La Gazette N°8 Décembre 2006

27 11 2006

Il y avait la veille « Fort Apache » à la télé et le lendemain le paisible chemin d’Arles parcouru par les pèlerins s’est transformé en une chevauchée sauvage dans les canyons de Saint-Jean-de-la-Blaquière à l’assaut de la forteresse du Rocher des Vierges (536m). Quel Dimanche !

         

 

 

RANDO DE DECEMBRE 

Dimanche 17 décembre

Aller/Retour Pont du Gard – Les carrières de Vers
Flânerie dans la garrigue, du POnt du Gard jusqu’à la carrière de calcaire blond où furent débités les blocs de l’ouvrage

5heures+les arrêts   

 

Balade pour tous – Participation 10 euros pour Sourire d'Enfant

                                          

LA VIA DOMITIA
121 avant J.-C, DOMITIUS, général en chef romain, proconsul de la province de la Narbonnaise initie la construction de la via Domitia.

Pendant huit siècles les Romains ont tracés des voies. La via Domitia est une des plus anciennes, elle reliait Rome à Cadix. Domitius entreprit à des fins militaires vers l’Espagne son tracé. Elle deviendra rapidement une voie de communication et de commerce entretenu et borné par les empereurs successifs.
Les bornes – colonnes en pierre monolithe – mesuraient 2 à 4m de haut et étaient implantées tous les milles romains (1,481km). Une trentaine sont encore en place. 
C’est à Beaucaire que la Via Domitia pénétra en Languedoc, elle franchira la frontière et les Pyrénées par deux branches  au col de Banyuls et du Perthus.
De nos jours, tout au long de son parcours l’empreinte romaine est présente.
Le mas des Tourelles, près de Beaucaire, une ancienne villa-romaine, un domaine où l’on cultivait vigne et oliviers.
Nîmes et la porte Auguste de la tour Magne, sous laquelle la Via Domitia entrait dans la cité.  Le Pont du Gard est lié à l’histoire de Nîmes : l’eau arrivait par l’aqueduc au Castellum disiorum. 275m de long, 48m de haut sur le pont, 50km de long pour l’aqueduc entre Uzès et Nîmes.
On peut encore marcher sur ses pavés , comme ici à l’oppidum d’Ambrussum, un ancien relais d’étape. Les Romains en avaient établi tous les 30/36km.
Après Béziers, Ensérune un oppidum avec ses constructions en pierre et ses « dolia », ses remparts aux vingt-quatre tours.
Puis Narbonne, Perpignan d’autres villes sur la Via Domitia, puis Elne et Portus Véneris , le Port-Vendres actuel sur le tracé vers la mer.
L’itinéraire principal empruntait les cols du Perthus et de Panissars et s’engageait vers la station AD SUMMUM PYRENAEUM (sommet des Pyrénées) au sud du col de Panissars près du Perthus et passait entre les deux édifices monumentaux (30 x15 m) du trophée de Pompée à Panissars dont il reste les soubassements. Construit en 71 avant J.-C. par le général Pompée, il commémorait les victoires sur les peuples d’Hispanie, révoltés contre Rome. A Panissars on voit encore la Via Domitia creusée dans la roche et un superbe panorama s’ouvre sur l’Espagne où la Via Augusta prend le relais.
 

 

SOURIRE D’ENFANT

Comme chaque année Marie-Christine Caillot était cet automne à Madagascar.
Je vous transmets son mail adressé à tous :

Chers amis,
 
Voici un voyage très différent des autres voyages pour plusieurs raisons : nous sommes 2 sur le terrain avec ses difficultés et ses joies de partage, les centres que nous aidons tournent à peu près bien , et nous avons pris du bon temps.
 
Nous avons passé 10 jours sur Antsirabé. Brigitte Falip voit la réalité sur le terrain et quoique très touchée, s'adapte parfaitement. Nos petits bouts de choux, tout maigrichons ont su lui dire que c'était un bonheur de l'avoir et d'être un peu plus câlinés…..et il y en a du boulot de câlinage…..beaucoup de touts petits bébés dont les mamans sont mortes en couches.
Nous avons amené la machine BRAILLER, à l'école des aveugles. Ils étaient enchantés et nous avons une belle lettre de remerciement…elle va beaucoup servir.
 
Nous avons été extrêmement touché par ce couple de malgache, Dieudonné et Violette, qui ont décidé de construire une école pour les enfants dont les parents sont sourds-muets (gens qu'ils font travailler car ils sont ferronniers).
Cet été 2006, l'association les a aidé. Nous avons pu constater leur belle réalisation actuellement 2 classes. Nous allons monter un projet pour continuer l'agrandissement de cette école. On vous en parlera.
 
Autre lieu, Mahajenga, côte ouest, 11h de route de Tana. Le centre avance bien. Les sœurs ravies de nous voir. Elles auraient voulu que nous restions davantage. Reste encore beaucoup de choses à faire. cuisine, réfectoire, espace jeux….. avons une liste de projet pour elles…
 
Quant aux 14 enfants des rues que nous parrainons, Nicky, la Présidente et Brigitte de Tana préparent la fête de Noël et cherchent des sponsors…Elles ont été encore sollicitées et parrainent en tout 330 enfants…
 
Voilà nos 4 actions dont nous vous parlerons plus en détails lors de notre réunion du mois de juin sur le Larzac.
Il a fait chaud et nous n'avons pratiquement pas eu  de pluie.

A très bientôt et  tout plein de bisous

Marie-christine


L’HIVER EN MONTAGNE…marchez bien équipé !

Avant d’attaquer les sorties hivernales il est important d’être bien préparé :
L’hiver encore plus que l’été, la marche en montagne n’est pas un exercice facile. Lorsque l’on prépare une randonnée hivernale, il est important de ne rien négliger.. Sortir une ‘’petite laine’’ ne suffit pas.
Revue de détail !

