Carnet de route N°3 – 2012

6 09 2011

 

Les Monts de St Guilhem
Beaume de l’Olivier

                                                                                                                                        

DATE :
  1er novembre 2011

LOCALISATION :
Hérault – Les monts de St Guilhem

Difficulté : *
Balade pour tous sur sentiers 
 
DEPART :

11h00 de St Guilhem le Désert
( point de départ de la boucle)

Comment y aller :
Sortie A75 direction Gignac. Rejoindre Aniane par la D32 ,
puis St Guilhem par la D4
(Se garer à l’extérieur du village en bordure de la D4, le long de l’Hérault

Cartographie :

Pour la route : Carte Michelin n°83 ou IGN Top 250 Pyrénées Languedoc – Roussillon  Régionale R13
Pour la balade : IGN  n°2642ET 1 :25000  ST GUILHEM LE DESERT

Où manger et dormir :

Prévoir un pique-nique de midi.
Equipement :
Equipement (en fonction de la météo).  Petit sac à dos. Bonnes chaussures.

Meteo :
Répondeur téléphonique : 3250 ou www.meteo-france.fr

Adresses utiles :

 
LA RANDO

(en boucle – 3h – dénivellé 400m)
A partir du village de St Guilhem , on remonte la D4 sur 1,5km. Au niveau d’un pont (75m) , peu avant un barrage on laisse la vallée de l’Hérault, pour s’engager à gauche dans la Combe Malafosse.. On suit d’abord une route empierrer , avant de continuer à droite le long d’une clôture sur un chemin couvert d’éboulis. Par quelques lacets , en laissant la grotte du Sergent sur la gauche on parvient aux ruines du Mas de l’Arbousier (307m). On quitte les  ruines en suivant un large chemin. A un croisement repéré par un cairn , on va suivre à gauche un très beau petit sentier plat qui dans la végétation puis sur une vire dégagée va nous emmener jusqu’au Beaume de l’Olivier (300m) et son ermitage construit dans la paroi à proximité d’une grotte. Ensuite par des succession de montées et descentes faciles le sentier rejoint le GR74 qui descend de l’ermitage ND de Belle Grâce pour rejoindre St Guilhem. Sur le chemin on fera un petit détour pour aller visiter les ruines du château du Géant, en suivant une belle sente aérienne rocheuse.  
 



Carnet de route n°1 – 2012

6 09 2011


Caroux –Espinouse
Le Vialais et la montagne d’Arêt

                                                                                                                                        

DATE :
 2 octobre 2011

LOCALISATION :

Hérault – Parc Régional du Haut -Languedoc

Difficulté : *

Aucune difficulté – si ce n’est la longueur –
circuit entièrement sur pistes et sentiers balisés
 
DEPART :

9h00 de Valquières ou rendez-vous à 10h00 au Hameau de Douch  ( parking à l’entrée du village)

Comment y aller :

Par la vallée de l’Orb, rejoindre Lamalou les Bains. Puis à gauche dans Lamalou les Bains  prendre la petite route de l’Espinouse  (D180) passant par Villecelle, Rosis rejoindre le hameau de Douch .

Cartographie :
Pour la route : Carte Michelin n°83 ou IGN Top 250 Pyrénées Languedoc – Roussillon ou Régionale R13
Pour la balade : IGN  n°2543 ouest St Gervais sur mare 1 :25000 série TOP 25

Où manger et dormir :
Prévoir un pique-nique de midi.

Equipement :
Equipement (en fonction de la météo) pour une courte balade d’une après-midi. Un petit sac à dos sera suffisant (….pour rapporter les champignons). C’est la saison!

Meteo :
Répondeur téléphonique : 3250 ou www.meteo-france.fr

Adresses utiles :
www.parc-haut-languedoc.fr

intéressant aussi : CEBENNA Montagne et Environnement à Olargues, un accueil, des animations , des visites guidées, un auditorium, etc.  Avenue du Champ des Horts. tel : 04 67 97 88 00 www.cebenna.org

LA RANDO
Le Vialais et la montagne d’Arêt (en boucle 5h– dénivelé 550m)
Un itinéraire très agréable qui permet de découvrir Héric après une belle descente en sous-bois, puis le vallon du Vialais et au retour les crêtes dénudées de la Montagne d’Arêt.

La première de la boucle s’effectue sur le GR7 que l’on emprunte jusqu’à Héric. Une agréable descente en sous –bois après le col d’Ayrole (949m) sur un vieux chemin empierré (1h). Après avoir traversé le hameau d’Héric (514m) et ses quelques maisons, c’est vers la partie haute du village que l’on va trouver LE SENTIER DU VIALAIS, il grimpe dans les bois , puis à découvert (belle vue sur le Fourcat d’Héric), traverse quelques ravins, longe quelques bergeries en ruine et atteint  en 1h le Col du Salis. , puis 20mn après le col du Mayne (828m). (A proximité faire un petit détour pour aller voir le Roc Traucat) . En continuant le sentier , souvent en sous-bois on va se rapprocher du ruisseau que l’on atteint au pont du Vialais (800m) (35mn). Une vingtaine de mètres en aval du pont, rive gauche, on va monter sur un chemin caladé que l’on va quitter rapidement pour emprunter sur la gauche un bon sentier qui monte dans la forêt en lacets régulier jusqu’au col de l’Ourtigas (988m) (30mn). Puis ce sera le retour par LA PISTE DE LA MONTAGNE D’ARET. L’itinéraire est magnifique d’abord en forêt sur une large piste, puis en crête sur la piste pare-feu offrant de magnifiques panoramas (35mn). En quittant la piste pare-feu, l’itinéraire se poursuit toujours en crête en suivant des balisages jaunes et en passant devant de gros cairns au Colllet d’Estret (1010m). La sente monte ensuite à droite au Sommet de Candès (1033m) puis redescend vers le col du Tirondel (965m) (20mn). Pour rejoindre Douch, par une petite croupe on va se diriger vers le Sud en direction du sentier du Salis (balisage bleu), puis sur la gauche au col de l’Ayrole , pour rejoindre Douch (40mn)    

