Carnet route n°6 – 2010
30 10 2010AGDE – Le Mont Saint-Loup – La Grande Conque
DATE :
21 novembre 2010
LOCALISATION :
Hérault – littoral
Difficulté : *
Aucune difficulté. 3 petites balades de 1h à 2h chacunes
DEPART :
Rendez-vous à 11h à Agde. (Parvis de la cathédrale Saint-Etienne)
Comment y aller :
Par l’A75 : Clermont l’Hérault et Pézenas, puis Agde par SttThibéry et Bessan (D13)
Par l’A9 La Languedocienne sortie 34 ou par la N112 venant de Béziers ou Montpellier
Cartographie :
Pour la route : Carte Michelin n°83 ,IGN Top 250 Pyrénées Languedoc – Roussillon ou IGN R13 Carte régionale Languedoc-Roussillon
Pour la balade : IGN n°2645ET Sète-Cap d’Agde 1 :25000 série bleue
Où manger et dormir :
Prévoir un pique-nique de midi.
Equipement :
Equipement (en fonction de la météo) pour une courte balade d’une après-midi. Un petit sac à dos sera suffisant
Meteo :
Répondeur téléphonique : 3250 ou www.meteo-france.fr
Adresses utiles :
Voir le site du Cap d’Agde http://www.capdagde.com/
LES BALADES
Balade 1 : AGDE – Antique. On partira de la cathédrale Saint-Etienne du XIIè , bâtie en terre volcanique, plutôt forteresse qu’église. , puis promenade dans la vieille ville qui garde au cœur de ses remparts et ses ruelles les souvenirs de son passé antique et médiéval. ( durée 30’ – 1,5km )
Balade 2 : AGDE – Le Mont Saint Loup. Un espace naturel protégé, préservé : Au long des 3km de chemin qui en font le tour jusqu’à son sommet., vous traverserez garrigues et forêts de pins et de chênes verts, oliviers, figuiers et amandiers . Formé il y a 750.000 ans lors d’une éruption volcanique, du haut de ses 113 mètres, il offre un point de vue exceptionnel sur la région : les villes d’Agde et de Sète, le Mont Saint-Clair, la réserve naturelle du Bagnas, le Canal du Midi, l’étang de thau, le Capd’Agde et ses falaises, la Méditerranée . (durée 1h30 – 4,3km)
Deux bâtiments se dressent sur le mont : un sémaphore et une tour crénelée dite "Tour des Anglais". Avec le fort de Brescou, ils faisaient partie de l’ancien dispositif de surveillance de la côte.
Balade 3 : AGDE- La Grande Conque. L’un des plus beaux sites du Cap d’Agde, hérité de l’activité volcanique ! Une crique creusée par la mer dans la falaise volcanique, une petite plage de sable noir et les rochers des "deux Frères". Cette promenade au cœur d’un volcan éventré par l’érosion vous fera découvrir les sites sous-marins des collections du musée de l’Ephèbe, point de départ du circuit. Après la jetée Richelieu, l’itinéraire traverse le centre et le port de la station balnéaire du Cap d’Agde.
(durée 2h – 6,3km)
ITINERAIRES
Voir le site du Cap d’Agde http://www.capdagde.com/
REPERAGE
Agde l’Antique: un peu d’histoire …..
d’hier à aujourd’hui
L’origine d’Agde.
Il y a 750.000 ans, une éruption volcanique entraîne la formation du Mont Saint-Loup. Ses coulées de lave sont à l’origine de la butte basaltique sur laquelle la ville s’implante. Dès le Ve siècle av. J-C, les Phocéens (des Grecs venus de Ionie), séduits par la situation stratégique du lieu et la richesse de son sol volcanique fondent un comptoir à l’embouchure de l’Hérault. D’abord simple comptoir de commerce entre Marseille et l’Espagne, "Agathé Tyché"- la Bonne Fortune devient peu à peu une ville florissante et organisée, avec son port fluvial, ses remparts, ses rues à angles droits. Au IIIeme siècle, les peuples celtes, ibères et ligures, créent au sein d’ Agde une civilisation bigarrée à laquelle les Grecs orientaux apportent culture et raffinement.
Les troubles du Moyen-âge
Au Ve siècle après J-C, Agde devient le siège d’un évêché qui dure treize siècles. Les vandales la mettent à mal en 471, puis c’est au tour des Wisigoths de la tenir en leur pouvoir jusqu’à la fin du VIIe siècle. A partir de 714, les Maures envahissent la Gaule. La ville est détruite une première fois sur ordre de Charles Martel, qui pousse son avantage contre les musulmans du Sud de la Gaule pour asseoir la dynastie carolingienne par la force et les armes. Agde, comme Béziers, est délivrée des Maures, certes, mais en ruine. Au milieu du VIIIe siècle, Agde devient territoire du royaume franc, dans un comté qui s’étend de Béziers à Nîmes. A la fin du XIIe siècle, l’Evêque d’Agde rachète les emprunts du vicomte de la ville et devient seigneur du Comté d’Agde. Enfin terminée, la Cathédrale Saint-Etienne fait partie des remparts de la ville. Les évêques restent les chefs intemporels et spirituels de la cité d’Agde et de son diocèse jusqu’à la Révolution.
