La Gazette de GEOLOGICA-rando Octobre 2011
29 09 2011
Au sommaire :
BALADE AVEYRONNAISE
Patrimoine et Paysages du Parc Naturel Régional des GRANDS CAUSSES
GEOLOGICA-rando
Les randos d’octobre
Dimanche 2 octobre : LE CAROUX
Au départ de DOUCH , au cœur du PNR du Haut-Languedoc.
Le Vialais et la montagne d’Arêt
Dimanche 30 octobre :
Au départ de MINERVE,:cité martyre cathare.
Les Gorges du Briant
A venir :
Dimanche 20 novembre :
Au départ de ST GUILHEM le Desert, cité jacquaire
le Beaume de l’Olivier
L’Agenda d’ Octobre
"Peut -on sortir du nucléaire" et la fête de la Sciences
Mon Livre du mois
Le Vin bourru de Jean-Claude Carrière
BALADE AVEYRONNAISE
Patrimoine et Paysages
Du PARC NATUREL REGIONAL DES GRANDS CAUSSES
Retour sur Les Journées du Patrimoine
Cette année 2011, les 28ème Journées du patrimoine de Septembre nous incitaient au voyage, voyage dans le temps , voyage dans l’espace. Découverte d’un lieu , d’un paysage au grès d’un vagabondage.
je vous invite à me suivre dans mon voyage d’un jour autour de ce thème
1er arrêt : MERIFONS et les Terres Rouges du Salagou
A la porte de ma maison, ce lieu m’est familier, mais pourtant je ne me lasse jamais, quelques soient les saisons, du haut du col de la Merquière, de poser , à chacun de mes passages, un regard sur la haute vallée du Salagou , paysage de contrastes , paysage du fond des âges géologiques.
Un arrêt s’impose à la petite chapelle Saint Pierre pour saluer mes amis du Mas des Terres Rouges et de l’APNHC qui animent cette journée et y présentent le patrimoine local , balades historique , géologique , regard sur la biodiversité pour les uns, exposition photos, diaporama pour les autres, heureuses initiatives qui nous permettent un instant d’entrer dans l’intimité d’un lieu.
Tant pis je continue ma route , je n’emprunterai pas le volant d’une des belles voitures de collection que présentait ce dimanche devant la chapelle ,les Calandres Clermontaises, l’essence est trop chère !
Je ne peux quitter ce lieu sans porter un regard sur la dalle de la Lieude et ses traces de pas de Merifontichnus, figées ici pour l’éternité, en espérant toutefois que l’homme qui aujourd’hui profite de la beauté et de la richesse de cette espace protégé saura aussi préserver ce patrimoine pour nos enfants et les générations futures.
J’aime me rappeler ces deux phrases. « La beauté sauvera le monde » de Dostoïevski et plus récemment celle de René Char « Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver ». Elles illustrent je crois à merveille la fragilité et la beauté de ce lieu.
Je culpabilise , vais-je avoir tout au long de cette journée, une vision réductrice de voyageur pressé sur tous les paysages que je traverse, quand mes amis proposent tout simplement de s’arrêter ici à la Lieude sur «"ces murs qui nous parlent " !
Je laisse à regret sur son piton de lave les ruines impressionnantes du Castellas de Mérifons, gardien solitaire et silencieux du lieu ,
je pense à Georges Sand qui en son temps signala la présence de traces énigmatiques inscrites dans les feuillets de ce livre géant que sont ici les Ruffes.
Je n’oublie pas au passage tout en admirant la beauté du lieu les habitants de Celles privés de leur terre quand leur vallée du Salagou fut transformé en lac. L’homme moderne transforme à grands pas , à coups de grands travaux, le paysage. Voici le merveilleux Pas de l’Escalette et ses falaises percées par un tunnel . Exit, la petite N9, nous voilà sur le Larzac et l’A75 et son bornage de rochers ruiniformes ! Je devrais quitter l’autoroute , ses bruits de moteur, pour aller me perdre dans la solitude du Causse qu’elle traverse. A peine, cette pensée m’effleure et me voilà déjà sur ce chef d’œuvre de l’architecture moderne franchissant la vallée du Tarn : le viaduc de Millau. Il est temps de quitter l’autoroute !
