CARNET DE ROUTE N°7 – 2011
2 06 2011
Foix – Roquefixade – Montségur
Le chemin des Bonshommes 
DATE :
11 – 12 Juin 2011
LOCALISATION :
Ariège – Pays de Foix
Difficulté : **
Les deux premières étapes du chemin des Bonshommes
Balade facile. Sans difficulté particulière. Sur sentier bien marqué
.
DEPART :
Départ de la rando : 10h – de la gare SNCF de Foix.
Comment y aller :
Par l’A61 – sortie 22 Bram. Puis D119 par Fanjeaux et Mirepoix. Et N20 (échangeur de Verniolle jusqu’à Foix . Valquières – Foix : 240km – 3h
Cartographie :
Pour la route :
Carte Michelin n° 86 ; ou 343 local ou IGN Top 250 Pyrénées-Languedoc-Roussillon.
Pour la balade :
IGN 2147 ET Foix-Tarascon/Ariège et 2247OT Lavelanet-Montségur 1/ 25000ème
Rando éditions Pyrénées carte n°9 Montségur 1/50000ème
Topo guide FFRP GR107 Le chemin des Bonshommes
Où manger et dormir :
Pour ceux qui veulent partir la veille :
nuit à Foix : L’auberge le Leo , grande structure d’accueil , incontournable en qualité/Prix http://www.leolagrange-foix.com/
Pour Roquefixade, pour ceux qui marchent….. Perso , je passe la nuit à la belle étoile sur les pelouse du château !!!! Pour plus de confort vous avez des gîtes d’étape (Pensez à réserver c’est le WE de Pentecôte)
http://www.gite-etape-roquefixade.com/ou
http://gite-relais-des-pogs.pagesperso-orange.fr/
Dimanche soir : Pour Montségur pour ceux qui restent la nuit il y aussi un camping municipal et des gîtes "Lou Sicret"http://www.montsegur.org/html/etapes.htm (je connais c’est rustique et
accueillant!), il y a aussi "Al Pitchou parfait" http://www.montsegur.org/html/gite_etape.htm
( si Montségur est plein voyez sur Montférrier Gite d’étape le Paquetayre 05 61 03 06 29 ou celui de la Freychède 05.61.01.10.38
Prévoir pique-nique pour les journées de marche – soirées-étapes en ½ pension ou camping
Equipement :
Vous partez pour 2 jours. Le fond de sac (35L) de randonneur ne change pas : une veste coupe-vent type Gore-Tex, un bonnet, une paire de gans légers, des lunettes de soleil, un couvre-chef, de la crème solaire, cartes , boussole, lampe frontale. Pour la nuit un duvet léger ou drap cousu. Côté vêtement prévoir une tenue de marche de rechange. Emportez quelques en-cas et eau. Bonnes chaussures de marche
Météo :
Répondeur téléphonique : 3250. Internet : http://www.meteofrance.fr
Adresses utiles :
LA RANDO
1er jour : Foix – Roquefixade : 5h 30 – D 830m+
De la cité comtale, l’itinéraire facile emprunte pistes et sentiers, chemine en sous-bois, parcours les crêtes calcaires du Pech de Foix pour atteindre les falaises de Roquefixade et les ruines de son château.
( nuit en bivouac au château ou en gîte à Roquefixade)
2e jour : Roquefixade – Montségur: 5h – D 650m+
Montségur perché sur son pog. ! De l’éperon rocheux de Roquefixade vous l’apercevez. Les derniers cathares communiquaient entre eux , à vue, par signaux Il faut à pied, 5h pour relier les deux « citadelles du vertige ». Une journée agréable, des chemins souvent en sous-bois et une montée facile jusqu’au col de Séguela au pied du château de Montségur
(nuit en gîte)
ITINERAIRE

REPERAGE
Le « chemin des Bonshommes » – GR107 – part de Montségur et se termine à Berga en Catalogne. Il suit l’itinéraire qu’empruntèrent en leur temps les Cathares sur le chemin de l’exil , fuyant l’Inquisition, la prison et la mort.