Le projet de Richelieu
En 1629, le Cardinal de Richelieu, séduit par le site maritime, imagine un grand port à l’abri du Cap d’Agde avec la construction d’une jetée devant relier la côte à l’îlot de Brescou. Les travaux commencent suite à la décision prise par un arrêté du Conseil du Roi en 1632. La mort du Cardinal, le 4 décembre 1642, arrête les travaux. Le projet du port est définitivement abandonné en 1651. Il sera à nouveau d’actualité, trois siècles plus tard, avec l’aménagement du Cap d’Agde au début des années 70.
Le Canal du Midi et le commerce fleurissant
En 1666, un édit royal autorise le Baron Pierre-Paul Riquet à entreprendre la construction du Canal du Midi afin de relier l’Atlantique à la Méditerranée. L’ouverture du Canal a lieu en 1681. A cette époque, l’Hérault facilite le trafic maritime et l’activité du port d’Agde atteint son apogée. Cette activité commerciale apporte richesse à la ville qui se dote alors de nombreux monuments et de somptueux hôtels particuliers.
En 1697, Agde enregistre ses armoiries définitives "à trois faces d’azur sur champs d’or". Les trois faces bleues illustrent la mer, le fleuve et le canal, et les champs d’or représentent le sable.
De la Révolution au XXe siècle
A la Révolution, une insurrection éclate dans Agde. Sous la pression populaire, l’Evêque d’Agde, Monseigneur de Saint-Simon, fuit la ville pour Paris, où il est guillotiné durant les derniers jours de la Terreur. Pendant la Révolution, Agde joue un rôle majeur dans le ravitaillement des armées françaises des Pyrénées-Orientales et d’Italie. En 1939, le long de la route de Sète est construit un camp de réfugiés pour recevoir les exilés espagnols fuyant leur pays après la chute de Barcelone et la défaite de l’armée Républicaine. D’autres réfugiés suivent : tchèques, belges, juifs et indochinois. En novembre 1942, l’arrivée des Allemands amène la dispersion du camp d’Agde.
Agde aujourd’hui
De son histoire née de la mer, Agde garde une tradition d’accueil et d’échange et un riche patrimoine historique à découvrir entre terre et mer. Tournée vers le futur et l’horizon, Agde est devenue avec Le Cap d’Agde, Le Grau d’Agde et La Tamarissière un haut lieu du tourisme international. Mais plus encore qu’un site touristique, c’est tout un concept qui a surgi, une nouvelle façon de vivre : Agde l’Antique a plongé dans la modernité. La dynamique de développement culturel au présent se traduit notamment par le soutien de la création artistique, avec le Site des Métiers d’Art qui favorise l’implantation d’ateliers d’artistes dans la cité historique, et la connaissance de l’histoire par la poursuite des recherches archéologiques, car les découvertes récentes attestent que Agde possède de véritables trésors sous terre et dans les eaux.
La ville d’Agde compte aujourd’hui 25.000 habitants.
(source: Office du Tourisme Cap d’Agde).
LE MUSEE DE L’ EPHEBE
Dans la pinède du Cap d’Agde, ce musée d’archéologie sous-marine présente la plus importante collection française de bronzes antiques trouvés in-situ.
Le musée de l’Éphèbe est un musée municipal situé au Cap d’Agde (commune d’Agde), dans le département de l’Hérault en France.
Construit en 1984 autour d’une ancienne ferme du XVIIIe siècle, le mas de la Clape, surplombant le port de la station touristique du Cap d’Agde, le musée de l’Éphèbe est consacré à l’archéologie sous-marine et subaquatique.
Inauguré en 1987, il fut créé pour accueillir et présenter aux publics le célèbre bronze hellénistique à l’effigie d’Alexandre le Grand, dit l’Éphèbe d’Agde, découvert en 1964 dans le fleuve Hérault au pied de la cité antique par Denis Fonquerle et Jacky Fajaud.
Il a reçu le label « musée de France » en 2002.
