de ce trek restera le passage du Thorung La

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Un record d’altitude, une découverte de nouvelles limites, une expérience ….

Effleurer les drapeaux de prière tout la-haut , est un instant rare à partager.

Mais , il y en a eu tant d’autres au cours de ces 17 jours de marches qu’impose ce trek. On dit de lui qu’il est le plus beau du monde?

Il est vrai que l’itinéraire qui remonte la vallée de la Marsyangdi Khola pour redescendre dans celle de la Kali Gandaki en franchissant le col de Thorung La à 5416m est impressionnant. Sa longueur impose un parcours de plusieurs semaines, traversant une infinité de village tissant ainsi un lien entre ceux qui marchent et ceux qui simplement vivent : c’est une expérience véritablement marquante dont on ne revient pas « indemne » !

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LA KALI GANDAKI !

En tant que géologue je ne peux pas passer cet instant sans vous parler de cette immense vallée , cette entaille, ce lit de rivière, large d’un kilomètre séparant 2 des plus grands massifs du monde culminant à plus de 8000m le Dhaulagiri et les Annapurnas, creusé par les glaciers. Inutile d’affronter ces géants pour ressentir leur puissance. Une journée de marche dans ces paysages désertiques, terre battue par le vent et desséchée suffit !

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Enfin POON HILL !

Quitter Ghorepani à la frontale et grimper de nuit sur la crête de Poon Hill à 3210m pour assister au lever de soleil sur la chaîne de l’Himalaya , cotoyer ainsi le Dhaulagiri reste un privilège.

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Comment quitter le Népal sans évoquer Maurice Herzog et ses compagnons Terray, Lachenal, Rebuffat, ces « conquérants de l’inutile »  les premiers à remonter la Kali Gandaki avant de conquérir le 3 juin 1950 le premier 8000 l’Annapurna. Ayant eu la joie de travailler à ces côtés lorsqu’il dirigeait dans les années 80 la compagnie pétrolière Triton , j’ai gardé dans ma mémoire cette réflexion de l’avant-propos d’Annapurna , premier 8000 « vaut mieux être vrai qu’être fort ».

Un petit clin d’oeil depuis le musée de la montagne en son honneur!

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LE CAROUX La légende de la femme couchée

Après avoir cotoyer tous les jours ces géants himalayains , c’est promis, j‘irai encore caresser « la femme couchée » , notre « montagne de Lumière » le Caroux et je lui porterai peut-être un autre regard.

Il y a bien longtemps lui aussi était un géant culminant à plus de 5000m , c’est une vieille histoire de 300millions d’années….. mais, vous lui préfèrerez sans doute sa légende! Une histoire de Titans!

 

« En ce temps là vivaient les géants. Cruels, ils meurtrissaient la terre, dévastaient la nature, offensaient le ciel dans les batailles terribles qu’ils livraient sans cesse.

  Impuissants à les calmer, Terre et Ciel se mirent d’accord pour en détruire entièrement la race. Jupiter jeta la foudre dans leurs combats. La Terre tendit ses pièges.
Cébenna et Réa survécurent seuls. C’est que, contrairement à ceux de leur race, ils étaient doux et paisibles, allant la main dans la main, sensibles aux beautés de la nature, de l’aube, du crépuscule, aux charmes des fleurs, aux chants des oiseaux. Ils affectionnaient par dessus tout un plateau et un roc appelé Caroux d’où leurs regards pouvaient glisser par dessus vallées et monts, vers la mer aux horizons infinis.

  « Qu’ils meurent ! » criait furieux le Dieu de l’Olympe, impatient de créer une race nouvelle.
La Terre, que tant de grâce et de douleur touchaient, hésita longtemps…puis céda enfin.
Un soir que l’air était parfumé et d’une grande douceur, Cébenna s’étendit sur le roc pendant que Réa remontait le lit du ruisseau d’Héric. Elle suivait d’un œil distrait de petits nuages roses courant sur le couchant. Surprise, elle sentit sous son poids le roc s’amollir, se creuser. Effrayée, elle lança ses bras et ses jambes en un brusque sursaut. La pierre devenue glu immobilisa ses membres, recouvrit son corps. Alors dans un suprême effort, elle renversa sa tête en arrière, poussa un cri de désespoir et d’agonie, et les larmes s’échappant de ses yeux tombèrent goutte à goutte dans les eaux du Rieutord.

  Réa, au cri poussé par Cébenna, voulut s’élancer vers elle. Hélas ! sous l’effort, ses pieds s’enfoncèrent comme aspirés par le lit du torrent. Il tomba à genoux pendant que ses mains s’appuyaient à la paroi rocheuse où elles demeurèrent fixées. Dans un effort surhumain où ses os craquèrent, il essaya d’échapper à l’étreinte…il s’enfonça jusqu’aux épaules, puis la glu rocheuse s’éleva, épousa la forme de sa tête, étouffant son dernier râle, pendant que l’Héric déferlait en grondant…

« C’est ainsi que tel le gisant de pierre d’un tombeau, le corps de Cébenna, l’infortunée fille des Titans, dessine à jamais ses formes au sommet du Caroux »

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CALENDIER DE MAI

Causses, Aubrac, Corbières au programme de mai

Pour commencer, une des plus belles balades que j’aie faites depuis que je cours les chemins sur mes deux pieds: parcourir au bord extrême du causse Méjean, les vires et les balcons des gorges de la Jonte et du Tarn et voler par l’esprit avec les vautours fauves! C’est le dimanche 10 mai

Ensuite, basalte noie et nuages blancs , le "pays en plein ciel"l’impression d’infini, d’immensité et d‘harmonie sauvage, c’est l’Aubrac et son austère splendeur , nous irons tourner autour du signal de Mailhebiau C’est le week-end du 16 et 17 mai

La boucle sportive sur le toit de l’Aude!!!! Le Pech de Bugarach,

la "montagne aux sorcières" un itinéraire sportif

on passera par la fenêtre!!

C’est le dimanche de Pentecôte le 31


Et le Caroux dans tout çà ? Il reste le dimanche 24 !!!!

IT IS YOUR MIND THAT CREATES THIS WORLD ……

Et vive la rando!