En amont , des itinéraires balisés conduisent à Montségur. Celui qui part de Foix, à ma préférence , car il se situe sur le « territoire » de mon enfance et donc constellé de souvenirs tout le long du chemin qui court à travers les collines calcaires et les sous-bois du piémont du pays de Foix.
Son principal intérêt en plus d’ offrir de magnifiques points de vue sur les montagnes est de découvrir ces vieilles pierres perchées au-dessus des villages de Roquefixade et Montségur.
Roquefixade
Roca fisada : le site est remarquable. Une falaise vertigineuse entaillée d’une large faille sur laquelle les bâtisseurs ont lancé une voûte et construit le château. On peut se promener sur les ruines de cette forteresse démantelée en 1632 sous le règne de Louis XIII. Au faîte de l’abrupt rocher, on devine l’emplacement du donjon quadrangulaire du XIIIe ou XIVe s. attenant à la courtine supportée par la voûte qui enjambe la faille. Mêlé en son temps au catharisme, d ’ici, on pouvait communiquer avec la citadelle Montségur, refuge des derniers « parfaits ». Le panorama est superbe, mais il faut ensuite monter sur les crêtes et les pelouses voisines, derrière le château pour avoir une vue encore plus belle!
Montségur
L’ultime citadelle. L’ultime refuge. Le haut lieu du catharisme. Quarante ans d’histoire, dix mois de siège, un bûcher de deux cent cinq martyrs , font entrer Montségur dans la légende.
Comment ne pas être impressionné par ce site : le pog et son château. Sur un piton calcaire , à 1207m d’altitude, une enceinte construite à la limite de l’abrupt délimite l’espace défendable terminé par un donjon rectangulaire. On découvre Montségur après une rude ascension de vingt à trente minutes, des chicanes et des marches taillées dans le roc donnent accès à une très grande porte défendue par un hourdage. On pénètre dans une petite cour, ceinturée de haute murailles. Face à la grande porte , une poterne. A sa droite un escalier donnant accès aux remparts. A sa gauche le donjon percé de deux ouvertures. Autour de la cour d’environ 700m2 et appuyés à l’enceinte aveugle s’élevaient des logis et des communs. Le donjon comprend une salle basse percée de fentes d’éclairage, et relié par un escalier à vis ménagé dans un angle, une salle haute munie d’une cheminée. L’extrémité Est du donjon est occupée par une citerne. Mais où vivaient les cinq cents personnes assiégées ? Une partie de la garnison résidait avec armes et nourriture dans la petite cour, le reste de la population se trouvait à l’ extérieur, 25m plus bas, groupé dans un petit village construit au pied de la forteresse. Quant aux seigneurs des lieux , Raymond de Pereilhe et Roger de Mirepoix logeaient en compagnie de leur famille dans la salle haute du donjon
Aucun texte ne révèle l’existence d’un château à Montségur avant le XIIIè s. La construction du château actuel date de 1204. Date , à laquelle les cathare établis en communauté sur le pog sollicitent le seigneur du lieu, Raymond de Pereilhe, pour relever les ruines d’un château abandonné et assurer leur protection. Le nouveau château offre ainsi la sécurité, un « mont ségur ». Le village se développe rapidement et devient le centre du catharisme jusqu’en 1244 et le symbole de résistance du Languedoc à l’envahisseur. Dans le courant du mois de mai 1243 , six mille « croisés » s’installe au pied du pog. Le rapport des forces est démesuré. Montségur tombe le 16 mars 1644. Refusant de renier leur foi, une longue cohorte d’hommes et de femmes, croyants et parfaits sont condamnés au bûcher et périssent dans les flammes sous les yeux des chevaliers qui les avaient défendus pendant toute ces longues années. Au pied du pog , une stèle élevée au départ du sentier qui conduit au château marque l’emplacement du « Prat dels Cramats »,souvenir d’un combat, symbole de deux valeurs fondamentales de l’humanité : la foi et la liberté.
Catégories : Les carnets de route
























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