La visite du musée comprend :
le département moderne : céramiques médiévales, armement de la flotte royale et cargaisons d’épaves du XIIe au XIXe siècles ;
le département antique : le commerce maritime (amphores, vaisselle), la cité grecque et le bateau antique (architecture navale, ancres, vie à bord), une mosaïque illustrant une scène peu connue de la mythologie gréco-romaine, « le jugement de Marsyas » ;
le département des bronzes : l’ Éphèbe d’Agde, un prestigieux bronze grec découvert dans le lit de l’Hérault en 1964, daté du IVe siècle avant notre ère, un trépied en bronze étrusque, une série de canons pierriers, une aile de victoire et des pièces exceptionnelles découvertes récemment : deux statues romaines (Cupidon et un jeune garçon vêtu d’une tunique romaine) datées entre le Ier siècle avant et le Ier siècle de notre ère ;
la salle des inventeurs : la richesse des autres découvertes sous-marines d’Agde et de sa région.
« L’ EPHEBE » en savoir plus …
Unique statue en bronze de période hellénistique découverte en France « l’Ephèbe » d’Agde est une représentation d’ Alexandre le Grand. Sa datation varie entre le IVe et le IIe siècle av. JC ; il est attribuable à Lysippe de Sicyone ou à son école, cet artiste étant le portraitiste officiel d’Alexandre le Grand. Classé Monument Historique, il a été découvert le 13 septembre 1964 dans le fleuve Hérault, au pied de la cathédrale d’Agde. D’abord identifié en ‘’Apollon’’ lors de sa remontée des eaux, c’est finalement l’appellation ‘’Ephèbe’’ qui a été retenue de cette représentation plastique d’un homme jeune , nu, n’ayant pour seul attribut qu’un drapé sur l’épaule gauche . Fortement endommagé lors de son séjour sous –marin, l’Ephèbe a été restauré en 1967 pour son exposition au Musée du Louvre. Depuis son retour à Agde en 1987 , une deuxième restauration le sablage du métal et un nouveau soclage ont été réalisés donnant un aspect plus « archéologique » à la statue.
Cette année, le Musée de l’Ephèbe du Cap d’Agde fête ses 25 ans !
Agde la Volcanique : un peu d’histoire …
géologique et sa légende
Les volcans de la basse vallée de l’Hérault , d’Agde au Salagou, étaient actifs il y a 2Ma, on les retrouve sur un alignement nord-sud dont il ne reste le plus souvent que quelques anciennes cheminées (neks) et filons (dykes) dégagés par l’érosion et quelques monticules ou plateaux isolés couverts de fougères formés par des projections de cendres, lapillis, bombes ou par du basalte. En ce temps-là, la lave coulait à flots tout autour de Lodève, recouvrait les terres rouges (les ruffes) de l’époque permienne et l’Escandorgue se prenait pour le Stromboli ou les îles Hawaï … ! Il y a 700 00 ans , la région d’Agde et de Saint-Thibery retentissait du grondement sourd des volcans des monts Ramus, du mont Saint-Loup, du Petit Pioch et du Saint-Martin. Ces petits volcans sont en partie démantelés par des carrières exploitants leurs matériaux pouzzolanes et basaltes. Le plus imposant, le mieux préservés est le Mont Saint-Loup , et fut actif pendant une période de 200 000ans où se succédèrent phases d’émission de laves et d’explosion. Ce feu d’artifice se terminera sur la plage et sous la mer, au Capd’Agde comparable à celui de Surtsey l’Irlandais ! Ce volcan était vraisemblablement installé sous l’eau d’une lagune ou de la mer. Son magma à 1100-1200°C, vaporisait l’eau provoquant des explosion La plage de la Grande Conque au pied d’une impressionnante falaise noire et jaune , en est un vestige fait de tufs disposés en lits réguliers, composés d’un mélange de d’ éléments volcaniques et de fragments de roches sédimentaires, certains blocs informes ressemblent à de la brique , il s’agit de la boue du fond de la lagune, cuite par l’érosion. D’autres volcans, aujourd’hui submergés, existaient à proximité de la côte. Le plus lointain a été repéré, à près de trente kilomètres au Sud du Cap d’Agde.
Les Deux Frêres : histoire géologique ou légende
Une coulée basaltique est visible à hauteur de la plage de la conque (plage noire au sable constitué de débris basaltiques), dont la forme concave, en conque, est le résultat de l’érosion entre des reliefs basaltiques plus résistants qui sont les reste de dykes, dont au sud les « rochers des Deux Frères » tout proches du cap proprement dit.
On dit aussi qu’ici …. Deux frères trouvèrent un soir une sirène blessée sur la plage… Ils la soignèrent et tombèrent éperdument amoureux. Dans leur folie, ils s’entretuèrent. La sirène, avant de regagner les flots, supplia Poséïdon de leur laisser une forme apparente en souvenir de leur passion… Le Dieu de la Mer y dressa les 2 rocs. A vous de choisir et bonne balade !
(source: Office du Tourisme Cap d’Agde – Geologie du LanguedocRoussillon de JC Bousquet – Guide de la Géologie en France SGF Belin).
Catégories : Les carnets de route
















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