La Gazette de GEOLGICA-rando n°23 Février 2011

14 02 2011

 

Au sommaire :

Balade en Ubaye

De la via Domitia au Canal du Midi

Les gaz de schistes en Languedoc-Roussillon

AGENDA de Février

Des nouvelles de
SOURIRE D’ENFANT
 

BALADE EN UBAYE

Bienvenue dans la Vallée de l’Ubaye, entre Durance et frontière italienne au coeur des Alpes du Sud!
Ô sacrilège , j’ai fait cet hiver une infidélité aux Pyrénées pour partir découvrir, chaussé de mes « souliers des neiges » une vallée riche de paysages grandioses aux sommets dépassant les 3000 m d’altitude, à découvrir des abords du lac de Serre-Ponçon jusqu ‘aux contreforts les plus élevés du vallon de Mary.  

 

J1 : PRA – LOUP
« Solitaire et inanimé, parcouru naguère comme son nom l’indique par des meutes de loups, cet ensemble d’alpages à moutons parsemé de bois de mélèzes » … est devenu depuis 50 ans une grande station de ski privilégié par son ensoleillement  et son enneigement.
Des Molanès (1500m) on peut s’y échapper en raquettes dans le BOIS du FAU et grimper au milieu des mélèzes jusqu’au belvédère (2127m) et y admirer le Lan (2682m) et la Mea (2560m), les deux sentinelles de Barcelonnette.
 

     

 

 

 

 

 

J2 : Le col de l’Arche (1948m) et le vallon du Lauzanier
Le dimanche 20 février 1972 , 7h du matin, partie de Tête-Dure, une avalanche dévale les ravins de Combal et les Marguerites et descend jusqu’à Larche. Depuis l’accès au vallon de Lauzanier , l’hiver, est réglementé. On peut cependant s’y engager en suivant les pistes du domaine nordique 30km de pistes tracées le long de l’Ubayette jusqu’au sauvage vallon de Lauzanier à l’entrée du Parc du Mercantour, et plonger le temps d’une journée au cœur d’une nature intacte, sauvage et préservée et découvrir les petites cabanes pastorales qui jalonnent le parcours . Sans doute un des plus beaux sites nordiques des Alpes
 

 

 

 

 

J3: Saint Paul sur Ubaye
Encore un bel espace nordique, en longeant l’Ubaye du Pas de la Reyssole au pont du Châtelet, écoutez le murmure de son eau qui court paisiblement sous la glace … avec une dizaine de kilomètres d’itinéraires nordiques balisés et une pléiade d’itinéraires sauvages Saint Paul sur Ubaye est le paradis de la raquette. Chaussez vos souliers de géant , pour une délicieuse boucle facile à flanc de montagne autour de la rivière Ubaye!
 


 

 

 

 

 

 

 

 

J4 : Maurin et le vallon de Mary

En raquettes, on peut aussi s’échapper, facilement, hors des sentiers et si la neige est douce et le soleil de la partie, la randonnée devient une merveille.
Nous sommes tout au nord, près des sources de l’Ubaye, à presque 2000 mètres d’altitude, MAURIN, un hameau, une église, un panorama et le départ d’une magnifique rando , remontant le vallon de Mary . Il est facile d’atteindre les belles étendues de neige qui recouvrent l’alpage : Cote 2293, la Bergerie Inférieure du Mary, dominée par l’Aiguille Large et la Pierre André et une succession de « 3000 » jusqu’au Brec de Chambeyron
 


 

 

 

 

J5 : Pontis et le lac de Serre-Ponçon
  Le territoire de Pontis posé comme une vigie au dessus du confluent Ubaye – Durance et dominant l’ensemble du lac de Serre-Ponçon mérite le détour. Le  panorama  à 1300m depuis le col est superbe. Le lac de Serre-Ponçon est un lac artificiel créé par l’établissement d’un barrage sur la Durance 2 km en aval de son confluent avec l’Ubaye. Avec 1,2 milliard de m3 d’eau et une superficie de 28,2 km2, c’est la deuxième plus importante retenue d’eau en Europe. Au passage une curiosité géologique à ne pas rater « les demoiselles coiffées », vestige de l’époque glaciaire.

 

 

 

 

 

 

 

UN PEU DE GEOLOGIE…..