2ème arrêt : SAINT EULALIE DE CERNON
Nichée au creux de la vallée du Cernon, nous voici arrivez à Saint Eulalie de Cernon et sa commanderie qui a autrefois abrité les premiers Templiers du Larzac. Son architecture et ses remparts donnent au village une apparence extérieure austère. Il est pourtant agréable de s’y attarder, de flâner dans ses ruelles étroites et passages couverts,
se rafraîchir autour de la fontaine ombragée
et découvrir la magnifique église en partie romane.
Nous sommes entrés dans le Parc Naturel Régional des GRANDS CAUSSES , avec ses voisins , le Parc national des Cévennes (à l’Est) et le Parc naturel régional du Haut Languedoc (au Sud) , il forme l’un des plus grands espaces naturels d’Europe. La richesse de son patrimoine bâti , la spécificité et la diversité de ses paysages incitent à la découverte. Son territoire est vaste 315 640 ha, 94 communes, il est bien difficile de ce fait de l’appréhender en un jour.
3ème arrêt : LES ROUGIERS
Mon passé de géologue m’a emmené tout naturellement dans ce territoire du Parc : Les Rougiers, ce sont les mêmes couleurs rouges que celles que j’ai quitté ce matin en traversant les Ruffes du Lodévois. Leur histoire géologique est identique peut-être vais-je y rencontrer un cousin de Merifontichnus thalerus !
Et ici aussi les murs nous parlent !
Depuis Saint Affrique nous suivons le Dourdou, Le Cambon, le Viala du Dourdou, Saint Isaire, tout est rouge, le rouge des grès permiens , des pavés des ruelles aux pierres des maisons , des églises et des châteaux.
Je comprends pourquoi les habitants de ces villages peignent les volets de leurs maisons aux couleurs vives et chatoyantes
et les agrémentent de décorations légères ( girouettes forgées sur les cheminées ou fresques sur leurs façades).
Dans ces lieux austères je me suis arrêté plus longuement dans un village perdu : les Costes-Gozon où de surprenantes découvertes m’attendaient en suivant de vieilles pancartes en bois. Elles m’ont conduit à Pinsac .
Du haut de ce promontoire , le panorama à 360° est splendide, étrange et insolite à la fois.
J’y découvre de superbes et émouvantes tombes wisigothes taillées dans les rochers affleurant le sol , des gravures énigmatiques ornant encore les pierres d’un muret,
et puis il est là dressé sur ses deux pattes arrières un tyrannosaure ! Je l’ai trouvé le cousin de Merifontichnus, c’est une création géante métallique d’un ferronnier d’art des Costes Gozon : André Debru. !
Cet artiste est génial il faut s’arrêter à son atelier du village « André Debru coupe, découpe, tord, perce, ponce, biseaute et entremêle tout ce qui lui tombe sous la main pourvu qu’il s’agisse de métal ».
Ses œuvres monumentales sont posées pêle-mêle en bordure de route dans l’herbe à côté de son atelier , on les retrouve çà et là visibles dans toute la région, comme les girouettes aperçues sur les toits de Viala du Dourdou» .
4ème arrêt : La vallée des RASPES du Tarn
Nous sommes en limite du Parc, au Sud du Levezou, un million d’années après l’autre, le Tarn a creusé ici , une entaille escarpée qui serpente sur une quarantaine de kilomètres jusqu’à Brousse le Château. Autrefois la rivière courrait en rapides d’où ce nom de "raspes", de nos jours les barrages hydroélectriques ont assagi le cours d’eau sans rien ôter de la sauvagerie de ses pentes .Ainsi c’est créé, œuvre géologique et œuvre humaine confondues un univers particulier ou se mélangent le sauvage et l’harmonieux. Nous nous arrêtons à Brousse le Château ,

Avec son château perché sur son éperon rocheux, son église, son oratoire, ses maisons aux toits de lauzes, accolées les unes aux autres, son pont de style roman , ce village est un vrai paysage de carte postale , ultime halte idéale pour clôturer notre voyage à travers le temps et l’espace , thème de cette journée du patrimoine.