LE SYSTEME 3 COUCHES
Quand on marche en montagne, même par grand froid, on a tendance à transpirer. Alors adoptez le principe des trois couches qui a fait ses preuves. Chaque couche va jouer un rôle précis, en particulier la première.
Couche 1 : elle est en contact de la peau et doit donc la laisser respirer. Pour cela, les matières synthétiques sont les plus efficaces car elles retiennent  la chaleur corporelle et évacuent la transpiration (Carline, Dunova,etc.). Evitez les thermodactyl et les tee-shirts en coton, ils dispersent mal l’humidité. Choisissez donc un sous-vêtement en matière synthétique à manches longues et col zippé pour protéger le cou. Près du corps, respirant, il va conserver la chaleur dégagée par votre corps en évacuant la transpiration vers l’extérieur

Couche 2 : optez pour le chaud, donc enfilez par dessus votre sous-vêtement sans hésitation une polaire. C’est doux au toucher, ça ne gratte pas et ça vous apporte une chaleur stable. Couche 3 : c’est l’indispensable surveste un seul mot d’ordre, imperméabilité. Le gore-tex est la menbrane la plus connue, mais il existe d’autres matières tout aussi efficaces, souvent à moindre coût (sympatex, MP+, …). Imperméable, le vêtement doit aussi être léger, coupe-vent, tout en laissant évacuer la transpiration vers l’extérieur. Couche 4 : pour le très grand froid, une doudoune s’impose,  ou prévoyez d’intercaler un gilet en duvet entre polaire et surveste. 
Les journées d’hiver ne sont cependant pas toutes glaciales. Si les conditions météo sont bonnes vous pourrez opter pour une polaire  coupe-vent, suffisante pour une petite rando. Mais n’oubliez pas de vous couvrir votre effort achevé, afin d’éviter un refroidissement.

Voilà pour le classique, mais lorsque l’on prépare une randonnée hivernale il est important, de ne pas négliger tête, mains et pieds ; c’est par les extrémités du corps que l’on perd le plus de chaleur .

LE BAS DU CORPS
Le bas du corps est traditionnellement protégé par un collant et un surpantalon, isolant de la neige, du froid et du vent. Mais cette configuration est  de plus en plus remplacée par de nouveau matériaux qui combinent chaleur, imperméabilité, respirabilité, élasticité et confort. Produits soft shell, modèles de pantalons à fermetures à zip sur les côtés ou sous les bras, permettant d’évacuer le trop plein de chaleur durant l’effort, tout en protégeant de la pluie.

LES PIEDS AU CHAUD

LES CHAUSSETTES Le synthétique s’avère être le plus confortable. Regardez la composition du tissu (chaud et anti-transpirant, comme pour le haut du corps, respirant pour évacuer la sueur en laissant les pieds au sec et au chaud.) Bannissez le coton, qui mettra vite vos pieds aux prises avec la sueur dégagée pendant  l’effort. De même la soie n’est pas conseillée : c’est un bon isolant thermique, mais une fois mouillé, ça ne sèche pas. Ampoules assurées ! Le must : des chaussettes à microcapsules chauffantes intégrées dans la fibre !

LES CHAUSSURES Ne lésinez pas sur leur qualité. Résistantes, imperméables de type Gore-tex ou Sympatex ou autre Novadry qui ont remplacé petit à petit le tout cuir, légères, confortables et surtout chaudes, pour protéger de la pluie ou de la neige. Prenez votre temps pour les choisir. Les tiges montantes protègent mieux les chevilles en montagne. Si vous voulez transformer vos chaussures en chaussons chauds et confortables, optez pour des semelles d’appoint en matière polaire. C’est l’arme absolue antifroid.

LES INCONTOURNABLES

Une fois parti, difficile de faire marche arrière… Il faut donc penser à tout.

LES GANTS Ils sont indispensables, surtout en cas de forte chute de température. Emportez au moins deux paires, chaudes et confortables, en laine ou en polaire. Et pour encore plus de confort et de chaleur, vous pouvez essayer les chaufferettes ( au poignet, au pied, à la ceinture, elles assurent une température moyenne de 40°C pendant 6h !)

UN BONNET (ou UN BANDEAU)Il protège vos oreilles et évite un coup de froid à la tête, même en moyenne montagne.

LES LUNETTES DE SOLEIL Les lunettes de soleil et la crème solaire indispensables pour se protéger des UV, très agressifs en altitude. Choisissez des verres de protection 3 minimum, à 4 pour les glaciers. Prévoyez aussi un stick pour les lèvres.

UNE LAMPE FRONTALE La nuit arrive tôt en hiver…. Elle pourra vous servir en cas de retour tardif. N’oubliez pas non plus dans votre fond de sac une couverture de survie, une gourdeVoilà pour un petit inventaire pratique pour le Père Noël ! ! !N’oubliez pas enfin d’emporter une dose de bon sens. La marche en montagne ne s’improvise pas, soyez prudent. Vérifiez tout, faites un inventaire complet avant de vous lancer dans une escapade. N’oubliez pas de consulter la métééo : regardez les bulletins de montagne et de risques d’avalanche (par téléphone composez le 3250). Prévenez des gens de votre entourage sur l’itinéraire emprunté. Prévoyez bien le temps de retour si l’itinéraire n’est pas une boucle. Vous devez savoir évaluer vos capacités physiques. Fatigue, stress… Adaptez toujours votre marche à votre forme du moment. La remise en question de vos capacité est toujours bénéfique. N’oubliez que l’hiver , on dépense plus d’énergie.

BONNE MARCHE , cet hiver.Un site intéressant à consulter : www.la-rando.com