ITINERAIRE


 

 

 

 

 

 

 

 

 

REPERAGE

Evoqués à la fin du XIXè siècle par le romancier cévenol Ferdinand Fabre, les monts de l’Espinouse sont souvent restés dans l’anonymat. L’Espinouse la belle oubliée de Pierre Granier, publié en 1961 est en effet un des rares ouvrages consacrés à l’étude de ce massif du Haut-Languedoc, formant la pointe la plus méridionale des Cévennes, isolé entre la Montagne Noire et le Causse du Larzac. Les crêtes de cette montagne se confondent avec la ligne de partage des eaux séparant les versants atlantiques et méditerranéens. ; limite naturelle et géographique, les Monts de l’Espinouse ont aussi joués le rôle de frontière à travers l’histoire du Languedoc. Ainsi les Volkes et les Ruthènes , les Romains et les Gaulois, les Wisigoths et les Francs ont trouvé sur ces crêtes les confins de leurs territoires. Plus tard ces mêmes limites seront reprises pour définir provinces et diocèses et, de nos jours encore, on les retrouve dans le découpage administratif et politique de la région.
Dès le Néolithique (3000 ans av. JC) , les longues croupes e l’Espinouse seront parcourues par les pasteurs transhumants, les nombreux témoins mégalithes (dolmens, menhirs) qui jalonnent ces voies antiques ; la plus importante d’entre elles a été le support des échanges entre le Rouergue et le Bassin méditerranéen, le trafic est resté très intense jusqu’au Moyen – Age où cette voie portait le nom de « Grand Cami Ferrat de la Montanha au païs bas ».
L’économie pastorale, basée sur la production des châtaignes, a maintenu dans ces contrées une population assez importante jusqu’au début du siècle. L’avènement de l’ère industrielle va provoquer un exode sans précédent, amplifié par les deux guerres mondiales, entraînant une profonde mutation de la société. Le développement des loisirs et de la randonnée pédestre en particulier est un des des facteursde cette évolution marquée par l’urbanisation et l’augmentation du temps libre
Les monts de l’Espinouse n’ont pas échappé au phénomène, désertés par la population, ils offrent de nos jours aux citadins un réseau très dense d’anciens chemins et de sentiers Trois GR reprennent les tracés ancestraux sillonnent les massifs du Caroux et de l’Espinouse pour atteindre la Montagne Noire.


… un peu d’histoire géologique

Racontons son histoire vieille de 300 millions d’années.
Vous le savez, il y a environ 500 millions d’années et pendant prés de 200 millions d’années, la région appartenait au domaine marin, d’une mer qui séparait deux continents-la Laurasia au Nord et le Gondwana au Sud. De la collision de ces deux continents sortirent des eaux, il y a 300 millions d’années une chaîne de montagne, appelée hercynienne.
Ainsi culminèrent un temps à plus de 5 000m, le vieux Massif Armoricain, les Vosges, le Massif Central, la Montagne Noire et le Caroux-Espinouse puis furent démantelées, rabotées, aplanies en 50 millions d’années. Le Caroux vécut une grande période d’accalmie pendant toute l’ère Secondaire, il ne culminait plus qu’à 200 ou 300m, la mer était revenue à ses pieds et l’ancêtre de l’Orb coulait péniblement en larges méandres. Avec l’ère Tertiaire, notre terre bougea une fois encore. D’un continent unique, la Pangée, se différencièrent les plaques qui font notre monde. Leurs mouvements ne se firent pas sans heurts. Du choc entre la plaque Africaine et Eurasienne surgirent les Pyrénées, puis les Alpes, il y a 40 millions d’années pour les premières et 10 millions d’années pour les secondes. Pendant ces mouvements tectoniques puissants, les vieux massifs érodés subirent de fortes poussées Nord-Nord Ouest qui les soulevèrent, d’environ 1000m, à l’image d’un soc de charrue relevant une dalle, la faisant émerger de terre sans la retourner. Le vieux massif, disloqué, découpé par des failles, les unes anciennes Est-Ouest du premier plissement hercynien, les autres récentes Nord Est- Sud Ouest du plissement alpin, allait à nouveau, du fait de son rajeunissement, subir à nouveau l’érosion. Des gorges se creusent et l’Orb pourra reprendre  lui aussi son travail de sape, s’enfoncer dans son lit, tout en conservant son tracé sinueux vestige de l’époque ancienne.