Une dernière surprise agrémente la visite du château c’est la magnifique collection de « sylvistructures » de l’artiste Pierre Lerron-Lesur en amandier qui nous rappèle que l’Aveyron comptait en son temps parmi les premiers producteurs d’amandes en France.
GEOLOGICA Rando
Randos d’automne
Dimanche 2 octobre : LE CAROUX

Au départ de DOUCH , au cœur du PNR du Haut-Languedoc.
Le Vialais et la montagne d’Arêt (en boucle 5h– dénivelé 550m)
Un itinéraire très agréable qui permet de découvrir le hameau d’Héric après une belle descente en sous-bois, puis le vallon du Vialais et au retour les crêtes dénudées de la Montagne d’Arêt.
( voir carnet de route n°1 – 2012
http://www.geologica-rando.com/carnet-de-route-n°1-2012/
Dimanche 30 octobre: Les GORGES du BRIANT
Au départ de MINERVE, cité martyre cathare.
Gorges du Briant (en boucle 2h30 – dénivellé 200m)
Au-delà de sa richesse patrimoniale , liée à son histoire tragique, le grand attrait du site de Minerve est ses ponts naturels, ce sera la fin d’un magnifique circuit en bordure des falaises des gorges du Briant et de la Cesse
( voir carnet de route n°2 –2012
http://www.geologica-rando.com/carnet-de-route-n%C2%B02-2012/
Agenda d’Octobre
le Vendredi 7 octobre à 20h30 salle Achille Bex à Bédarieux.
ATTAC Hauts-Cantons organise une conférence-Débat sur le thème "peut-on se passer du nucléaire?" animée par le réseau Sortir du Nucléaire et des intervenants ayant compétence sur le sujet (économies d’énergie, villes en transition., ressources énergétiques renouvelables.).
le Samedi le Samedi 15 Octobre à 18h à Cebenna , à Olargues.
« Le feu dans la nature » . Le feu , élément utilisé depuis toujours dans nos paysages, est-il dévastateur ou salvateur de notre biodiversité ? Conférence animé par Philippe Martin écologue, dans le cadre de la fête de la Sciences « 1001 feuilles »
Je vous oriente vers le site de Cebenna http://www.cebenna.org
Il y a plein de sorties prévues dans le massif du Caroux dans le cadre de cette fête du 13 au 16 octobre
Mon livre du mois
Le Vin bourru
de Jean-Claude Carrière
C’est en me promenant dans le Caroux les deux WE derniers que j’ai eu envie de relire ce livre qui a déjà 10 ans et qui raconte l ‘enfance de l’auteur à … Colombières sur Orb.
Le Vin Bourru, souvenir pour moi aussi de la piquette tirée de la barrique de ma grand-mère, un vin « vermillon » ariégeois qui faisait un délicieux vin sucré dans lequel je trempais de généreuses tranches de pain pour me désaltérer après de magistrales courses sur le Pech de Foix … mon Caroux de chez-moi !
Le Vin bourru évoque l’enfance de Jean-Claude Carrière entre 1931, date de sa naissance à Colombières-sur-Orb, dans l’Hérault, et 1945, qui, avec l’irruption de la guerre sur les pentes du mont Caroux, marque la fin de la jeunesse. Le vin bourru, c’est le premier vin tiré par les viticulteurs. «Mal affiné, il conserve la bourre de l’enfance, quelque chose d’inachevé, de provisoire, comme si le vin nouveau se protégeait, un moment encore, contre les agressions du monde.»
Un livre sur un pays, un village, un brin de nostalgie, une réflexion sur une société villageoise et un écosystème aujourd’hui disparus, un regard sur l’enfance pour savoir au final « si le petit garçon qu’on a été serait satisfait de l’homme qu’il est devenu.»
Catégories : La gazette














































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