Carnet de route N°3
3 12 2006DATE :
17 décembre 2006
LOCALISATION :
Gard – Pont du Gard
Difficulté : *
Aucune difficulté. A/R 5h

DEPART :
9h00 de Valquières ou rendez-vous à 11h au Parking Voiture du Pont du Gard.
Comment y aller :
Par l’A75 et l’A9 , dépasser Nîmes et quitter l’autoroute à la sortie 23 , rejoindre Remoulins , puis le Pont du Gard . 157km –2h
Cartographie :
Pour la route : Carte Michelin n°83 80 ou IGN Top 250 Pyrénées Languedoc – Roussillon ou Carte régionale Languedoc-Roussillon
Pour la balade : IGN n°2941E Remoulins 1 :25000 série bleue
Où manger et dormir :
Prévoir un pique-nique de midi et quelques en-cas et de l’eau (même si nous sommes sur un aqueduc)
Equipement :
Equipement (en fonction de la météo) pour une balade d’une après-midi. Un petit sac à dos sera suffisant
Meteo :
Répondeur téléphonique : 3250 ou www.meteo-france.fr
Adresses utiles :
www.lepontdugard.com
www.lepontdugard.fr
www.avignon-et-provence.com
LA RANDO
Après avoir visité le site du Pont du Gard (1/2h) On peut commencer la balade. Le sentier balisé GR6 et PR longe les arceaux de l’aqueduc romain. On passe la colline de la croix de Martian pour rejoindre la D981 que l’on traverse sur la D227 vers Vers-Pont-du-Gard. Franchie l’ancienne voie ferrée, la balade se poursuit dans la garrigue, direction la fontaine Ménestrière. On atteint vite les premières maisons de Vers (village à visiter) puis la carrière…. En suivant les panneaux « Pierre du Pont du Gard… elles sont en exploitation depuis plus deux mille ans (maison fondée en l’an 161 de notre ère !) on atteint la carrière et l’on cheminera quelques instants sur l’ancienne voie romaine où s’escrimèrent, suèrent, souffrirent et parfois moururent des cortèges d’esclaves… pour un pont, lancé pour l’éternité au-dessus du Gardon. Il arrive parfois qu’une œuvre humaine égale les plus beaux édifices de la nature.
ITINERAIRE
REPERAGE
Le Pont du Gard est un morceau de l’aqueduc romain qui conduisait l’eau d’Uzès à Nîmes. C’est l’ouvrage le plus impressionnant des cinquante kilomètres de canal.
Construit au début de notre ère avec les pierres extraites sur les lieux mêmes dans les carrières romaines environnantes, il enjambe le Gardon, rivière capricieuse, sur une longueur de 360 mètres. Il est formé de 3 niveaux d’arches supportant le canal couvert situé à 48 mètres du sol. Il est le plus haut pont-aqueduc connu du monde romain.
En observant avec soin la face interne des piliers en grand appareil du deuxième étage du Pont on découvre aisément le travail des bâtisseurs romains : techniques de taille des blocs (traces de coup d'escoude) et techniques de construction (blocs posés en carreau et boutisse et blocs saillants pour la mise en place des échafaudages).
En s'approchant, on ne peut qu’être émerveillé de la précision d'assemblage à sec des blocs : chaque bloc était assemblé aux autres par le ciselage des joints sur place. Certains blocs pèsent près de 6 tonnes !
La pierre de Vers utilisée à la construction du pont venait des carrières avoisinantes : il s'agit d'un calcaire coquillier d'une texture assez grossière et se prêtant très bien à la taille.
De nombreuses traces et gravures parsèment la surface du pont. Ce sont soit des marques d'assemblage indiquant la place que les claveaux de voûtes devaient occuper, soit des symboles gravés par les romains comme le «phallus», symbole de la fécondité ou soit des marques laissées par les compagnons du devoir pour qui le Pont du Gard constituait et constitue encore une étape obligée.
Du Moyen-Age jusqu'au XVIIIème siècle, le Pont fut utilisé pour franchir le Gardon. Les piles des arches du deuxième étage furent entaillées dans leur épaisseur pour faciliter la circulation des voitures et charrettes, compromettant gravement la solidité de l'édifice.
A partir de 1702, les échancrures dans les piles furent en partie colmatées et, face à chaque pile, des passages en encorbellement furent aménagés pour élargir la voie. En 1747, l'ingénieur Pitot accola aux arches de l'étage inférieur un pont routier pour que le trafic puisse être assuré sans risque pour le monument.
L’aqueduc, ce n’est pas seulement le Pont du Gard ! C’est aussi, et surtout, plus de 50 km de méandres de pierres assemblées en canal qui alimentait, au temps des Romains, Nîmes en eau provenant de la mythique fontaine d’Eure d’Uzès . Ignoré du grand public jusqu’à ce qu’une poignée de passionnés décident de mettre à jour ses vestiges enfouis sous d’énormes bosquets de ronciers sauvages et autres salsepareilles griffantes, il est aujourd’hui réhabilité dans la mémoire collective et surveillé par les experts des monuments historiques.






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