HISTOIRE DE L’AIGUILLE ANDRE

L’histoire alpine s’étend du début de l’ère secondaire jusqu’au milieu de l’ère tertiaire, en trois étapes
Au début , était la mer, la Thétis. Sur le vieux continent (300 m.a) raboté des montagnes hercynienne après plusieurs millions d’année, une mer – la Thétys- s’installe dès le Trias (230m.a) , puis s’étire s’affirme et s’approfondit pendant les temps jurassiques (230 à 140 m.a).
Europe et Afrique se séparent franchement, dans cette déchirure entre ces continents qui s’écartent  à la vitesse d’une dizaine de centimètres par an va s’installer un profond fossé , appelé rift, que vient garnir des épanchements basaltiques pour former des volcans sous-marins .
Puis, entre 85 et 40 m.a, les deux continents cessent de s’écarter et amorcent leur rapprochement. L’espace océanique se réduit, les sédiments déposés au fond de la Thétys, se compriment, s’écrasent, se déforment, s’empilent en nappe de charriage, glissent sous l’eau pour finalement émerger bientôt et être portés en altitude pour former le décor d’aujourd’hui : la où nous voyons de hautes chaînes de montagne s’étendait jadis un domaine océanique. Ainsi la belle Aiguille André qui se dresse au-dessus du vallon de Mary a été modelée dans les grès et les conglomérats verts et violets du Verrucano du Trias.

 

HISTOIRE DES DEMOISELLES PERCHEES
Un glacier est vivant ! Tout au long de son histoire , un glacier véhicule avec lui des éboulis de roches tombant des pentes voisines et les transporte sur quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres avant de les déposer à son front , là où il fond : c’est la moraine frontale que les eaux déblaieront à leur tour….. ainsi ce sont formées les Demoiselles coiffées ou cheminées de fées ! Ici en Ubaye , en bordure du lac de Serre-Ponçon, les dépôts glaciaires du quaternaire recouvrent une large partie des marnes noires , sédimentaires de la vallée de la Durance. L’apparition des Demoiselles coiffées est due à l’érosion de ces dépôts, sous l’action commune des eaux de ruissellement, du vent et de la neige. Lorsqu’un gros bloc de pierre, transporté jusqu’ici par les glaciers géants du Queyras, fait obstacle à la pluie et à la neige, l’érosion des terres à la périphérie du bloc rocheux n va permettre de dégager progressivement une colonne de terre coiffée d’une pierre. Ces piliers de terre et pierres se solidifient progressivement grâce à un phénomène de capillarité. La terre qui constitue les moraines est très hétérogène, poreuse et ici en versant sud, très sèche, exposée au vent et au soleil, de ce fait comme pour une éponge, lorsque l’eau s’écoule sur ces terrains, elle remonte par capillarité, s’évapore, abandonne ses sels minéraux qui cimentent les piliers  faits de terres et de cailloux. Mais attention, spectaculaires , spectatrices momentanées des évènements géologiques , ces statues de pierres ne vivent qu’un temps. Profitez-en ! Leur chapeau les protège mais il finira par tomber, la cheminée lui survivra un temps puis disparaîtra , alors que d’autres naîtront … sous d’autres chapeaux. La nature est toujours vivante !


De la Via Domitia au Canal du Midi

    Dés l’Antiquité notre région a été traversée par  des grandes voies de communication. La mythologie grecque relate le passage d’ Heraclès le long de notre littoral. Il venait d’Erythie et ramenait en Grèce le troupeau de bœufs pris au géant Géryon ; objet de son dixième travail. Plus tard, c’est au tour d’ Hannibal et de ses éléphants partis à la conquête de Rome de sillonner notre région sur la via Hericlea. La voie domitienne sera construite sur les vestiges de cette voie antique qui desservait les oppidum de l’âge de fer pour relier Rome à la péninsule ibérique en passant par la province  Narbonnaise. En 118av JC le consul Domitius, dirige les travaux de construction  de cette réalisation et lui donne son nom la via Domitia.
Encore bien plus tard, un autre grand homme marque de sa griffe notre région, c’est Paul Riquet. Relier l’Atlantique à la Méditerranée par un canal, tous en ont rêvé de l’empereur Auguste à Louis XIII : un seul l’a fait c’est Pierre-Paul Riquet ! De nos jours, vous empruntez A9 et ligne TGV pour traverser à grande vitesse notre région !

Il existe une réponse à la course du temps. Le tempo lent du pas du marcheur , l’air froid sous un soleil radieux et le regard impatient  de découvrir ou de rêver à de nouveaux  ou d’anciens horizons  …

J’en ai rapporté quelques clichés lumineux


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NB : Vous pouvez retrouver un autre regard de cette ballade sur le site de Pascale Le fil d’ariane

