« Je ne sais jamais trop où un chemin me mènera et s’il me mènera quelque part. En revanche, je suis assuré de ce à quoi il me soustraira : à un assoupissement (…) , à la résignation, au repli sur soi – et la solitude qui parfois l’accompagne n’a rien d’amer : elle me restitue à ce qu’il y a de grave et doux en moi et demeure mon compagnon : le chemin … »
Voilà, heureux de repartir avec vous pour une nouvelle année, j’avais envie en mémoire de Pierre Sansot, de commencer par les premières lignes de Chemins au vents.
Une nuit sous la yourte septembre 2006
BONNE ANNEE 2007
Pour partager ensemble des chemins nouveaux
pleins d’aventures, de rencontres, de découvertes, de bonheur et de rêve
LE PROGRAMME D’HIVER

Première neige
Rando – Raquettes
Dimanche 21
Janvier :
Les crêtes de Gallinas
Samedi 17 et Dimanche 18
Février :
Autour du refuge de Mariailles
Samedi 10 et Dimanche 11
Mars :
Orris de Carla et Port du Rat
RANDONNER EN RAQUETTES
UN PEU DE TECHNIQUE
Voilà revenu le temps de chausser les raquettes… si la neige veut bien recouvrir un peu nos massifs familiers et ce sera reparti pour quelques escapades dans nos forêts, alpages et autres petits sommets.
C’est pratique la raquette, on peut progresser partout, dans les premières neiges sans fond, neige trop molle, dans les pentes, les dévers,…etc.
C’est facile les raquettes, il suffit de savoir marcher ! Cependant, le matériel, la neige et la pente obligent à une adaptation plus technique qu’elle n’y paraît
MARCHE A PLAT
On marchera normalement sans écarter les pieds, le buste droit. Les bras sont légèrement écartés du corps et les bâtons aide à l’équilibre et à la progression. La raquette en mouvement passe par dessus la raquette d’appui, pour être posée devant à plat. Un grand débattement du pied est indispensable à une marche naturelle. Pour cela la plupart des raquettes sont équipées du système ‘’step-in’’, plaque de fixation articulée, facilitant le mouvement. Mais il est toujours important de bien « marquer » chaque pas pour bénéficier d’un bon appui surtout en neige molle.
A LA MONTEE
Tout dépendra de la pente.
Si la pente est encore faible, les raquettes peuvent être posées à plat, avec une légère torsion de la cheville, mais souvent on devra les « planter » dans la neige afin de façonner des marches. Plus la pente sera forte et plus on progressera horizontalement, de surface réduite, les marches seront réalisées suffisamment stable afin d’y porter le poids du corps pour se hisser dessus. Le corps restera bien d’aplomb sur la raquette d’appui pour permettre de lever l’autre raquette et de la porter devant pour façonner la marche suivante ! Tout ceci se fera plus facile avec l’aide des bâtons et de la talonnette de la raquette.
A LA DESCENTE
Pour profiter des griffes de la raquette et du maximum d’équilibre du corps, les descente s’effectuent de face, dans la ligne de plus grande pente. Le corps devra rester bien d’aplomb, chaque pas fait une marche. Un léger balancement du corps permettra de transférer le poids du corps sur la raquette venant en appui, les bâtons aidant toujours à l’équilibre. Et ainsi les pas vont s’enchaîner dans un mouvement souple et régulier, sans se bloquer, sinon c’est la chute et le nez dans la neige ! On pourra même se permettre des fantaisies en fonction de l’état de la neige, sauts, petites courses ou long pas glissés !
L’AZINAT
Résistance ! Grâce aux dieux du bien-vivre, la gastronomie ariègeoise n’est pas prête à ressembler à la peinture sur assiette !En souvenir de ma grand-mère, de sa cuisine qui chantonnait près de l’âtre , voici l’azinat qui mijotait dans le tupin !
L'azinat est un plat originaire de la vallée de l'Ariège. Si les auvergnats, les lorrains, les bretons, les savoyards et d'autres ont leur potée, les ariégeois ont l'Azinat. L'Azinat représentait le plat de base des paysans ariégeois, de Tarascon, de Massat, de Siguer ou d'ailleurs, chaque village a sa manière de le préparer. Il y a deux sortes d'azinat le "pauvre" proche voisin de la garbure et le "riche" qui, lui, est un véritable plat de fête presque pantagruélique et qui n'a rien à envier aux célèbres potées des autres régions de France, car il a en plus ce petit quelque chose qui est la rouzole. De tous les azinats le plus apprécié était celui aux choux, mais les autres méritent aussi l' attention. En voici les secrets.
Pour un azinat pour 6 personnes , il vous faudra :
1 gros choux
750 g de pommes de terre fermes
4 morceaux de coustellou salé
2 saucissons de couennes
confit de canard (4 cuisses ou 8 manchons)
4 gousses d'ail
4 carottes
2 gros oignons
1 feuille de laurier
1/2 fond de jambon du pays
1 saucisse de foie sèche (300 g)
poivre
Laver le choux à plusieurs eaux. Le faire blanchir 5 minutes dans de l'eau bouillante.
Préparer un roux avec des carottes et des oignons émincés dans de la graisse de canard. Rajouter le coustellou (lavé et débarrassé de l'excès de sel), les saucissons de couennes, le fond de jambon, la feuille de laurier; couvrir de 2,5 l d'eau, poivrer et porter à ébullition.
Cuire à feu doux durant 2 heures et ajouter alors les pommes de terre, la saucisse de foie coupée en morceaux et saisie à la poêle, le confit dégraissé et poser la rouzole sur le tout. Cuire encore à feu doux durant 1/2 h.
Après cuisson, bien dégraisser et verser le bouillon dans une soupière que vous pouvez servir tel que ou après y avoir fait cuire du vermicelle ou encore en gratinée.
Servir les légumes, la viande et la rouzole dans un grand plat accompagnés ou non de moutarde et de cornichons.
Il n’y a pas d’azinat sans sa rouzolle ! Elle sera faite avec :
500 g de chair à saucisse
4 oeufs
1 verre de lait
2 gousses d'ail
poivre
1 tranche de jambon du pays (épaisse)
ou 2 tranches de ventrèche
150 g de mie de pain rassie
6 à 8 branches de persil
Dans un grand récipient, mettre la chair à saucisse, le jambon ou la ventrèche coupés en dés, les oeufs, l'ail et le persil haché, la mie de pain bien trempée dans le lait et égouttée; bien poivrer sans saler. Mélanger le tout.
Faire chauffer l'huile dans la poêle puis y mettre la farce bien homogène en formant une galette de 3 à 4 cm d'épaisseur à l'aide d'une spatule.
La cuire à feu moyen sur les 2 faces et quand elle est bien cuite et dorée, la mettre dans un plat avant de la poser au final sur l’azinat pour qu’elle s’imprègne de son parfum.
Bon apetit !
Il n’y a pas de cuvée ariégeoise, pour accompagner l’azinat mais un vin rouge corsé Fitou, Corbière, Buzet ou Madiran fera l’affaire.
Et à l’apéro, retrouvez l’HYPOCRAS !
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