http://www.relaxationpascalecalmette.fr

Les gaz de schistes en Languedoc-Roussillon
On en parle beaucoup en ce moment. C’est la question du mois – Faut-il exploiter les gaz de schiste ? Et si oui, à quelles conditions ?
Confronté à une contestation qui enfle contre les gaz de schiste, le gouvernement a choisi de marquer une pause. « Aucune autorisation de travaux ne sera donnée ni même instruite avant le résultat d’une mission » chargée d’évaluer les enjeux environnementaux, a déclaré à l’Assemblée nationale Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie.
Mais bon , les permis ont été attribuées dans la plus grande discrétion.
Il y a des raisons de s’inquiéter. Notre région est particulièrement riche en réserve alors que nos autres gisements traditionnels (tel que le champ de Lacq sont épuisés). Mais les méthodes d’exploitations de ces nouveaux eldorados sont particulièrement musclées et ont un impact sur l’environnement qui n’est pas que paysager.  Les méthodes d’extraction et les techniques utilisées à l’heure actuelle peuvent  être considérées sans hésitation de destructrices et polluantes : consommation excessives d’eau – La technique est d’injecter à haute pression dans le puits un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques, ce qui a pour conséquence de fissurer les roches souterraines, libérant ainsi le gaz qui peut ensuite être extrait vers la surface.

Sur ce sujet circule sur internet le film GASLAND

Ecrit, réalisé et produit par Josh Fox, Gasland attire l’attention sur les risques de la fracturation hydraulique, cette technique de forage horizontal qui explose aux USA et dont on connait encore mal les conséquences …
Les Etats-Unis sont devenus en 2009 le premier producteur mondial de gaz naturel, devant la Russie, pas étonnant que le gaz de schiste soit le nouvel eldorado américain.
La séquence du documentaire où un habitant de la zone enflamme l’eau du robinet car saturée de gaz est tout simplement impressionnante.

 
Les "Gaz de Schiste" constituent un sujet d’actualité régionale et de débats dans les media et sur le net. les scientifiques de Géosciences et de HydroSciences de Montpellier présentent sur le sujet un communiqué très complet et pédagogique sous forme de questions-réponses. L’objectif est de présenter des informations factuelles afin d’éclairer le débat. (vous poiuvez télécharger le communiqué)

http://www.gm.univ-montp2.fr/spip/spip.php?article1312


AGENDA DE FEVRIER
samedi 12 février
sur FR3 Montpellier 15h25
PLANETE LARZAC
 Ce film se propose de faire découvrir ce lieu unique peuplé de personnages hauts en couleur qui sont aussi de merveilleux conteurs. Un lieu où il fait bon vivre malgré les rigueurs du climat et où des mots comme solidarité et entraide signifient quelque chose. Un lieu enfin où les paysages arides, parsemés ça et là de rochers aux formes tourmentées, ne peuvent laisser indifférent. L’exemple d’une utopie devenue réalité.
http://midi-pyrenees.france3.fr/documentaires/index.php?page=article&numsite=5891&id_rubrique=5948&id_article=15686 (voir la bande annonce)
Gardarem lo Larzac ……Pour certain(e)s , çà va vous rajeunira et vous détendra !

DIO et VALQUIERES, EGLISE DE VALQUIERES à 18h
60 choristes se réunissent au profit des enfants les plus démunis de SOURIRE D’ENFANT
Chants profanes et sacrés par LE CHOEUR DES AIRES, direction Laurent PICOT. Le groupe AVENTURE chante BREL, arrangements et direction Paul RODIER. Concert gratuit
Avec le concours de la mairie de DIO et VALQUIERES. Après le concert, rencontre avec les choristes autour d’un buffet offert par la municipalité.

Dimanche 20 février
LES BALADES DE SOURIRE D’ENFANT

N°6     « Chemins de l’histoire »  Au bout de la route du sel
 L’histoire des routes du sel débute au Moyen Age quand les caravanes de muletiers transportaient le bois des régions montagneuses vers les bords de la Méditerranée, pour la construction des bateaux. Au retour, elles remontaient vers le Rouergue des cargaisons de sel, source de vie et d’économie.
Ce mois-ci,  c’est au bout de cet itinéraire que je vous emmène.
RENDEZ VOUS à Villeneuve les Maguelonne
Place de l’église Saint Etienne
DIMANCHE  20  Février  à 10h 
( chaussures de marche, petit sac à dos, pique-nique – eau et bonne humeur)
ou départ de Valquières à 8h30
LA BALADE
A proximité de l’ancien évêché de Maguelone, longeant les étangs de l’Arnel et de Vic et traversant les anciens salins. Des paysages caractéristiques du littoral méditerranéen, un espace naturel favorable aux oiseaux Un circuit de 15 à 19km . 5h de balade pour tous
Je vous propose cette journée au profit de l’association  « SOURIRE d’ENFANT »
PARTICIPATION adultes : 5 euros  


INFOS – Des nouvelles de SOURIRE D’ENFANT…….

Notre équipe est de retour de  Madagascar
Allez sur le blog de l’association pour retrouver photos et récit de leur voyage.
http://www.association-souriredenfant.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma petite tortue- mascotte a bien grossi en ce début d’année et ne s’est guère épuisée sur les berges du canal du midi. Ce mois-ci , je l’emmène sur la plage de Villeneuve les Maguelonne.
Au fait , je voudrais lui trouver un nom ?

 
 



Carnet de route n°2 -2011

10 02 2011

Au bout de la route du sel

Les Salins et l’abbaye de Maguelone
A proximit é de l’ancien évêché de Maguelone, longeant les étangs de l’Arnel et de Vic et traversant les anciens salins. Des paysages caractéristiques du littoral méditerranéen, un espace naturel favorable aux oiseaux Un circuit de 15 à 19km . 5h de balade pour tous
                                                                                                                                        

DATE :

20 Février 2011

LOCALISATION :
Hérault – littoral

Difficulté : *
Aucune difficulté.
 
DEPART :

8h30 de Valquières ou rendez-vous à 10h à Villeneuve les Maguelonne ( Place de l’église Saint-Etienne) . Point de départ de la balade.

Comment y aller :

Par Saint Jean de Védas, puis N112 , puis D185 jusqu’à Villeneuve les Maguelonne – de Valquières 82km – 1h15

Cartographie :

Pour la route : Carte Michelin n°83 ,IGN Top 250 Pyrénées Languedoc – Roussillon ou IGN R13 Carte régionale Languedoc-Roussillon ou carte de promenade IGN 65 Béziers-Montpellier 1 :100000
Pour la balade : IGN  n°2545ET Béziers 1 :25000 série bleue

Où manger et dormir :
Prévoir un pique-nique de midi.
Equipement :
Equipement (en fonction de la météo) pour une courte balade d’une après-midi. Un petit sac à dos sera suffisant.

Meteo :
Répondeur téléphonique : 3250 ou www.meteo-france.fr

Adresses utiles :
 
Cathédrale de Maguelonne : http://muselat.chez.com/maguelone.htm

 
LA RANDO :

Les paysages magiques des étangs de l’Arnel et de Vic où l’on exploitait le sel dans les années soixante-dix.
On quitte Villeneuve les Maguelonne par le chemin de la Mort-aux-Anes ! direction les étangs.
L’étang d’Arnel,  , puis l’étang de Vic, pour emprunter le chemin des Saunier et traverser les anciens salins par la digue.
L’itinéraire avant de revenir sur le village longe la réserve de l’Estagnol
( l’accès à l’abbaye de Maguelonne se fait par une route petite route qui traverse l’étang d’Arnel et le canal du Rhône àà Sète)

REPERAGE


Les Salins

Sous l’ancien régime, le sel et l’argent étaient indissociables. Jusqu’en 1790, il était taxé d’un impôt, la gabelle. Le mot salaire signifiait argent pour acheter le sel. La production du sel ne coûtait pas grand-chose mais étant indispensable, il se vendait très cher et avait la même valeur que la monnaie. On extrayait environ 30 kg de sel par mètre cube d’eau de mer constamment renouvelée et acheminée par des roubines sur les vastes parcelles carrées des tables d’évaporation. Dans les années cinquante, on ramassait encore le sel à la pelle. Aujourd’hui, il est récolté mécaniquement. Les salins de Villeneuve-lès-Maguelone faisaient partie de l’ensemble des marais salants exploité sur tout le littoral languedocien depuis l’époque romaine. Au Moyen âge, les marais salants étaient généralement exploités par les religieux. L’abbaye de Maguelone, elle aussi, possède à cette époque ses propres salins et son port. Selon l’historien Languedocien, Gérard Boudet, « Le chapitre de Maguelone gère alors les salins de l’étang de l’Ingril à l’ouest de Frontignan, tout proche de Maguelone, et certains salins des étangs de l’Arnel et de Vic. Un acte du 10 avril 1338 attribue à Pictavin, évêque de Villeneuve lès-Maguelone, puis cardinal d’Albi (Tarn) un bon nombre de salins dans l’Hérault ». Dans l’une de ses nombreuses publications consacrées au sel dans le Midi, l’universitaire rappelle qu’en 1 174, le comte de Toulouse, Raymond V, cédera au chapitre de Maguelone la dîme du sel récolté sur ses salins. L’histoire des salins, ici, prendra fin dans les années soixante-dix.

 L’abbaye de Maguelonne

Cette forteresse abrita pendant près de dix siècles, un évêché .
La cathédrale de Maguelone est un témoignage majeur de l’art roman languedocien. Fortifiée, elle a la particularité d’avoir été construite sur une île.
C’était l’un des 7 sièges épiscopaux de la Septimanie, avec Agde, Lodève, Nîmes, Béziers, Narbonne et Elne, prouvant ainsi son importance dans le monde chrétien médiéval.
L’île est, depuis, rattachée à la terre ferme par un lido sablonneux. La cathédrale y trône au milieu d’un petit bois de pins, tel un immense vaisseau de pierre échoué, entre mer et étangs. Cette situation insolite lui vaut le nom de « la cathédrale des sables ».